Pour lutter contre le racisme, la trouvaille de Lilian Thuram sidère le monde du football

Le parcours de  connaît un virage déterminant en 2008. Passant devant la vitrine d’un opticien, il craque pour une paire de lunettes et décide d’abandonner le football. Il sera intellectuel. La cause antiraciste manque de porte-parole à lunettes. Un boulevard s’offre à lui.

Désormais ambassadeur auto-bombardé de la cause, Lilian donne avis et conférences, écrit plein de livres et ne manque jamais une occasion de condamner tout acte raciste condamnable. Sur ce terrain, les supporters italiens assurent au personnage la justification de son nouveau métier. Cris de singe et insultes variées à l’égard des joueurs de couleur retentissent dans les stades transalpins de championnat en championnat. Face à l’entêtement des spectateurs à perpétrer leur folklore imbécile, l’ex-footballeur se fâche et appelle les joueurs blancs à s’élancer dans le combat antiraciste. « Si vous ne faites rien, cela signifie que vous acceptez un état de fait », déclare-t-il. L’ultimatum glace d’effroi les rangs des équipes des quatre coins de l’Hexagone. Que faire ? Vite, une idée, un geste, un contre-cri. Demander aux supporters d’imiter le bêlement de la chèvre lorsque les Blancs entrent sur le terrain ? Non. Olivier Giroud en perd le sommeil, Hugo Lloris déprime. Que faire ? À défaut d’actions, les quelques Franco-Français pourraient se voir accuser de complicité, condamner à jouer avec un signe d’infamie sur le maillot ou contraints de se reconvertir dans l’ophtalmologie.

Le rédempteur insiste : « Les joueurs blancs et les entraîneurs blancs peuvent faire beaucoup. » Dans les vestiaires, l’angoisse est montée d’un cran. Au bout du rouleau, un attaquant appelle Thuram : « Allô, Lilian ? On peut faire quoi ? T’as une idée ? Non ? T’en as pas non plus ? D’accord. » À l’issue du coup de fil, une inspiration soudaine s’empare de Lilian Thuram. Le trait de génie, la fulgurance : « Les joueurs doivent dire : oui, il y a du  en Italie. » La trouvaille est colportée de vallons en collines. Tambourinée aux oreilles des journalistes en quête de scoops.

Enfin une solution, enfin la formule magique pour en finir avec les comportements racistes des supporters italiens. Hugo Lloris prend Olivier Giroud dans ses bras. Sauvés ! Ils échapperont aux pires soupçons en prononçant la phrase : « Oui, il y a du  en Italie. » Seul un philosophe de haut niveau pouvait insuffler pareille maxime à ses troupes.  du sport s’en trouve transfiguré. Les supporters italiens s’agenouillent. Oui, les cris de singe sont racistes. Ils n’y avaient pas pensé.

En guise de moralité de l’histoire, le militant se fend enfin d’une déclaration réconciliante : « Pour se débarrasser du racisme, il ne faut pas penser comme un Français, un Italien, un Noir, un Blanc, un Sénégalais, mais comme un être humain. » L’auteur du livre La Pensée blanche ne nous avait pas habitués à pareille lucidité.

Jany Leroy

https://www.bvoltaire.fr/pour-lutter-contre-le-racisme-la-trouvaille-de-lilian-thuram-sidere-le-monde-du-football/

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