Qui sont les premiers responsables de la chienlit qui se développe dans les lycées ?

Ces dernières semaines, les troubles et les violences se multiplient dans les établissements scolaires. En cette journée du 13 octobre, plusieurs lycées sont bloqués, dont le lycée Lamartine, en plein centre de Paris : le contenu du tract distribué à cette occasion révèle les influences exercées sur les élèves. Mais au-delà de ces influences, c’est la responsabilité même de nos gouvernants qui est en cause.

Les motifs invoqués dans ce tract sont variés et disparates : il faut ratisser large ! Les « lycéen.es révolté.es » revendiquent à la fois « la fin de Parcoursup »« de meilleurs moyens dans l’Éducation nationale et une école 100 % gratuite »« un avenir climatique viable »« l’augmentation générale des salaires et en particulier ceux des profs »« contre la réforme des retraites ». Passons sur l’emploi de l’écriture inclusive, qui en dit déjà long sur les inspirateurs de ce texte indigent.

Le reste est du même acabit : « Le peuple, les travailleur.es, les professeur.es, les lycéen.nes… nous souffrons tous-tes. » Solidarité avec le lycée Joliot-Curie de Nanterre où un enseignant a été muté « au seul motif de son engagement syndical » ! Tout est bon pour faire monter la pression : Parcoursup, qui a sans doute bien des défauts, est accusé d’être un système « élitiste » et « injuste » ; à propos de la grève dans les raffineries, on dénonce « la manière forte » du pouvoir (tu parles !), qui porte atteinte au droit de grève par la « réquisition », etc.

Il faudrait être bien naïf pour ne pas voir dans ce salmigondis verbal l’inspiration de l’extrême gauche, dont la qualité a plutôt régressé depuis 1968, où elle était plus imaginative. Une petite minorité de lycéens politisés cherche à semer la pagaille, empêchant la majorité des élèves et leurs professeurs de travailler. Il suffisait d’entendre les lycéens interrogés dans la rue, ce mardi matin, par Jean-Marc Morandini pour reconnaître les poncifs de ces révolutionnaires de pacotille qui s’embourgeoiseront dans quelques années.

À cette offensive s’ajoute une offensive islamiste, dont ces apprentis révolutionnaires sont les complices objectifs. Le ministre  se félicite d’avoir instauré un relevé mensuel de ce qu’il appelle pudiquement les « atteintes à la laïcité ». Il se décharge du problème en demandant aux chefs d’établissement de « regarder précisément les signes ostensibles » chez leurs élèves et de faire appliquer strictement la loi de 2004 sur les signes religieux. À quoi leur syndicat majoritaire répond, à juste titre, qu’ils «[refusent] que la République délègue aux chefs d’établissement cette responsabilité », que « c’est à l’État de dire la loi » et que « les personnels de direction n’ont pas à choisir ou à l’interpréter ».

 est comme un poisson dans l’eau dans ce  prodigue en paroles mais avare en actes, qui tourne en rond et manifeste, quoi qu’en pense Bruno Le Maire, une certaine lâcheté. Plus que les lycéens qui, pour des motifs politiques ou religieux, font de la provocation pour semer le trouble dans les établissements scolaires, plus que l’extrême gauche qui, selon son habitude, joue son rôle d’agitatrice, c’est la faiblesse et l’impéritie de  et de son  qu’il faut dénoncer. Ils sont les premiers responsables de la chienlit qui monte en France !

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