Baby-foot, alcool, le délire culturel de la start-up. Adhérer aux valeurs « »fun & pro » de l’entreprise ».

Picoler le soir avec les collègues et boire comme des trous pour avoir l’air « cool » en jouant au baby-foot au lieu de travailler, et en prenant l’air doctement très occupé, voilà le quotidien dans les sociétés actuelles encore plus celles qui sont un peu « start-up ». Le seul qui comprenne le délire actuel c’est Elon Musk qui a viré l’essentiel des joueurs alcooliques de l’équipe de baby-foot de Twitter, et vous savez quoi ?

Twitter continue de fonctionner !

C’est dire la confusion qui règne dans les esprits.

Tenez, ce fait divers judiciaire illustre parfaitement ce que je veux vous dire.

« La Cour de cassation vient d’annuler en partie un licenciement suite au « comportement critique du salarié et son refus d’accepter la politique de l’entreprise basée sur l’incitation à divers excès » comme une alcoolisation excessive lors des pots de fin de semaine.
Un salarié qui ne participe pas à tous les apéros organisés par son employeur ou qui critique l’alcoolisation excessive des équipes lors de ces « moments de convivialité », ne peut être licencié pour cela ».

Accrochez-vous la dictature du « cool » atteint des sommets de crétinerie !

« Petit rappel des faits. Le salarié en question a été engagé en 2011 par la société Cubik Partners, en qualité de consultant senior, puis promu directeur en 2014. Il est licencié un an plus tard pour « insuffisance professionnelle » et notamment son refus d’adhérer à la valeur «  »fun & pro » de l’entreprise ».

Dans cet arrêt, les magistrats ont en effet considéré « que le licenciement (est) intervenu en raison de l’exercice par le salarié de sa liberté d’expression ; que la cour d’appel a constaté qu’il ne pouvait être reproché à Mr T. son absence d’intégration de la valeur « fun & pro » de l’entreprise ».

Cette valeur, se traduisait selon la Cour « par la nécessaire participation aux séminaires et aux pots de fin de semaine générant fréquemment une alcoolisation excessive encouragée par les associés qui mettaient à disposition de très grandes quantités d’alcool, et par des pratiques prônées par les associés liant promiscuité, brimades et incitation à divers excès et dérapages ».

Et oui, quand on est trop « start-up » on devient trop « fun & pro » pro… alcool bien évidemment. Et quand on picole trop, le comportement devient souvent outrancier et cela n’a pas sa place en entreprise, mais nous sommes dans des temps de grandes confusions qui génèrent d’immenses souffrances mentales et morales.

La seule manière de se protéger de tout cela c’est de vivre, d’une certaine manière en marge ou en retrait de cette société malade.

C’est exactement ce que je fais, et du haut de mon grenier normand, dans le calme de ma campagne et la douceur du feu de cheminée qui crépite, des poules qui caquètent et du chat qui ronronne, je contemple, le naufrage de ce monde et la folie qui s’étend, jour après jour.

Prenez soin de vous.

Protégez-vous.

Protégez-votre âme.

Charles SANNAT

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur http://www.insolentiae.com. »

Source BFMTV.com ici

https://insolentiae.com/baby-foot-alcool-le-delire-culturel-de-la-start-up-adherer-aux-valeurs-fun-pro-de-lentreprise/

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