L’écologie manipulée (texte de 1997)

La défense de l’environnement, cause noble par elle-même, est mise à toutes les sauces politiques; les Verts allemands s’apprêtent à attaquer le congrès FN de Strasbourg, le gouvernement et Marc lepage utilisent la crainte de la pollution à des fins électorales, et Greenpeace, depuis longtemps est une entreprise idéologique et financière. Quoi de plus touchant qu’un dauphin ou un bébé-phoque ?

Greenpeace s’est bâti une réputation sur ce type de campagne. Mais l’organisation est beaucoup moins respectable que l’on croit. Un jeune journaliste, Olivier Vermont s’est infiltré au sein de la pieuvre du lobby écolo, les témoignages qu’il rapporte sont accablants : on est loin de l’image du baba chevelu censé représenter Greenpeace (entre autres dans les bédés de Franquin et Bucquoy). Outre des complicités idéologiques très douteuses, Greenpeace est une machine à fric digne de la société capitaliste qu’elle honnit tant en paroles, comme le prouve la récente éviction de la responsable de la section française de Greenpeace, Pénélope Komites.

Greenpeace aime le vert, la couleur fétiche des écolos. À la différence près que le vert chéri par l’organisation est plutôt celui des billets américains. Lors de ses pérégrinations au siège de Greenpeace-France, Olivier Vermont trouvera une brochure à l’intention des jeunes : « récolter des fonds, c’est chouette ! » On ne forme jamais assez tôt les jeunes cadres. Amasser de l’argent c’est le seul but de Greenpeace. Ainsi, ceux qui sont chargés de récolter des fonds, les  »fundraiser », sont virés en cas d’insuffisance de résultat, comme n’importe quel commercial d’une firme multinationale. Les lettres de soutien qui n’apportent pas de fonds partent directement à la poubelle. Les lettres d’enfants connaissent le même sort, mais, « traitement de faveur », leur papier est recyclé.

Greenpeace est une multinationale : elle emploie 1 000 salariés, possède 33 bureaux nationaux et des agents dans 158 pays. Seuls ont le droit de vote au sein de la maison mère les filiales qui offrent 24 % de leurs bénéfices à Amsterdam (le QG de Greenpeace) ; à savoir les sections allemande, australienne, autrichienne, espagnole, américaine, néo-zélandaise, néerlandaise, britannique, suédoise et suisse. Le tiers monde, plus grave, n’a droit qu’à un représentant par continent. La France a perdu sa place en 1987.

$ Greenpeace aime le rouge

Excédé par le comportement des amis de Cohn-Bendit, Franz-Josef Strauss, le taureau de Bavière, avait un jour comparé les écolos aux pastèques, parce qu’ils sont verts à l’extérieur et rouges à l’intérieur. Il est vrai que le patron de Greenpeace, Théo Bode, a des liens très étroits avec les marxistes. Ami personnel de Mikhlaïl Gorbatchev, il n’a accordé que des fonds symboliques (1,3 million de francs) à Greenpeace-Moscou alors que l’environnement est gravement pollué en ex-URSS. Ayant rencontré un vieux militant allemand écœuré de cet état de fait, le journaliste fut emmené par ce dernier en Estonie, afin de constater l’indifférence de Greenpeace aux vrais problèmes. À Paldiski, les Russes font encore fonctionner deux réacteurs nucléaires vétustes. La base de Narva est la quatrième source européenne de pollution. Deux sous-marins nucléaires russes pourrissent dans le port. Les deux centrales électriques, fonctionnant au schiste bitumineux (l’Estonie en fournit 60 % de la production ex-soviétique), rendent toxique l’air de la ville. Dans la mer de Barents, gisent 52 sous-marins nucléaires hors d’usage. 28 590 m³ de déchets radioactifs et 29 095 éléments combustibles usés ont été jetés dans l’eau. Pour avoir dénoncé ce scandale, l’amiral Alexandre Nikitine a été arrêté. Dans l’indifférence totale de Greenpeace… Il est vrai que le responsable de Greenpeace-Moscou, Alexei Lablokov, est membre du cabinet d’Eltsine.

Greenpeace aime aussi Pékin, où Bode avait d’importants contacts dans la hiérarchie du PCC au temps où il travaillait dans le privé, pour les groupes sidérurgiques allemands. Ce qui explique le peu d’empressement que montra Greenpeace a dénoncer les atteintes à l’environnement faites en Chine populaire…

En France, Greenpeace est liée à l’extrême gauche et au parti communiste. Ainsi, elle collabore fréquemment avec le MRAP, le PCF et la LCR et possédait un siège clandestin au… 7 rue du Dragon, dans le fameux squat où les nervis de l’ultra-gauche paradaient. Beaucoup de militants de Greenpeace sont proches de l’extrême gauche, certains Allemands étant par ailleurs liés à des groupes terroristes gauchistes…

$ Greenpeace, not love

Greenpeace est organisée comme un groupe paramilitaire. Les militants du siège parisien sont tenus au silence le plus absolu sur leurs activités, les nouveaux adhérents doivent remplir une véritable fiche de police, avec revenus, niveau scolaire des enfants, sports pratiqués… L’organisation possède son propre réseau de communication (la Greenlink) et tous ses fichiers ordinateurs sont munis de judas. Ainsi, à tout instant, l’on peut savoir si tel ou tel fichier a été ouvert et quand; mais aussi, on peut «contrôler» le texte qui est sur un autre ordinateur, grâce au système File Maker 2.1.

