Face à la dictature woke

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Ce 16 octobre en Ile-de-France votre chroniqueur était invité à un débat sur le thème du « wokisme ». Voici les notes dont il s’est servi pour son intervention.

Étant probablement le plus ancien militant appelé à s’exprimer à ce soir, je salue donc et je remercie les organisateurs et les jeunes participants, – c’est à eux que je m’adresse plus particulièrement – de me donner ici la parole. Non pour occuper trop longtemps ce micro et cette tribune mais pour saluer un phénomène qui devrait nous conforter, celui de la montée en puissance et en maturité dans ce pays, dans notre Europe, non le wokisme mais le refus de cette imposture et de sa dictature.

I. Comment d’abord ne pas se réjouir en passant le relais à des militants plus jeunes de voir combien cette génération relève la tête après 50 ans de monopole idéologique et médiatique, de persécution, en même temps de destructions commises par les soixante-huitards.

Ce 7 avril des milliers de jeunes Français applaudissaient Éric Zemmour au Palais des Sports.

Depuis des mois un nombre grandissant de nos compatriotes se reconnaît aussi dans le constat du grand remplacement et les écrits politiquement incorrects de Renaud Camus.

Avec cet institut Iliade qui ose, lui aussi, refuser le Grand Remplacement et appeler à la défense de notre civilisation vous étiez donc des centaines à Paris le 2 avril à vous fixer pour objectif culturel la restauration du politique, de l’identité, de la souveraineté et du sacré.

Et aujourd’hui, 17 octobre à Rungis nous devons tous manifester notre sympathie et notre soutien aux 23 accusés du procès qui se déroule depuis le 10 octobre à Marseille. En vain en 2018, une pétition en leur faveur avait recueilli la signature de 56 intellectuels. Les lanceurs d’alerte des identitaires sont poursuivis pour des actions spectaculaires certes mais avant tout non-violentes. Ces poursuites doivent cesser.

Unissons-nous, par conséquent, ne nous laissons broyer, ni par les scores décevants de tel ou tel soir d’élection, ni par les calculs sordides des états-majors du système qui chercheront toujours à nous manipuler.

Des replis vous en connaîtrez d’autres l’important est de savoir se relever. La cause de notre liberté ira de défaite en défaite jusqu’à la victoire finale

II. Face à l’idéologie dictatoriale du wokisme, je revendique le droit du vieux militant que je suis, de rester debout.

Face à l’inversion woke, c’est-à-dire face à « l’indigénisme mensonger » de ceux auxquels précisément, si le mot indigène a un sens, il ne s’applique pas, nous devons par conséquent protester.

L’idéologie que l’on appelle aujourd’hui « woke », qui ne forme qu’une des composantes de la vague de destruction de nos cultures, peut et doit être envisagée en tant que phénomène mondial

Dans ma chronique de l’Insolent du 23 septembre, je souligne ce fait que l’immigrationnisme peut et doit être considéré comme une arme de guerre, et que comme, toutes les armes celle-ci peut être utilisée par diverses puissances.

Or, elle est utilisée encore et toujours contre l’Europe.

Car le wokisme, – et là aussi on doit toujours se méfier des mots qui ne figurent pas dans le dictionnaire, des néologismes, des anglicismes et des barbarismes, – ce mot, ou plutôt le nuage de ce qu’il recouvre, doit s’apprécier dans une perspective internationale.

Un livre récent du socialiste allemand Thilo Sarrazin, désormais exclu de son parti, nous éclaire ainsi sur la fonction du phénomène. Il s’intitule « Wir schaffen das », en référence à la fameuse et funeste exclamation de Mme Merkel en 2015 à propos de la vague de réfugiés. « Nous parviendrons » à les intégrer, affirmait-elle et imposa-t-elle pratiquement au reste de l’Union européenne.

Or, à la suite de ce virage, le champ des libertés s’est rétréci, en Allemagne encore plus qu’ailleurs constate Sarrazin, Et il appelle cela la « terreur de la vertu », règne de l’intolérance, sans distance, ni réflexion critique, ni débat. Le livre n’ayant pas encore été traduit en français je vous renvoie à ce sujet à la dernière livraison de l’excellente revue Conflits.

Car, nous en sommes parvenus aussi à un point, que dénonce désormais la ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock. Elle s’exprimait ce 15 octobre dans le cadre de la convention nationale du parti écologiste des Grünen à Bonn, c’est-à-dire dans ce que notre continent compte de plus politiquement correct, et ce point me semble essentiel à rappeler.

Elle nomme aujourd’hui la Serbie qu’elle accuse d’activer la fameuse route immigrationniste des Balkans au profit des migrants, faux réfugiés, turcs, indiens, tunisiens, cubains et burundais, car ils n’ont pas besoin de visa. Évidemment, dans le contexte actuel, elle soupçonne en arrière-fond le Kremlin de se servir de cette arme indirecte dans la guerre hybride.

Cette prise de position du 15 octobre donne raison à notre chronique du 23 septembre : cela veut bien dire que ces flux de migrants accueillis comme autant de réfugiés sont des armes de guerre. Or, cette guerre hybride elle n’est pas seulement utilisée par la Biélorussie ou la Serbie, contre l’Europe du nord ; elle est aussi très puissamment mise en œuvre, contre l’Europe du sud, par la Turquie d’Erdogan, par la Libye gouvernée à Tripoli par ses satellites affiliés aux frères musulmans ou même par le Maroc.

