Pizzas contaminées : la piste de l’abattage halal

Arnaud Raffard de Brienne

Après la contamination par la redoutable bactérie Escheria coli, plus connue sous le raccourci E. coli, de cinquante personnes dont quarante-huit enfants et deux adultes, une enquête avait été immédiatement ouverte qui aboutit à la mise en cause des pizzas de marque Fraich’up commercialisées par la société Buitoni, elle-même filiale du géant Nestlé. Le bilan s’avère particulièrement lourd avec deux décès et des dizaines de cas d’insuffisance rénale grave nécessitant une dialyse à vie. Autant de jeunes vies brisées et de conséquences effroyables à endurer jusqu’à leur dernier souffle. Cette infirmité grave fait partie des conséquences les plus courantes de l’infection à l’E. coli.

Des recherches ont permis d’identifier avec précision le site de production à l’origine de la contamination. Il s’agit de l’usine de Caudry (Nord) à laquelle le Préfet e région a, c’est la moindre des choses, interdit de poursuivre la production de pizzas à la suite d’enquêtes menées les 22 et 29 mars derniers par des agents de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) et de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), en même temps qu’était décidée l’ouverture d’une procédure par le Parquet de Paris pour homicides involontaires, tromperie et mise en danger de la vie d’autrui.

Mais si les enquêtes ont mis en évidence, sans surprise, « un niveau dégradé de la maîtrise de l’hygiène alimentaire », aucune autorité officielle, ni aucun média n’a seulement, même du bout des lèvres évoqué une cause pourtant plausible et récurrente d’infection de la viande par E. coli : l’abattage halal.

Le grand tabou de l’abattage halal

Ce mode d’abattage rituel d’un autre temps, cruel et de plus parfaitement illégal mais bénéficiant d’une dérogation européenne – encore et toujours cette Europe… – comporte des risques sanitaires parfaitement connus et définis dont, essentiellement la contamination par la bactérie E. coli et quelques autres germes. La régurgitation provoquée par l’égorgement dit large, tranchant à la fois la trachée et l’œsophage – méthode légalement interdite – provoque une dissémination dans la viande du contenu des viscères et de leurs microbes et bactéries. Régulièrement sont rappelés des stocks de viande, notamment hachée, et ce sont à chaque fois des dizaines de tonnes de viande détruites et des milliers d’animaux morts dans la souffrance et pour rien. Tout cela est parfaitement connu et l’infatigable docteur vétérinaire Alain de Peretti a tout dit sur le sujet, ce qui rend d’autant plus incompréhensible le silence général des médias. AUCUN n’a émis cette hypothèse pourtant essentielle, mais bien gênante pour les autorités politiques et sanitaires qui n’ont nulle envie de voir s’ouvrir un débat sur l’abattage rituel, la condition animale et les conséquences sur la santé publique. Il faut sans doute éviter de désespérer les « banlieues sensibles », ou de stigmatiser tel rite à prétention religieuse et encore moins flétrir la fête annuelle de l’Aïd-el-Kebir, le plus grand massacre animalier annuel au monde.

Article paru dans Présent d’hier.

http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2022/04/13/pizzas-contaminees-la-piste-de-l-abattage-halal-6376458.html

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