Quand le malheur des malades fait le bonheur des comptables de la santé publique.

Le prince de Talleyrand nous l’avait appris à propos des aristocrates émigrés de la période révolutionnaires :  » Ils n’ont rien appris ni rien oublié « . Et c’est, hélas, ce que l’on peut dire aujourd’hui des gestionnaires de la santé publique dans notre pays : ils n’ont rien appris de la pandémie virale qui a semé le malheur au cours des derniers mois comme ils n’ont rien oublié de leurs obsessions comptables des décennies passées et qui sont à l’origine de l’effondrement de notre système de soins. Ils mériteraient la corde voire même la lame du bourreau…

Car, il faut que vous le sachiez, le Covid-19 n’a pas interrompu la réduction inexorable des capacités hospitalières. Au contraire, la crise sanitaire a en partie amplifié les fermetures de lits. Plus de 5 700 lits d’hospitalisation complète ont été fermés en 2020 dans les établissements de santé français, qui ont créé dans le même temps, près de 1 400 places d’hospitalisation partielle, selon une étude du ministère de la Santé publiée aujourd’hui, mercredi 29 septembre.

Signe de ce déclin, la France compte désormais moins de 3 000 hôpitaux et cliniques. « Sous l’effet des réorganisations et des restructurations«  (qu’en termes élégants ces choses-là sont dites !), 25 établissements publics et privés ont fermé l’an dernier, indique la Drees. Les 2 983 structures encore ouvertes fin 2020 disposaient très exactement de 386 835 lits d’hospitalisation complète fin 2020, soit 5 758 de moins en un an – comparé au dernier bilan pour l’année 2019, publié en juillet par la même direction statistique des ministères sociaux. Sans doute comprendrez-vous mieux ainsi la colère des soignants, la panique des gestionnaires politiques et leurs lamentations lors des vagues successives de l’infection virale…

Cette baisse est « un peu plus marquée » que les années précédentes, ce qui paradoxalement « pourrait s’expliquer par le contexte d’épidémie », avec « de nombreuses chambres doubles transformées en chambres simples pour limiter la contagion«  (tous les prétextes sont bons pour masquer l’incurie de nos responsables), ainsi surtout que des déprogrammations massives pour réaffecter les personnels soignants dans les services de soins critiques.

Et, ça, nous n’allons pas manquer de le payer au prix fort avec une mortalité explosive dans les mois et les quelques années à venir !

Le nombre de lits de réanimation, qui a fortement varié au gré des vagues de Covid, a d’ailleurs terminé l’année en hausse de 14,5% (soit environ 6 200). Cela n’a toutefois pas empêché la tendance de fond du « virage ambulatoire » – sur fond de « contraintes de personnel » – de se poursuivre : 1 369 places d’hospitalisation « de jour » ont été ouvertes en 2020, portant leur nombre total à 80 089. L’hospitalisation à domicile a dans le même temps connu une « croissance particulièrement vive » de 10,8 %, soit 21 276 patients « pouvant être pris en charge simultanément sur le territoire ».

Un progrès penserez-vous ? Certainement pas. Mais des risques supplémentaires à coup sûr. Alors que, pendant ce temps-là, plus de cent milliards d’euros ont été dépensés en pure perte dans nos banlieues les plus malfamées et qu’un milliard par an assure la prise en charge sanitaire de centaines de milliers de migrants clandestins.

Nous marchons sur la tête!

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/

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