III. En Chine où s’ouvre aujourd’hui le XXe Congrès du parti communiste, sous le signe d’un autoritarisme renforcé, parti unique, dirigé par un secrétaire général tout-puissant, pas de besoin de woke : la pensée unique de Xi Jinping y prend depuis 2012 la suite de la pensée unique de l’époque Mao Tsé-toung. Quant aux Africains un Chinois me le rappelait clairement : « ce n’est pas que nous les méprisons, nous les apprécions à leur juste valeur ». Car le slogan nord-américain « Black lives matters » reste intraduisible à Pékin, dans la langue des « han » c’est-à-dire des « vrais Chinois ». Ils ne l’appliquent non plus ni aux Ouïgours ni aux Tibétains.

Le wokisme est donc une maladie spécifique de l’occident qui tend à se détruire lui-même, sous l’influence systématique de ce que j’appellerai le syndicat des destructeurs.

Dans les différents pays occidentaux, elle fonctionne de façon convergente, certes, mais sur des bases elles-mêmes différentes.

Dans les pays anglo-saxons, en Grande-Bretagne comme aux États-Unis il est à peu près impossible juridiquement, constitutionnellement de réprimer des opinions. Quand on y sanctionne des articles de journaux ce n’est pas sur la base d’une loi Pleven, votée en 1972 par on ne sait trop qui, ce n’est pas à une XVIIe chambre correctionnelle du tribunal de Paris. C’est sans doute à une persécution sociale mais non à une répression programmée à sens unique par la loi, que s’exposent les non-conformistes américains ou britanniques.

Dans d’autres pays européens, c’est franchement le gouvernement qui prend en main la lutte contre l’immigration massive et incontrôlée. Pas seulement en Italie ou en Suède, pas seulement en Pologne mais dans pratiquement tous les pays frontaliers, de la Grèce à la Lituanie ou au Danemark où depuis juin 2021 ce sont les socialistes qui développent une politique de fermeté.

IV. En France au contraire nous cochons toutes les cases de l’immigrationnisme. Répression d’un côté, laxisme de l’autre.

La répression antinationaliste a une longue histoire, elle a certes commencé sous la troisième république. Rappelons ainsi la dissolution des ligues en 1936, puis l’épuration de 1944, des dizaines de milliers de morts, des centaines de milliers de personnes inquiétées ou emprisonnées sous la pression du parti communiste. Mais il se trouve que la quatrième république avait procédé en 1951 à une très large amnistie. Et ce point est largement occulté. C’était la guerre, une guerre pas du tout froide, en Indochine et en Corée contre la Chine communiste et l’URSS.

Or, en 1959, année du gouvernement Debré, la persécution reprend sur des bases renouvelées, car la cinquième république s’emploiera bientôt à développer l’immigration. Et si vous consultez les archives du quotidien Le Monde de l’année 1959 vous découvrirez que « le premier procès raciste en France » a été celui intenté à Dominique Venner sur la base d’une provocation grossière et extravagante. Son défenseur Tixier-Vignancour pouvait alors relever : « le racisme en France » cela n’existe pas.

Depuis, la répression a fait du chemin, et la législation s’est perfectionnée. Elle intègre la recherche des intentions supposées « racistes », sur la base d’une rhétorique couramment reprise dans les tribunaux : « le racisme anti blanc cela n’existe pas ». Dites-le donc à vos petits-enfants, quand ils se trouvent persécutés, parce qu’Européens, dans les fameux territoires perdus par la faute de la république.

V. Je revendique donc ici le droit à la liberté d’expression.

Je revendique ici le droit de faire applaudir le nom de Maurice Bardèche l’un des plus grands écrivains français du XXe siècle qui fut comme avant lui Maurras l’avait été, emprisonné pour ses écrits.

Je revendique ici le droit de citer Kazantzakis pour qui la colonisation fut « la grande aventure de la race blanche ».

Oui cette avancée de la civilisation a représenté une formidable aventure. Elle appartient à l’histoire, à un passé dont nous ne devons pas rougir, ou pour être plus précis dont nous devons désapprendre à nous repentir systématiquement.

Il faut restituer la vérité historique.

L’esclavage et la traite négrière ont été d’abord des activités, des institutions caractéristiques de l’islamisme.

Puis le fait qu’un affairisme spéculateur sans scrupule ait transféré ces Africains que leurs chefs vendaient, dans les plantations de canne à sucre, nous n’y sommes véritablement pour rien. Nous avons d’ailleurs en France à l’époque du blocus continental remplacé le sucre de canne par la culture de la betterave…

La colonisation, l’empire français j’ai ici le droit de vous le rappeler, ce furent d’abord la libération des esclaves noirs, ce furent autant de pays jusque-là largement analphabètes où l’on a scolarisé les enfants, des pays frappés par toutes les maladies, où il fut apporté la médecine. Je ne rougis pas des créateurs français et européens de la médecine de brousse : n’oublions pas qu’à l’heure actuelle encore certains pays africains en sont réduits, s’agissant des maladies tropicales, à devoir combattre encore l’activité néfaste des sorciers prétendument guérisseurs.

Peut-être pensera-t-on que nous avons en trop fait, mais qui oserait reprocher à l’empire français d’hier d’avoir sauvé et même ainsi consolidé la démographie africaine d’aujourd’hui ?

Ma réponse est non, soyons fiers de notre histoire, soyons fiers de l’œuvre civilisatrice de nos aïeux, et disons le mot de Cambronne aux partisans du wokisme.

JG Malliarakis 

https://www.insolent.fr/2022/10/face-a-la-dictature-woke.html

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