14 décembre 1931 : Gustave le Bon

Le nom et l’œuvre de Gustave le Bon sont aujourd’hui superbement ignorés par les universités françaises. La raison en est simple : les dures vérités qu’enseigne ce pionnier de la psychologie sociale appliquée à la sociologie sont trop rudes à entendre pour les fragiles oreilles de nos contemporains, qui préfèrent se laisser bercer par les élucubrations du catéchisme freudien et des « philosophes » de supermarchés (de B.H Lévy à André Gkucksman, la liste est longue…).

Pourtant, lorsqu’il meurt à quatre-vingt-dix ans, le 14 décembre 1931, Gustave le Bon laisse derrière lui une œuvre impressionnante, que tout militant nationaliste se doit de connaître car elle lui fournit des armes de premier choix dans son combat.

Le Bon est d’abord un homme de science. Il démontre l’existence de la radioactivité. Surtout, il établit – largement avant un Einstein qui aura tendance à s’attribuer le travail d’autrui – que matière et énergie ne sont que les deux aspects, successifs, d’une même réalité (L’évolution de la matière, 1905), Mais, à la différence de trop de chercheurs actuels, Le Bon ne s’enferme pas dans un seul domaine de spécialité. Physicien, il se passionne aussi pour la biologie, l’histoire, la philosophie, la sociologie, l’anthropologie, l’ethnologie… C’est en faisant le lien entre ces disciples qu’il s’impose comme un pionnier de la psychologie sociale.

Ce grand voyageur qui a aimé parcourir l’Afrique et l’Asie rapporte de ses pérégrinations un constat : « Ce qui m’est resté le plus clair dans l’esprit, écrit-il dans les Lois psychologiques de l’évolution des peuples, c’est que chaque peuple possède une constitution mentale aussi fixe que ses caractères anatomiques et d’où ses sentiments, ses pensées, ses intuitions, ses croyances et ses arts dérivent ». Autrement dit, la façon qu’à un peuple de voir le monde, de se positionner par rapport à lui, fonde son identité. Et Le Bon, qui avait la chance de vivre à une époque où l’on pouvait encore s’exprimer librement, précise : « Le facteur racial doit être mis au premier rang, car à lui seul il est beaucoup plus important que tous les autres dans la détermination des idées et des croyances des foules ».

Le Bon ne verse d’ailleurs pas dans une interprétation réductionniste qui consisterait à n’attribuer qu’au seul facteur biologique les caractéristiques des peuples. Il a compris – et là encore il fait œuvre de pionnier – que la nature et la culture ont toutes deux leur part, incontournable, dans l’identité des peuples. Ce qu’il résume en une formule forte : « L’ensemble des caractères communs imposés par le milieu et l’hérédité à tous les individus d’un peuple constitue l’âme de ce peuple ».

Voilà ce qui est, volontairement, oublié, nié aujourd’hui : les peuples ont une âme. Inlassablement, Le Bon en fait la démonstration dans de maîtres livres qui ont connu, en leur temps, un grand et mérité succès. Mais le plus bel hommage rendu à Le Bon émane du grand Georges Sorel : « Si la psychologie parvient quelque jour à être annexée, chez nous, au domaine des connaissances que doit posséder un homme pour avoir le droit de se dire vraiment cultivé, on devra ce résultat aux efforts persévérants de Gustave Le Bon ».

P. V National Hebdo du 8 au 14 décembre 1994

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