Tout était dans le Camp des Saints.

devenue, avec Emmanuel Macron, LR2M

S’il nous faut un jour, comme dans le Camp des Saints, de Jean Raspail, installer un camp retranché duquel nous pourrons nous opposer à l’invasion des migrants et lancer la nouvelle Reconquête de la France, ce sera à coup sûr, en région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) ! Et nous en voulons pour preuve les résultats du premier tour de l’élection présidentielle du 10 avril.

Comme en 2017, Marine Le Pen n’est pas passée loin du grand chelem en PACA. Les 113 519 inscrits des Hautes-Alpes, le territoire le moins peuplé des six départements régionaux et le plus éloigné des grandes villes du littoral, sont les seuls qui lui ont refusé ce succès symbolique en portant Emmanuel Macron en tête au premier tour de seulement quelques centaines de voix (23,78 % contre 22,84 %). C’est pourtant bien Mme Le Pen qui sort, encore une fois, largement en tête (27,59 %) de ce premier dimanche de vote dans une région toujours aussi sensible aux thèses de la droite patriote, et, en premier lieu, à celles touchant à l’islam et à l’immigration.

Si elle n’atteint pas ses 28,16 % de 2017, Marine Le Pen devance, en 2022, Emmanuel Macron de 4,25 points. Soit l’inverse, presque exact, du résultat au niveau national. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, elle perd plus de 42 000 voix entre les deux élections présidentielles. Mais cette érosion est un trompe-l’œil. Alors que l’abstention progresse fortement (21,22 % en 2017 contre 26,19 % dimanche 10 avril, soit près de 106 000 votants de moins sur la région), la chef de file du RN fait face à l’implantation de Reconquête !, d’Eric Zemmour. L’autre candidat de droite, rejoint par plusieurs cadres locaux du parti lepéniste – comme le sénateur marseillais Stéphane Ravier – atteint 11,71 % des votes en PACA. Soit 4,64 points de plus que son score national.

Eric Zemmour reste loin des objectifs rêvés par ses lieutenants locaux, mais rafle 310 000 voix sur la région et réussit quelques belles percées, porteuses d’espoir pour l’avenir. Le Var, avec 13,25 %, lui offre un de ses meilleurs scores départementaux, à peine devancé par la Corse-du-Sud (13,36 %). Il obtient même 22,42 % des voix à Saint-Tropez. A Nice, fief du député (Les Républicains, LR) Eric Ciotti, il est juste en dessous de la barre des 15 %. Une barre qu’il franchit allégrement dans la ville voisine de Cannes (17,31 %), ou dans quelques communes comme Cogolin (Var), dont le maire, Marc-Etienne Lansade, est un de ses proches, ou Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes), dirigée par le LR Lionnel Luca. Des villes où, s’il grignote sur Marine Le Pen, il bénéficie aussi clairement d’une partie des voix qui s’étaient portées en 2017 sur François Fillon.

A l’échelle de la région, les candidats de la droite patriote – si l’on ajoute le résultat de Nicolas Dupont-Aignan – cumulent 41,57 % des suffrages exprimés. Un score à rapprocher des 36,38 % obtenus, il y a moins d’un an, au premier tour des élections régionales de 2021 par le candidat RN Thierry Mariani, dans un scrutin à la participation famélique (33,72 %). Une élection qui pourrait servir de laboratoire avant le second tour du 24 avril : l’alliance autour du président, Renaud Muselier, regroupant la droite LR et la majorité présidentielle, ayant finalement réussi à l’emporter en lançant un appel clair… aux voix de gauche, comme à son habitude et dans la pure tradition de l’Umps.

L’effacement du parti Les Républicains, qui pilotait l’ensemble des grandes collectivités régionales il y a encore quelques mois, prend l’allure d’un séisme politique. « C’est la bérézina, Waterloo et le krach de 1929 au point de vue financier », résume avec humour le vice-président (LR) du conseil départemental des Bouches-du-Rhône Yves Moraine, interrogé par le journal La Provence. Là où un François Fillon a fait mieux que résister en 2017 – 22,38 % –, Valérie Pécresse termine avec 4,38 % des voix. Un score qui fragilise déjà les candidats investis par LR aux législatives.

Dans les Alpes-Maritimes, l’échec de la candidate LR est aussi celui d’Eric Ciotti. La ligne radicale du député, finaliste du congrès LR en décembre 2021, n’a pas convaincu les électeurs Les Républicains. Dans son fief de Nice, la gifle est sévère : sa candidate dépasse d’un souffle les 5 % alors qu’Emmanuel Macron, clairement soutenu par le maire (ex-LR), Christian Estrosi, arrive en tête avec 25,13 % des voix. Dans les trois grandes villes de la région, Nice, Toulon et Marseille, le président sortant progresse d’ailleurs en voix et en pourcentage. Une augmentation que l’on peut lire, en partie, comme l’effet du ralliement des grandes figures LR à sa candidature, à l’image des présidents de métropole Martine Vassal (Aix-Marseille) et Hubert Falco (Toulon), ou Renaud Muselier. Ou comme le fruit des investissements du président sortant dans de grands projets structurants pour ces trois agglomérations, à l’image de cette imposture du plan « Marseille en grand » ! (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2021/12/19/a-marseille-jean-castex-le-confirme-largent-que-lon-na-pas-va-couler-a-flot-cela-porte-un-nom-mythologique/).

A l’inverse, le score d’Emmanuel Macron plafonne dans le Vaucluse et les Alpes-de-Haute-Provence, départements où certaines populations, dans les zones rurales notamment, se sont senties délaissées lors de son premier mandat. Dans l’absolu, la Provence-Alpes-Côte d’Azur reste la région métropolitaine la moins séduite par le bilan d’Emmanuel Macron (23,34 %), même s’il gagne 98 553 voix par rapport à 2017.

Jean-Luc Mélenchon connaît également une faible progression de voix sur la région (9 266) entre les deux présidentielles. Mais il se hisse à la troisième place du scrutin et sort grandi de ce premier tour 2022 par ses succès dans les villes les plus touchées par l’immigration de PACA. Marseille, bien sûr, agglomération dont il est député, avec des scores à plus de 50 % dans certains secteurs, notamment dans les quartiers nord de la ville où vous savez que règnent les populations immigrées… Un probable effet levier de l’islamo-gauchisme du patron de La France insoumise. Mais aussi Avignon, la préfecture du Vaucluse, tenue par la maire socialiste Cécile Helle, ou encore Digne-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence), Arles (Bouches-du-Rhône) et Briançon (Hautes-Alpes), ville en première ligne dans l’invasion des migrants arrivant par l’Italie (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2021/03/30/ce-sont-les-jeunes-identitaires-qui-ont-raison/). Des succès qui posent La France insoumise en position de force dans la perspective de législatives profondément bousculées par la disparition des partis traditionnels et où le poids des populations allogènes va forcément compter.

C’est donc bien en Provence-Alpes-Côte d’Azur que nous serons les plus utiles et les plus efficaces à la Reconquête de la France, comme le furent la Castille et l’Aragon pour les rois catholiques, le Pays Basque et le Maroc pour les croisés du général Franco en Espagne.

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2022/04/16/tout-etait-dans-le-camp-des-saints/

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