Pierre Bergé censeur : l’affaire « Dialogues désaccordés »

Les éditions Kontre Kulture entament une collection intitulée Les grands procès d’Egalité et Réconciliation par un petit recueil consacré au procès intenté par le milliardaire Pierre Bergé contre Alain Soral , l’éditeur Hugues Robert de Saint-Vincent et les éditions Blanche. Pour être plus précis, il s’agit ici de la description de la procédure d’appel interjetée par ces différentes parties condamnées en première instance à la demande de Pierre Bergé à la suite de la publication du livre Dialogues désaccordés constitué d’un échange écrit entre Alain Soral et Eric Naulleau sur les raisons qui expliquent le vote pour le Front National.

Or, au détour de ce débat retranscrit dans le livre Dialogues désaccordés, des questions sociétales sont abordées et, à trois reprises, Alain Soral évoque Pierre Bergé. Trois petites phrases, sur quelques centaines de pages, ont ainsi suffi a déclenché l’ire de Pierre Bergé, bien décidé à sévèrement punir financièrement Alain Soral, l’auteur de ces phrases, ainsi que l’éditeur du livre en question. Qu’avait donc bien pu écrire de si grave Alain Soral ? En gros, il s’interrogeait sur les liens entre homosexualité et pédophilie et estimait que Pierre Bergé, parmi d’autres, pourrait certainement avoir quelque chose à dire sur le sujet. Voilà qui suffit à Pierre Bergé à prétendre se sentir diffamé et exiger non pas de laver son honneur mais d’étouffer financièrement les impertinents qui ont eu l’outrecuidance de citer son nom.

Voilà qui, vous l’imaginez déjà, devait permettre un procès animé. Mais la loi n’autorise pas d’enregistrer les audiences d’un tel procès. Il fallut donc compter sur une série de scribes envoyés dans le public par Kontre Kulture pour tenter de prendre au vol un maximum de notes des échanges entre les différentes parties.

Le résultat est très révélateur et fait songer à l’adage Selon que vous serez puissant ou misérable… Or, Pierre Bergé est très puissant. Est-il permis de dire que ce procès n’est pas à l’honneur de la justice ni de la magistrature françaises ? Le lecteur sera effaré devant tant de mauvaise foi… 

Pierre Bergé censeur – L’affaire Dialogues désaccordés, sous la direction de Damien Viguier, éditions Kontre Kulture, 82 pages, 11 euros

A commander en ligne sur le site de l’éditeur

https://www.medias-presse.info/pierre-berge-censeur-laffaire-dialogues-desaccordes/67213/

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s