TotalEnergies, Shell, BP… Les bénéfices des géants pétroliers atteignent des sommets pharaonique

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Les prix des hydrocarbures, qui flambent depuis l’invasion russe de l’Ukraine, ont propulsé les bénéfices des géants pétroliers ces derniers mois.

Des résultats considérables. Portés par la flambée des cours des hydrocarbures enclenchée dans la deuxième moitié de 2021 et accentuée depuis le début de la guerre en Ukraine, les bénéfices des groupes pétroliers ont atteint des niveaux records ces derniers mois.

Ce graphique montre l’évolution des bénéfices d’une sélection de compagnies pétrolières & gazières entre 2021 et 2022. / Source : Statista

Le français TotalEnergies double son bénéfice net sur un an

Au deuxième trimestre, TotalEnergies a vu son bénéfice net plus que doubler sur un an, pour s’établir à 5,7 milliards de dollars, après 4,9 milliards au premier trimestre et 16 milliards sur l’ensemble de l’année 2021. Un record !

Le bénéfice de géant français au deuxième trimestre a été réalisé en dépit d’une nouvelle provision de 3,5 milliards de dollars liée à l’impact potentiel des sanctions internationales sur la valeur de sa participation dans le groupe russe Novatek.

 Des bénéfices record pour les Britanniques Shell et BP

De son côté, le britannique Shell a publié jeudi un énorme bénéfice net de 18 milliards de dollars au deuxième trimestre. Le pétrolier avait déjà dévoilé un bénéfice record au premier trimestre, à 7,1 milliards de dollars, en dépit d’une lourde charge liée au retrait progressif de ses activités de pétrole et gaz en Russie.

L’autre géant des hydrocarbures britannique est la dernière major pétrolière en date à avoir dévoilé un bénéfice record. Le bénéfice net part du groupe a ainsi été multiplié par trois sur un an au deuxième trimestre, à 9,26 milliards d’euros. En revanche sur le premier semestre, BP affiche une perte nette de 11,13 milliards de dollars, le groupe ayant passé pour les trois premiers mois de l’année une charge après-impôts de 24,4 milliards de dollars à la suite de sa sortie du russe Rosneft dans la foulée de l’invasion russe de l’Ukraine.

Les américains ExxonMobil et Chevron ont gagné près de 30 milliards de dollars

Les géants américains des hydrocarbures ExxonMobil et Chevron, dans le collimateur de l’administration Biden qui leur reproche de ne pas faire suffisamment d’efforts pour limiter la flambée des prix à la pompe, ont eux aussi dégagé des profits record au deuxième trimestre.

Avec la montée des cours du brut à plus de 100 dollars dans le sillage de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, et les juteuses marges dégagées par les raffineries, ExxonMobil a gagné sur la période 17,9 milliards de dollars et Chevron 11,6 milliards de dollars.

Les deux groupes vont profiter de cette manne financière pour réduire leur niveau d’endettement, et gâter leurs actionnaires : ExxonMobil leur a versé 7,6 milliards de dollars au total sur le trimestre tandis que Chevron a augmenté, de 10 à 15 milliards de dollars, la fourchette haute de son programme de rachat d’actions pour l’année.

Le norvégien Equinor empoche près de 7 milliards de dollars au 2e trimestre

Le géant norvégien de l’énergie Equinor a publié des résultats trimestriels en très forte hausse, également dopés par l’envolée du cours des hydrocarbures, en particulier du gaz naturel.

Au deuxième trimestre, son bénéfice net a frôlé 6,8 milliards de dollars contre 1,9 milliard de dollars à la même période de 2021.

« L’invasion de l’Ukraine par la Russie a influé sur des marchés énergétiques déjà sous tension et créé une crise de l’énergie marquée par des prix élevés, ce qui affecte les gens et tous les secteurs de la société », a noté le directeur général d’Equinor, Anders Opedal, dans un communiqué.

Equinor a aussi tiré parti du renchérissement du pétrole en empochant en moyenne près de 107 dollars par baril vendu, soit une augmentation de 68% sur un an.

L’espagnol Repsol enregistre une hausse de 165% de son résultat net

Le groupe pétrolier espagnol Repsol a dévoilé un bénéfice en forte hausse au premier semestre grâce au prix élevé du pétrole dû à la guerre en Ukraine et au redémarrage de l’économie après la pandémie de Covid-19. Le résultat net du géant espagnol a atteint sur cette période 2,54 milliards d’euros, soit une hausse de 165% par rapport au chiffre des six premiers mois de 2021 (959 millions).

Ce bénéfice est en outre supérieur aux prévisions des analystes interrogés par le fournisseur d’informations financières Factset, qui tablaient en moyenne sur 1,93 milliard d’euros de profits. Les bons résultats du premier semestre, qui s’ajoutent à une année 2021 solide (2,5 milliards de profits), permettent de « compenser partiellement les pertes enregistrées en 2019 et 2020 » (7,1 milliards au total), dues notamment à « la pandémie » », souligne Repsol.

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