Mais où sont donc passés les Gaulois réfractaires ?

De Stéphane Buffetaut, élu vendéen et ancien député européen, pour le Salon beige:

Avec sa délicatesse habituelle Emmanuel Macron avait raillé les « Gaulois réfractaires » depuis Copenhague tandis qu’il vantait les vertus des Danois luthériens. Mais, en vérité, depuis le début de la crise sanitaire on n’a guère rencontré de « Gaulois réfractaires » mais, tout au contraire, un peuple abreuvé de propagande anxiogène, obéissant, voire soumis, qui accepte sans broncher des injonctions contradictoires et des mensonges éhontés à répétition. Le Sieur Véran semble réellement passé maître en la matière, à tel point que l’on pourrait faire un florilège de ses affirmations vigoureuses démenties en tout quelques semaines plus tard.

Ainsi le 4 mars 2020, le ministre de la Santé indiquait que l’usage du masque était inutile sauf pour les personnels soignants, les malades et les personnes vulnérables. Quelques semaines plus tard, toute personne ne portant pas de masque était passible d’une amende de 135 €. Le même personnage affirmait le 26 août 2021 qu’il n’y aurait pas d’impact de la troisième dose sur le laisser passer sanitaire. Le 9 novembre, le Président de la République indiquait exactement le contraire ! Le 1er décembre, Olivier Véran affirmait que « l’obligation vaccinale n’est pas le choix que la France a fait » pour assumer le 18 décembre que le laisser passer vaccinal était « une forme déguisée d’obligation vaccinale » ! En pratique, il faut donc comprendre que, lorsque le ministre de la Santé affirme quelque chose, le contraire deviendra obligatoire dans de brefs délais. Ce personnage serait bien inspiré de se souvenir des paroles d’Abraham Lincoln : « On peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps. »

Pire encore, à chacune de ces pirouettes correspond une restriction supplémentaire des libertés. Le laisser passer vaccinal va jeter six millions de Français non vaccinés dans la mort sociale et cette discrimination ne semble gêner personne. La justification médicale est de limiter la circulation du virus, mais nous savons aujourd’hui que la vaccination réduit seulement de 40% la transmission de celui-ci. Ce qui signifie qu’une personne non vaccinée disposant d’un test négatif est moins dangereuse à cet égard qu’une personne disposant d’un parcours vaccinal complet mais non testée. Lorsque l’on affirme que se vacciner c’est penser aux autres, admettons que c’est principalement penser à soi afin d’éviter des formes graves de la maladie, ce qui est légitime. Mais la démarche qui préserve réellement l’autre est celle de se faire tester afin de savoir si l’on est porteur ou non du virus. Au demeurant, les pays asiatiques, qui semblent avoir mieux maîtrisé l’épidémie, ont pratiqué le dépistage systématique, l’isolement et le traitement des personnes porteuses de la COVID.

On pourra noter que la vaccination des jeunes enfants que l’on voit arriver, puisqu’on  nous dit qu’elle n’est pas à l’ordre du jour de façon généralisée, a quelque chose de pour le moins paradoxal. Ceux-ci en effet ne développent que très exceptionnellement des formes graves de la maladie. On nous dit que le problème est qu’ils peuvent transmettre le virus. Mais si le vaccin est vraiment efficace, les adultes ou les personnes vulnérables vaccinées sont protégées. De surcroît, on a vu que la vaccination ne réduisait que de 40% la transmission du virus. Rappelons que l’âge moyen des victimes de la COVID est de 82 ans, que la moitié des morts  ont plus de 85 ans et qu’en France l’espérance de vie pour les hommes est 79,2 ans et de 85,3 ans pour les femmes. Dès lors l’acharnement à faire vacciner les enfants semble relever d’une forme de délire hygiéniste redoutable et liberticide. D’autant plus que l’OMS a demandé à plusieurs reprises aux pays riches de ne pas accaparer les doses de vaccins  pour vacciner les enfants, mais plutôt de faire don de ces doses aux pays pauvres où la couverture vaccinale est notoirement faible, ce qui dans un monde ouvert tel que le nôtre, fait courir le risque d’une propagation rapide des variants. Au sujet du dernier en date, l’OMS a au demeurant appelé à ne pas tomber dans l’affolement général avant de savoir si le omicron était plus virulent ou non.

Chacun finit par avoir l’impression que l’on a le droit de mourir de tout sauf de la COVID. En France, les cancers provoquent chaque année la mort de plus de 157 000 personnes, les maladies cardiovasculaires causent environ 150 000 décès par an, soit 400 par jour. Quant au nombre de morts dues aux épidémies de grippe, il varie d’une année à l’autre. La surmortalité due à cette maladie a été estimée à 20 000 décès en 2016/2017 et à 12 000 en 2018/2019. Il ne s’agit nullement de prétendre que la COVID est une maladie anodine, et il est évident qu’il convient absolument de protéger les personnes vulnérables ou fragiles, mais on meurt aussi d’autres maladies en France. Et si ce virus continue à circuler, il faudra bien apprendre à vivre normalement au risque de cette maladie et cesser de diffuser une peur excessive dans le corps social. Casser les relations humaines, diviser les Français et les dresser les uns contre les autres à propos de politique médicale, à l’évidence mal maîtrisée, désorganiser l’économie, accumuler une dette fabuleuse, pourrait s’avérer bien pire encore que la maladie. Sauf pour les big pharma et les GAFAM qui profitent de la situation.

Le Gouvernement a joué sur la peur pour faire accepter les restrictions de liberté, tout comme le délire administratif qui a accompagné les confinements imposés à la population. Le plus inquiétant est qu’il semble y prendre goût. La prétention infantilisante à vouloir faire le bien gens par la contrainte administrative et une forme de chantage aux libertés est insupportable. Et d’autant plus redoutable qu’elle se généralise à tous les domaines de la vie. L’Etat, à qui les politiciens ont fait abandonner des pans entiers de souveraineté, donc de liberté d’action, à des structures internationales comme l’Union européenne, l’Organisation mondiale du commerce ou l’OTAN, ne semble plus savoir exercer sa contrainte que pour régenter la vie quotidienne des Français à défaut de pouvoir ou d’oser user de son autorité régalienne. Par exemple pour ramener dans le giron français 62 quartiers dit de « reconquête républicaine ». Le Président Pompidou demandait déjà en son temps que l’on cesse « d’emmerder les Français ». Les choses n’ont fait qu’empirer depuis pour atteindre l’insupportable. Que la nomenklatura qui nous gouverne avec morgue prenne garde. L’Histoire nous enseigne que les peuples finissent toujours par se réveiller un jour pour se débarrasser du joug du mépris et de l’absurdité. Et ce réveil ressemble souvent à celui du volcan qui soudain explose alors qu’on le croyait endormi.

Vraiment, il est grand temps que les « Gaulois réfractaires » se réveillent. Pour leur propre bien et pour celui de la France.

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