Ukraine. Mines, missiles, crimes de guerre et avertissement à Zelensky

 

Par Moon of Alabama – Le 2 août 2022

La Russie poursuit son opération militaire spéciale en Ukraine de manière relativement lente.

Ses militaires sont chargés de la « démilitarisation » et de la « dénazification » de l’Ukraine. Cette tâche ne nécessite pas de grands mouvements de la ligne de front car le gouvernement ukrainien continue d’envoyer des troupes fraîches et des unités nazies vers les lignes russes. Là, les Russes les massacrent immanquablement, sans avoir trop de victimes dans leur propre camp.

Le gouvernement ukrainien et son armée continuent de commettre des crimes de guerre.

Depuis quelques jours, l’Ukraine tire des missiles contenant des milliers de mines anti-personnelles sur la ville de Donetsk et d’autres centres de population, à l’est du pays. Ces mines ne sont pas assez puissantes pour tuer mais sont conçues pour mutiler toute personne qui marche dessus ou tente de les ramasser.

Elles sont de couleur verte et brune, de sorte qu’on les voit à peine lorsqu’elles sont posées dans l’herbe ou sur un terrain accidenté. Les Russes avaient autrefois des mines similaires, mais elles se désactivaient après 24 heures. Ce n’est pas le cas des mines ukrainiennes. Elles seront encore dangereuses dans plusieurs mois. La Russie a envoyé des centaines de soldats pour aider au déminage.

Le 29 juillet, deux missiles HIMARS ont été tirés sur un camp de prisonniers à Olenivka (également écrit Elenovka), à quelque 30 kilomètres au sud de la ville de Donetsk. Ils ont frappé des baraquements qui abritaient les combattants nazis d’Azov, ceux qui avaient été capturés à Marioupol. Cinquante d’entre eux sont morts et quelque 70 ont été blessés dans cette attaque de missiles. L’Ukraine a nié avoir lancé les missiles et a accusé les Russes de tuer délibérément les prisonniers.

Cependant, la Russie n’aurait pas besoin de tirer des missiles ou de bombarder des casernes pour tuer les prisonniers qu’elle détient déjà. Elle peut simplement les faire sortir de leurs baraquements et les pendre ou les abattre. Elle ne blesserait pas non plus 70 personnes dont elle doit en plus désormais s’occuper .

Via le magazine Politico, les officiels américains couvrent l’Ukraine :

Les États-Unis estiment que les lance-roquettes de fabrication américaine n’ont pas été utilisés lors de la frappe sur des prisons en Ukraine

Les États-Unis ont estimé que l’Ukraine n’a pas attaqué une prison dans la région de Donetsk, dans l’est du pays occupé par la Russie, avec des lance-roquettes de fabrication américaine la semaine dernière, contredisant ainsi directement les affirmations de la Russie, selon deux responsables américains. …

Cependant, aucune trace des armes fournies par les États-Unis n’a été trouvée sur le site, selon deux responsables américains ayant connaissance de l’évaluation, qui ont parlé sous couvert d’anonymat pour discuter d’un sujet sensible.

« Nous savons que l’Ukraine n’a pas attaqué le site avec des HIMARS parce que le site ne présente pas d’indices montrant qu’il aurait été frappé avec des HIMARS« , a déclaré l’un des responsables.

L’un des responsables n’a pas voulu dire que l’Ukraine n’était pas responsable de l’attaque, mais l’autre a déclaré que les preuves montraient que l’attaque n’avait pas été menée par Kiev. Les photos satellite du site publiées par Maxar Technologies, le 30 juillet, semblent montrer que seuls la section du centre de détention abritant les prisonniers ukrainiens a été endommagée, sans dommages collatéraux aux bâtiments environnants.

Les têtes des missiles HIMARS de plus courte portée ont des ogives de 91 kilogrammes (200 livres). Il s’agit d’une quantité relativement faible d’explosifs. Les frappes des HIMARS sont précises et ne créent pas de dommages collatéraux à grande échelle. C’est là tout l’intérêt.

L’affirmation selon laquelle « aucune trace des armes fournies par les États-Unis n’a été trouvée sur le site » est également fausse.

 Plusieurs équipes de télévision ont visité le site et filmé les débris collectés le jour même de l’incident, aux premières heures du matin. Le diamètre des pièces de moteur de fusée correspond à celui des missiles HIMARS. D’autres débris filmés montrent des fragments typiques de l’extrémité des missiles HIMARS.

C’est l’Ukraine, c’est à dire ses douteux dirigeants, qui avaient intérêt à tuer les prisonniers d’Azov. Ces derniers avaient commencé à parler avec les enquêteurs russes et révélaient des crimes de guerre dont les dirigeants ukrainiens sont directement responsables.

Le 28 juillet, les Russes ont publié la vidéo d’une interview d’un soldat nazi du bataillon Azov, Dmytro Kozatsky, surnommé Orest, qui accusait directement le conseiller de Zelenski, Arestovich, d’avoir ordonné le meurtre de soldats russes qui avaient été faits prisonniers.

Kozatsky s’occupait des relations publiques de son unité dans le bataillon Azov. Selon Kozatsky, avant même le début de la guerre, Arestovich préparait une campagne d’information avec des vidéos chocs censées montrer la torture et le meurtre de soldats russes faits prisonniers. Kozatsky a reçu un tel ordre et l’a transmis. Il a par la suite constaté que de telles vidéos chocs avaient effectivement été réalisées et publiées sur les médias sociaux.

