Contre-enquête sur place : à Paris, le coup de com’ mensonger d’une association d’aide aux clandestins

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Dans la journée du dimanche 17 juillet, l’association d’aide aux clandestins La Chapelle debout a occupé illégalement un centre d’accueil pour  ukrainiens situé sur la place de la porte de Versailles, dans le 15e arrondissement de Paris. La raison ? Une « ségrégation » sévirait au sein de ce centre, discriminant les  non ukrainiens qui n’y auraient pas accès. Sur son compte Twitter, cette association La Chapelle debout dénonce « une  d’accueil ségrégationniste menée par l’État français » (sic !) et accuse ce centre d’être un « checkpoint où l’on fait exister le suprémacisme blanc comme quelque chose de légitime et de banal » (resic !). Fustigeant le choix des autorités de n’y faire rentrer que des personnes pouvant justifier de leur nationalité ukrainienne, le collectif voit là une preuve de racisme systémique. Pis encore, l’association, afin de légitimer son action d’occupation illégale, affirme que le centre pour Ukrainiens est « quasi vide depuis plusieurs semaines ». On y trouverait « plus de vigiles que de réfugiés ». Afin de vérifier ces affirmations, nous nous sommes rendus sur place.

Un centre d’accueil très loin d’être vide

Arrivés à la porte de  sous une chaleur caniculaire, il saute immédiatement aux yeux que le centre est loin d’être vide. Protégés par des grilles métalliques et par une équipe de quatre agents de sécurité, une quarantaine de réfugiés ukrainiens font la queue pour entrer dans le centre. Ils doivent montrer leur passeport afin de pouvoir franchir les portes. Une majorité de femmes et d’enfants composent les rangs de ces familles qui fuient la guerre. De l’autre côté des barrières, des dizaines d’Ukrainiens prennent l’air. Ils souffrent de cette chaleur qui leur était inconnue. Perplexes face à ce centre d’accueil que l’on nous décrivait comme vide mais qui grouille de vie, nous interrogeons un membre de la sécurité. Samir a une trentaine d’années, il travaille pour une société de sécurité privée au centre de la porte de Versailles depuis plusieurs semaines. Lorsque nous lui demandons si ce centre était vide la veille, avant l’occupation illégale du collectif, il dément : « Le centre n’a jamais été vide ! Ni hier, ni la semaine dernière. Ce qu’a raconté cette association, c’est des conneries ! C’est vrai qu’il y a des périodes plus calmes, avec plus ou moins d’afflux, mais il y a toujours du monde, ici. »

Les réfugiés ukrainiens que nous croisons semblent en effet avoir pris leurs marques. Un groupe d’enfants aux cheveux blonds joue à côté des vigiles : difficile de croire qu’ils viennent tout juste d’arriver. Pour en être sûr, nous interrogeons Maxime, un jeune bénévole d’une vingtaine d’années qui accompagne les réfugiés ukrainiens dans leurs demandes d’asile. Il est un habitué du centre de la porte de Versailles. « Ce ne sont que des rumeurs », répond-il quand nous l’interrogeons sur les déclarations du collectif pro- La Chapelle debout. Il ajoute : « Voyez par vous-mêmes, il y a beaucoup de monde, ici ! Revenez dans deux semaines et ce sera la même chose. Je ne comprends pas leurs propos, ce n’est pas la réalité de ce qui se passe ! »

La Chapelle debout : tout pour la submersion migratoire

Incompréhensible ? Pas vraiment. Créé en 2015, ce collectif s’est donné pour mission la défense tous azimuts des clandestins. En 2016, le collectif a réussi à empêcher l’expulsion d’un Afghan de 24 ans en mettant tout en place pour annuler le décollage de son avion. Multipliant les squats sans grand écho médiatique, l’association reste méconnue jusqu’en avril 2022. Le 18 avril dernier, des membres de La Chapelle debout, accompagnés de plusieurs migrants, réussissent à investir des locaux inoccupés dans le 9e arrondissement de Paris. Ils lancent une vaste opération de squat illégal et créent ce qu’ils nomment « l’ambassade des immigrés ». Main dans la main, « personnes solidaires » et clandestins y militent pour une meilleure intégration des  au sein de la société française. Ils souhaitent donner la nationalité française à tous ceux qui la demandent. Une exigence récurrente dans la bouche des membres du collectif. Selon eux, le traitement réservé aux réfugiés ukrainiens devrait être appliqué à tous les demandeurs d’asile. Ils oublient que les Ukrainiens réfugiés en France, essentiellement des femmes et des enfants, fuient une guerre bien réelle qui se déroule à quelques milliers de kilomètres de chez nous. Ils oublient aussi que les Ukrainiens ne sont guère cités dans les colonnes « faits divers » de la presse française et qu’ils ne sont pas en cause lorsque des Français, de plus en plus nombreux, meurent sous le couteau d’un migrant…

 

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