Être de droite ou la haine de l’autre ou plutôt être de gauche ou la haine de soi.

Le besoin d’ennemi ou le besoin de haine chez l’homme est aussi nécessaire que le besoin d’amour et d’amitié. L’homme pour définir son action a besoin d’ennemi. Hegel l’avait compris. Dans le débat politique actuel on présente actuellement (souvent de façon inconsciente) deux alternatives. Pour la gauche, l’image de l’homme blanc exploiteur, oppresseur, triste, perverti intellectuellement par sa propre culture, inférieur physiquement, sexuellement, dansant moins bien que le noir qui lui a le sens de la fête, coupable de tous les maux existant sur la planète.

De l’homme blanc tout en acceptant sa culpabilité on nie jusqu’à son existence. Le mieux qu’il puisse lui arriver étant son anéantissement dans le grand métissage. D’ailleurs s’il n’existe pas pourquoi vouloir à tout prix l’anéantir. La pensée de gauche se vautre dans un masochisme qui est l’aboutissement ultime de son humanisme et de son égalitarisme. Quand il n’y a plus rien à haïr ou à mépriser, haïssons nous nous mêmes ou méprisons nous nous mêmes.

Le paroxysme est atteint dans cette phrase de Sartre qui fut à la fois le chantre de la gauche française et l’incarnation physique de la haine de soi « Quand un noir tue un blanc, il fait d’une pierre deux coups, il tue un oppresseur et libère un opprimé ».

A l’inverse, le schéma de la droite (ou extrême droite) le blanc étant le summum de l’évolution humaine, esthétiquement plus beau, intellectuellement supérieur, plus créatif, alliage harmonieux du corps et de l’esprit.

Ayant développé au cours de l’Histoire (son Histoire) une culture extraordinaire qui s’est répandue sur la terre entière. Fierté de soi, exaltation de soi. Sentiment qui s’est développé jusqu’à l’hystérie nazie.

L’autre, au passage étant qualifie de termes gracieux «nègre», «métèque» «guenille levantine» (dixit Beraud). Les formes de danse de l’autre étant assimilées à des contorsions animales.

Lorsque la gauche était dans l’opposition, les schémas fonctionnaient aussi de cette façon. Elle offrait de la haine sociale. Le patron méprisait l’ouvrier, l’ouvrier haïssait le patron. La gauche au pouvoir n’a maintenant plus rien à offrir sinon la haine de soi. Refusons tout sentiment de fierté. L’autre (le noir, l’arabe), devient omniprésent dans les medias. Sa louange perpétuelle devient une obligation morale. Or, comme Goethe l’expliquait, louer l’autre (est aussi s’abaisser soi-même.

On ne peut sortir de ce débat. Quel courant dominera l’autre ? La vérité historique naît dans l’affrontement. Les hommes ne peuvent que choisir (souvent de façon instinctive) entre des schémas qui deviennent actuellement de plus en plus radicaux. La France, après avoir été une ou la grande puissance dominante en Europe, ensuite le centre d’un empire colonial se trouve maintenant confrontée à une dialectique morbide : haine de soi: amour de soi ; amour de l’autre; haine de l’autre. Le pouvoir politique actuel ne fait qu’exacerber ces tensions en créant une véritable poudrière ethnico-religio-culturelle qui ne se résoudront hélas et comme toujours que dans la violence à moyen ou long terme.

Patrice Gros-Suaudeau

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