Cette déclaration de témoin est suffisante pour mettre Arestovich en prison pour une très longue période. Il a répondu à cela en envoyant des missiles HIMARS pour tuer les prisonniers qui parlaient aux Russes et l’accusaient.

La publication de vidéos montrant la torture et le meurtre de prisonniers russes était censée dissuader les soldats russes de continuer à se battre pendant la guerre. Cette tactique a également été utilisée dans les années 1940 par les collaborateurs nazis ukrainiens de l’OUN. Elle a eu l’effet inverse de ce qu’elle était censée faire. Les Russes furent enragés par ces films et ces photographies et se sont battus encore plus durement.

Aujourd’hui, le ministère russe de la défense a accusé Washington d’être derrière ces attaques de missiles :

Le ministère russe de la défense a enregistré et prend en compte pour l’avenir un aveu officiel du général Skibitsky, chef adjoint de la direction principale du renseignement du ministère de la défense de l’Ukraine, selon lequel Washington coordonne directement chaque cible pour Kiev avant les tirs de MLRS HIMARS de fabrication américaine.

S’adressant aux journalistes britanniques du Telegraph, Skibitsky a admis qu’ »avant les lancements de roquettes, il y a des consultations entre les responsables du renseignement des deux pays, qui permettent à Washington d’arrêter toute attaque potentielle s’ils ne sont pas satisfaits de la cible visée« .

Tout cela prouve indéniablement que Washington, contrairement aux affirmations de la Maison Blanche et du Pentagone, est directement impliqué dans le conflit en Ukraine.

C’est l’administration Biden qui est directement responsable de toutes les attaques à la roquette approuvées par Kiev contre des zones résidentielles et des infrastructures civiles dans les zones peuplées du Donbass et d’autres régions, qui ont entraîné la mort massive de civils.

Personne d’autre en Ukraine ou dans le monde ne devrait douter que les tirs de roquettes HIMARS sur Novaya Kakhovka, le 12 juillet, sur Stakhanov, le 17 juillet, sur Krasniy Luch, le 24 juillet, des dizaines de frappes sur Donetsk et, bien sûr, la frappe du 29 juillet sur le centre de détention d’Elenovka, qui a tué 50 et blessé 73 prisonniers de guerre ukrainiens, ont été planifiées par le régime de Zelensky et approuvées par Washington.

La responsabilité politique, criminelle et morale du massacre d’Elenovka et d’autres crimes de guerre en Ukraine, incombe directement à l’administration Biden autant qu’à Zelensky.

Cet article du Telegraph a été publié hier :

La Grande-Bretagne aide l’Ukraine à traquer les espions russes qui cherchent à obtenir une aide militaire occidentale

Interrogé sur la façon dont les systèmes de roquettes à lancement multiple Himars fournis par les États-Unis ont ciblé avec une telle précision les dépôts de carburant et de munitions russes, ainsi que les quartiers généraux des champs de bataille dans l’est de l’Ukraine, le général Skibitsky a répondu que « dans ce cas précis, nous utilisons des informations en temps réel« .

Les responsables américains ne fournissent pas d’informations directes sur les cibles, ce qui pourrait nuire à leur argument selon lequel ils ne participent pas directement à la guerre, a déclaré le général Skibitsky.

Il a toutefois laissé entendre qu’il existait un niveau de consultation entre les responsables du renseignement des deux pays avant le lancement des missiles, ce qui permettrait à Washington d’arrêter toute attaque potentielle si la cible visée ne lui convenait pas.

Quelqu’un dans l’administration Biden a dit au chroniqueur du New York Time, Thomas Friedman, de tirer un coup de semonce contre le président ukrainien Zelenski.

Il le fait aujourd’hui dans une colonne qui met aussi en garde contre le voyage de Pelosi à Taïwan.

Pourquoi la visite de Pelosi à Taïwan est tout à fait imprudente

Cher lecteur : La guerre en Ukraine n’est pas terminée. Et en privé, les responsables américains sont beaucoup plus préoccupés par le leadership de l’Ukraine qu’ils ne le laissent entendre. Il existe une profonde méfiance entre la Maison Blanche et le président ukrainien Volodymyr Zelensky, bien plus que ce qui est rapporté.

Et il y a de drôles d’affaires en cours à Kiev. Le 17 juillet, M. Zelensky a licencié le procureur général de son pays et le chef de son agence de renseignement intérieur. Il s’agit là du plus important remaniement de son gouvernement depuis l’invasion russe en février. Ce serait l’équivalent du renvoi par Biden de Merrick Garland et de Bill Burns le même jour. Mais je n’ai toujours pas vu de reportage expliquant de manière convaincante de quoi il s’agissait. C’est comme si nous ne voulions pas regarder de trop près sous le capot de Kiev par crainte de la corruption ou des frasques que nous pourrions voir, alors que nous avons tant investi là-bas. (Plus sur les dangers de cela un autre jour).

En bref, cette guerre en Ukraine n’est pas terminée, n’est pas stable, n’est pas sans surprises dangereuses qui peuvent surgir à tout moment. Pourtant, au milieu de tout cela, allons-nous risquer un conflit avec la Chine au sujet de Taïwan, provoqué par la visite arbitraire et inutile du président de la Chambre ?

C’est le b.a.-ba de la géopolitique : on ne risque pas une guerre sur deux fronts avec deux autres superpuissances en même temps.

Tant que les États-Unis continueront à financer Zelenski, il continuera à gouverner comme bon lui semble tout en augmentant son pécule, pourtant déjà considérable.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

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