La dette des Etats-Unis – les chiffres (terrifiants) au 17 août 2022 – par Dominique Delawarde

Le 6 juin 2019, j’écrivais à mes amis un billet pour leur expliquer l’état de la  dette US. En plus de trois années, la situation de cette dette US s’est considérablement détériorée avec la crise sanitaire et les 5 premiers mois de la guerre en Ukraine.

Souvent surpris des propos très approximatifs de mes interlocuteurs lorsqu’on évoque la dette états-unienne et les principaux créanciers des USA, je vais donc tenter de refaire un point sur la question dans les lignes qui suivent.

Suivez l’augmentation de la dette américaine en direct sur US Debt Clock.org ! 

La dette US totale comprend : les dettes des ménages, des entreprises, des 50 États de l’union, des institutions locales, des institutions financières et enfin la dette fédérale.

 Au 17 août 2022 cette dette totale US se monte à 92 097 milliards de dollars soit 370% du PIB US, 96% du PIB mondial, 33 fois le PIB français……  Elle a donc augmenté de 18 000 milliards de dollars en 3 ans (depuis mon dernier point de situation de 2019), soit 6 000 milliards de dollars par an ….

 Sur ce montant considérable, la dette fédérale, celle de l’État US, dont on parle le plus souvent en géopolitique, n’est que de 30 654 milliards de dollars, soit 123,5% du PIB US, le 17 août 2022. Elle n’était que de 22 356 milliards de dollars (105,5% du PIB) en juin 2019.

Elle continue de croître au rythme de 7 milliards de dollars par jour (moyenne sur les 3 dernières années)

Cette dette fédérale est, pour 75,8%, détenue par les Américains eux mêmes (fonds de pensions, épargne des citoyens, compagnies d’assurance, institutions financières privées ou étatiques).

Les États étrangers ne détiennent que 7 430 milliards de dollars de dettes fédérales états-uniennes au 30 juin 2022 (dernier chiffre connu) soit 24,2% de la dette fédérale US. Cette proportion de la dette US détenue par l’étranger est désormais en forte baisse, probablement en raison d’un manque de confiance dans la solvabilité du pays débiteur (les USA) et par crainte de nombreux pays de se faire geler leurs avoirs en cas de sanctions unilatérales US. C’est à la fois peu et beaucoup, notamment en cas de crise économique mondiale résultant d’une faillite US.

Lire la suite sur Le Courrier des Stratèges

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