La menace islamiste n’est pas prise au sérieux

La menace islamiste n’est pas prise au sérieux

L’ancienne principale du collège de Conflans-Sainte-Honorine, où enseignant Samuel Paty, décapité par un musulman, retrace les multiples alertes qu’elle a lancées dans les jours qui ont précédé l’attentat du 16 octobre 2020.

Le 7 octobre, elle alerte le renseignement territorial. Le lendemain, Brahim Chnina, le père de Z., vient devant le collège avec Abdelhakim Sefrioui, qui se présente comme « le représentant des imams de France ».

« En entrant dans mon bureau, M. Sefrioui me dit que s’ils avaient été juifs, on ne les aurait pas laissés attendre dans le froid ». « Ce sont des gens agressifs dans leurs propos. (…) Ils attaquent tout de suite sur ce qu’il s’est passé avec M. Paty. Ils le traitent de voyou à plusieurs reprises. (…) Je sentais le collège menacé et je me sentais en première ligne. »

Dès la fin du rendez-vous, elle fait remonter l’information au « directeur académique adjoint via son portable ». Elle lance aussi un signalement « Fait établissement », un dispositif rare qui permet aux chefs d’établissement de faire remonter au ministère des faits graves portant atteinte aux valeurs de la République.

« J’ai aussi prévenu le référent police au commissariat de Conflans pour demander une sécurisation du collège ».

Le 9 octobre, une réunion avec des parents d’élèves est encadrée par les forces de l’ordre :

« J’ai au moins un policier en tenue qui est entré dans le hall. »

Le lundi, la pression ne retombe pas. Le collège a reçu

« un message audio de la part d’une personne de Montpellier qui dit que, si l’on ne fait pas quelque chose avec notre Paty, ils vont monter s’occuper de nous. Il dit qu’il va en prendre plein la gueule et le collège aussi, en nous traitant de racistes. »

À cet instant, la principale découvre des enseignants en larmes dans la salle des profs. Certains veulent exercer leur droit de retrait. Après une assemblée générale, le professeur et la principale déposent plainte le mardi. La seule mesure du commissariat local sera de dire à Samuel Paty « de prendre son véhicule personnel pour se rendre au collège ». Le vendredi qui suit cette plainte, Samuel Paty est assassiné par Abdoullakh Anzorov.

https://www.lesalonbeige.fr/la-menace-islamiste-nest-pas-prise-au-serieux/

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