Qui est Coralie Dubost, la députée LREM qui se retire de la vie politique à cause de ses notes de frais ?

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Matthieu Chevallier sur BVoltaire

Récemment épinglée pour ses notes de frais « mirobolantes » – Mediapart décrit des « après-midi à la plage, lingerie, garde-robe » -, le député LREM  est dans le collimateur pour la gestion de ses collaborateurs et de ses frais de mandat. Elle est mise en cause dans un rapport confidentiel remis au déontologue de l’Assemblée nationale.

Née à Montpellier en 1983,  a une formation de juriste, avec une spécialisation dans le droit européen et international des droits de l’homme. De 2015 à 2016, elle est chargée de mission entreprise et RSE auprès de la Fondation Agir contre l’exclusion (FACE) de l’Hérault, fondation qui œuvre pour prévenir et lutter contre toutes les formes d’exclusion, de discrimination et de pauvreté, avant de devenir responsable des projets à la Montpellier Business School.

C’est une macroniste pur sucre. Dès le lancement de La République en marche en avril 2016, la Montpelliéraine rejoint le parti. Elle est repérée très tôt pour devenir la référente du département de l’Hérault. Venant d’une famille ancrée à gauche, elle affirme avoir voté par le passé « à gauche, au centre et à droite ». Elle est, dès le début, parfaitement « Macron compatible », même si elle n’a aucune expérience de la vie politique. Elle est néanmoins élue députée de la troisième circonscription de l’Hérault en juin 2017 sous l’étiquette LREM avec 60,45 % des suffrages exprimés. Agressée et volée dans le VIIème arrondissement, elle avait alors fait parler d’elle, notamment par Gabriele Cluzel.

Au sein de l’Assemblée nationale,  a été membre de deux commissions : la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République, ainsi que la commission des affaires européennes. Ella a été rapporteuse de la loi Pacte, relative à la croissance et la transformation des entreprises.

Elle a aussi été co-rapporteuse du projet de loi relatif à la bioéthique, qui contenait notamment l’instauration de la PMA pour toutes les femmes. Ses idées très avancées avaient suscité l’intérêt de Boulevard Voltaire. Àu sujet de la PMA, elle a tweeté, le 4 avril dernier, pour dénoncer un « amalgame entre parenté et parentalité » au sujet d’Éric Zemmour qui se déclarait opposé à la PMA pour toutes :

Et d’affirmer plus loin que « la conception […] ne dit rien de la parentalité qui en découlera »… En 2019, elle affirmait à L’Express qu’« on peut porter le voile et être engagée sur des idées progressistes », se désolidarisant en même temps de la porte-parole d’En marche Aurore Bergé, qui voulait voter en faveur d’une loi interdisant le port du voile.

L’ex-compagne d’ s’inscrit dans un courant -écologiste et rejoint le parti de la majorité présidentielle En Commun, de sensibilité de gauche, en 2020. Ce parti s’est illustré pour sa volonté de « reconnaître la “non-discrimination” comme un principe républicain à part entière », rapportait Libération (21/12/2020). Suite à la médiatisation de cette affaire, la députée progressiste a donc annoncé dans un communiqué, dimanche soir, qu’elle se retirait de la vie politique en dénonçant « une cabale antiparlementaire ». Encore une belle histoire macroniste qui finit mal.

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