Le serpent dans les anciennes traditions religieuses égyptiennes et autres

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Le serpent dans les anciennes traditions religieuses égyptiennes et autres

Source: https://melmothlibros02.blogspot.com/2022/11/el-eje-del-mundo-y-la-serpiente.html

Parmi les artefacts sumériens et akkadiens, nous trouvons des images d’arbres ou de troncs symbolisant l’AXIS MUNDI ou axe du monde. Il s’agit de l’arbre de la sagesse ou de l’arbre de vie, le même que celui que l’on trouve dans la Genèse et dans tant d’autres traditions culturelles. 

Invariablement, aussi, un serpent grimpe ou serpente le long du tronc ou se trouve enroulé à sa base. Parfois, ce serpent est personnifié comme l’archétype d’une déesse, comme dans le conte de Gaileach du cycle arthurien. 

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Dans le mythe grec de la Toison d’or, la toison d’or est suspendue au sommet d’un arbre magique gardé par un dragon ou un serpent. Dans les mythes de ce type, le serpent est le gardien et le protecteur de la sagesse secrète de la vie éternelle. Mais le secret du serpent réside aussi dans le serpent lui-même.

Selon Adolf Erman, les Égyptiens croyaient que « si l’âme venait de Nout ou du Serpent qui gardait le Soleil, les deux devaient l’accueillir comme leur fils. Ils devaient avoir pitié de lui et lui offrir leur sein à téter, afin qu’il vive et redevienne un enfant ».

Ceci est un parfait exemple de la façon dont le dieu ou la déesse serpent était considéré comme un être capable d’insuffler une « nouvelle vie » à quiconque en faisait la demande, tout en indiquant que les anciens Égyptiens connaissaient l’Élixir de vie.

Nous retrouvons une idée similaire dans le mythe d’Osiris, dont on dit qu’il est entré dans la queue d’un énorme serpent, qu’il a percé son corps et qu’il est ressorti de sa bouche comme un être renaissant. La queue du serpent représente la fin de l’ancienne vie et sa tête le début de la nouvelle vie : une image liée à l’Ouroboros (le serpent qui se mange lui-même).

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Le mythe d’Osiris est également lié à celui des « 12 heures de Duat », les 12 heures de la nuit ou du temps nocturne, l' »obscurité » et donc la moitié « négative » du cycle de 24 heures de la journée, pendant laquelle, croyait-on, le soleil traversait le monde souterrain ou Duat.

Une autre figure importante du panthéon égyptien est la déesse Isis (*). On disait que des serpents sacrés dotés de pouvoirs oraculaires vivaient dans ses temples et que d’énormes catastrophes se déchaîneraient sur l’Égypte si jamais les serpents décidaient de la quitter. 

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Isis tirait son pouvoir du venin des serpents et des scorpions. Il existe un texte dans lequel on la voit poser ses mains sur un enfant empoisonné et extraire le poison.

Il existe de nombreux textes dans lesquels Isis est vue comme Isis-Meri, allaitant l’enfant Horus, dans une image très similaire à celles de Marie et de l’enfant Jésus, ce qui renvoie aux origines symboliques de Jésus en tant que serpent.

Il ne faut pas oublier que l’axis mundi était symbolisé par le Caducée (**). Dans l’Égypte ancienne, la santé était immédiatement associée au serpent, comme en témoigne la couronne formée par l’Aspic ou Thermutis sacré, un attribut particulier d’Isis, déesse de la vie et de la santé. Selon Hargrave, auteur d’OPHIOLATREIA, « il était sans doute destiné à symboliser la vie éternelle ».

Isis aussi, le serpent « Reine du Ciel », tel un chien ou un loup, guidait les âmes à travers les « tours d’Amenti » ou « séjours d’Amenti », autre nom du labyrinthe des Enfers. Il s’agit d’une autre image du serpent en tant que gardien ou protecteur du trésor secret de la connaissance.

Isis et Nephitis, divinités respectives des opposés de la vie et de la mort, sont devenues le double serpent : une association qui rappelle les énergies serpentines Pingala et Ida associées à l’expérience d’illumination du Kundalini Yoga. L’ascension de ces deux serpents dans et autour des CHAKRAS alignés avec la colonne vertébrale humaine est un écho de la légende égyptienne dans laquelle la « mère serpent » tisse le fil rouge de la vie avec le fil noir et blanc du jour et de la nuit, dont le résultat est l’immortalité. (***)

Philip Gardiner – Gary Osborn : LE GRAAL ET LE SERPENT.

Notes:

(*) Puissante magicienne, épouse d’Osiris (le dieu des morts) et mère d’Horus. Grâce à ses connaissances magiques, elle a réussi à ressusciter Osiris et à protéger son fils du dieu Seth, qui avait assassiné et démembré son mari.

(**) Le caducée est un bâton muni d’ailes à l’une de ses extrémités, entouré de deux serpents ou couleuvres entrelacés ensemble. Aujourd’hui, il est le symbole de la médecine et du commerce. Le dieu romain Mercure portait un caducée comme symbole de paix et de richesse.

(***) Le rouge, le blanc et le noir sont les trois couleurs symboliques de l’alchimie.

http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2022/12/10/le-serpent-dans-les-anciennes-traditions-religieuses-egyptiennes-et-autres.html

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