Greenpeace international possède ses propres camps d’entraînement où les militants de choc, équipés de matériel est-allemand, apprennent les techniques commandos. Situé près de Hambourg, le camp principal a formé environ mille hommes, à raison de 50 par «classe». Sous le commandement de Harald Zindler, les sections d’assaut de Greenpeace, essentiellement des Allemands et des Néerlandais, sont soumises à un traitement digne des Marines… : douche froide, nuits blanches, café brûlant, footing en tenue de combat, descente de grues en rappel et… passages à tabac. Les militants reçoivent des cours de guerre psychologique afin de pousser à bout les forces de l’ordre, attirer la répression et ainsi jouer les martyrs.

Greenpeace se livre aussi au fichage et à l’espionnage : elle possède les plans de l’Elysée, y compris les heures des rondes et l’identité des 252 gardes républicains ; elle peut se procurer n’importe quel numéro de téléphone sur la liste rouge, elle possède des fichiers sur tous les élus de l’Assemblée nationale et du Sénat, des journalistes « aux ordres » dans divers journaux (Le Figaro, Le Monde, Libération, The Times et bien sûr Charlie Hebdo). Plus inquiétant, elle possède une équipe de sabotage à la centrale nucléaire de Paluel (Seine-Maritime) ; et ses liens avec le groupe UDB, des indépendantistes bretons, lui permettent d’avoir des renseignements sur les bases de Brest et Saint-Nazaire. Autres informations sensibles détenues par Greenpeace : la liste des agents de la DGSE ayant coulé le Rainbow Warrior (nom de combat inclus), la liste des ouvriers ayant construit le SNLE Triomphant et la liste du personnel de la FOST et du centre de la Hague !

Pour émouvoir l’opinion publique et récolter plus de fonds, Greenpeace n’hésite pas à filmer des images d’animaux mis à mort… par leurs propres soins. Ainsi, le cinéaste islandais Magnus Gudmunsson révéla la supercherie dans deux films, Survival in the high north et Reclaiming paradise. Pour les besoins de la cause, Greenpeace a massacré des bébés phoques, assassiné un bébé dauphin et, dans le film Good bye Joey, torturé à mort des kangourous.

$ Tortionnaires, menteurs, escrocs

Les « cautions scientifiques » de Greenpeace sont douteuses : le CNRS, dont les membres n’ont de savants que le nom (on trouve même une disciple du gourou de la secte de Mandarom). Selon le journaliste, les dossiers de Greenpeace ne sont que poudre aux yeux : ainsi, la soi-disant « augmentation massive des cas de tyroïde » en PACA suite à Tchernobyl ne repose sur aucun éléments sérieux et a été contesté par l’ensemble du corps médical.

Les deux autres «arnaques» de Greenpeace sont la fameuse voiture Gringo et le frigo Greenpeace. La Gringo fut ni plus ni moins que le vol caractérisé de la voiture à faible consommation « Vesta 2 » mise au point par Renault en février 1993. Mais comme pour le Concorde, les Français avait été plus malins que prévu et Greenpeace ne put jamais percer les secrets du moteur. Coût de l’opération : 8,5 millions de francs pour un échec total. Quant au frigo «écologique» de Greenpeace, fabriqué par l’entreprise est-allemande Foron, n’eut pour acheteur… que la Chine populaire. Greenpeace n’hésite pas à s’allier avec lkéa, pilleur des forêts tropicales et exploiteurs d’enfants (selon le journaliste… ) et a passé un contrat avec Daimler : achat du coton de Greenpeace-Australie contre silence sur sa pollution… Obsédé par l’argent, Greenpeace n’hésite pas à gruger ses militants : l’un de ses fondateurs, David Mac Taggart, a volé la fortune de sa troisième femme.

L’opération d’achat de parcelle de terre pour s’opposer au tunnel de Somport profita surtout à Greenpeace. De plus, sur chaque billet de 100 francs versés à l’organisation, seul 6 francs servent à la protection de l’environnement. Le vrai visage de Greenpeace, qui survient après le scandale de l’ARC… montre que la pollution, à l’instar du racisme et du cancer, fait vivre beaucoup plus de gens qu’elle en tue…

Henri de FERSAN National Hebdo Semaine du 13 au 19 mars 1997

L’illustration de Greenpeace vu par Franquin est dans Gaston Lagaffe n° 14 : La saga des Gaffes.

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