La dénationalisation des Français de papier

Si nous mettons en place une vaste politique de remigration des immigrés extra-européens sur le temps d’un quinquennat, nous n’aurons en fait traité que 50% du problème.

En effet, tous les présidents de la République depuis Mitterrand ont pratiqué de vastes régularisations qui ont conduit en quelques années des millions d’étrangers à la nationalité française, sans compter l’abolition du droit du sang pour le droit du sol qui fait de tout enfant né sur notre territoire un « Français » au même titre qu’un Auvergnat, un Solognot, un Bourguignon dont les racines plongent dans les millénaires de notre histoire. Elle est là l’imposture du droit du sol : toute vache qui nait dans une écurie devient un cheval. C’est la vision antiraciste et droit de l’hommiste qui anime aussi bien la gauche que la droite.

Entendons-nous bien, lorsque nous croisons des Arabes, des Noirs, des Asiatiques dans la rue, nous avons souvent tendance à les prendre pour des étrangers. Or, un sur deux est aujourd’hui capable de vous glisser sous le nez sa carte d’identité et vous clamer haut et fort qu’il est aussi français que vous, au moins administrativement.

VERS LA DENATIONALISATION

Ce sera un volet capital de notre Loi dite de protection du sang et de I’honneur français : nous retirerons la nationalité française à toutes les personnes non-européenne qu’elles soient nées chez nous ou pas. Une fois la nationalité déchue, toutes ces personnes entreront de facto dans le cadre de la politique de remigration, comme ceux qui ont un statut d’étranger.

Ceux qui dans notre mouvance prônent la remigration sans ajouter le volet de la dénationalisation ne font en fait que la moitié du chemin et laissent sur notre sol de potentielles bombes à retardement démographiques pour les décennies venir. On ne soigne pas un cancer à moitié, on le traite intégralement sinon nous avons la certitude que la maladie repartira. Rappelons-nous qu’au tout début des  années 1990, le FN (quand il avait encore un programme, des couilles et des chefs dignes de ce nom et qui n’avaient pas peur de leur ombre) avait commencé à mettre le doigt sur cette question dans le cadre d’une proposition de programme rédigée par Bruno Mégret et intitulée Les 50 propositions contre l’immigration. Lorsque les médias ont vu cette proposition (il était proposé une dénationalisation uniquement pour ceux qui étaient arrivés ou nés en France depuis 1974), ils ont bien sur orchestré une nouvelle campagne comme ils savent si bien les mener : on n’avait pas vu de politique similaire de puis Vichy, Nuremberg et nous savons où ça nous a menés, à l’indicible, Auschwitz, la chambre à gaz, les fours crématoires…

Certes, sous la pression médiatique, ce point a été retiré de la proposition de programme, n’empêche, le problème avait été soulevé et discuté.

En 2021, il faut désormais que la mouvance nationale-identitaire n’ait plus aucun complexe à remettre sur la table cette question de la dénationalisation  remigration. Se contenter de dire qu’il faut arrêter de remplir le seau de l’immigration, d’en fermer le robinet sans songer un jour à vider le récipient relève d’une totale malhonnêteté voire d’une imposture.

Eugène Krampon

Réfléchir&Agir n° 71 Automne 2021

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