De Papy Voise au passant traîné par des « jeunes » : la sauvagerie en pleine expansion

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Les images dénichées par la journaliste de Livre noir Maud Koffler ont fait le tour du Web, dimanche. Des hommes hilares se filment eux-mêmes dans une voiture, attrapent un piéton par l’épaule et le font courir de plus en plus vite, malgré ses plaintes, jusqu’à sa chute sur le macadam.

La même équipe poste une autre vidéo du même petit jeu : « Wallah, tu vas courir », lance un des passagers de la voiture à la seconde victime. Un jeu si drôle qu’ils ont cru bon d’en poster les images sur Twitter. « Un homme a été interpellé et placé en garde à vue ce lundi », indique le parquet de Bobigny à LCI. Tandis que Macron traque et tente avec application de pourrir la vie des Français non vaccinés, les banlieues s’amusent. En balayant les réseaux sociaux et la presse quotidienne régionale, on s’aperçoit que l’exercice se répand. Ce qui n’arrête bien sûr pas les meurtres et tabassages devenus le quotidien des Français. À Marseille, dans la nuit de vendredi à samedi, un homme de 25 ans est mort poignardé, non pas dans un règlement de comptes mais pour avoir résisté à deux voleurs de téléphone, selon La Provence. À Toulouse, La Dépêche rapporte que le pasteur Fernand Frantz, grand résistant, centenaire, s’est fait molester au cours d’un cambriolage au point d’en perdre la vue. La cruauté est à la mode. Les agressions d’élus, de gendarmes, de pompiers, de professeurs se comptent en centaines.

Douce France. On se souvient de l’affaire Papy Voise, lorsque, en 2002, juste avant la présidentielle, la France s’était étonnée des images de ce vieux monsieur couvert de bleus, dont la maison avait été brûlée. Son sort avait alors suscité un élan de générosité, tant l’affaire avait heurté les Français. Quelques semaines plus tard, un certain  accédait au deuxième tour de la présidentielle. Les Français avaient alors vu de leurs yeux le déploiement des grandes consciences de gauche : les médias, France 2 et d’autres, en relayant le sort de celui que la France appelait Papy Voise, avaient fait le lit du Front national. Crime inexpiable. Pour nos grandes consciences, ce fait divers était isolé, on avait braqué l’attention sur un épiphénomène, on avait manipulé les Français, on avait fait croire au peuple qu’il y avait en France des bandes cruelles, des sauvages insuffisamment intégrés. Tout cela était faux, bien sûr. On psychologisait dans les grands médias, on luttait contre l’amalgame, la stigmatisation et la manipulation. Vingt ans ont passé, et combien de drames ? Le sort de Papy Voise annonçait bien pire. Depuis, il y a eu le terrorisme islamiste et la poussée incontrôlable de l’insécurité. Les  eux-mêmes, dans les campagnes, font face aux prédateurs et pilleurs de toutes espèces. Et nos « chances pour la France » attrapent les piétons pour les traîner sur la chaussée en hurlant d’un rire frénétique. Le cher pays tourne au cauchemar et il faut être particulièrement égoïste et replié sur soi-même pour ne pas voir les faits, ne pas lire les statistiques et ne pas entendre les plaintes de ceux qui n’ont pu fuir ces zones ensauvagées.

Comment en est-on arrivé là ? Qui a laissé faire ? Le bandeau que la gauche avait serré sur les yeux des Français se déchire. Macron a beau jeter de l’huile sur le feu de la situation sanitaire, l’insécurité et sa cause première (l’immigration) qu’il a tout simplement abandonnées s’imposent dans les discours de campagne parce qu’elles dominent les préoccupations des Français. Et si elles dominent les préoccupations des Français, c’est bien parce que nos compatriotes ont été trahis par ceux auxquels ils avaient confié leur destin. Ces drames du quotidien, si nombreux, si méprisés des intellectuels, racontent un pays abîmé qui peut encore se ressaisir.

Marc Baudriller

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