Repentance et gros sous – La machine antiraciste onusienne s’emballe

repentance argent

C’était à craindre : la repentance à haute dose des progressistes occidentaux a mis en branle des mécanismes qui pourraient aboutir à de colossaux dispositifs d’indemnisation, dans le cadre de directives et sous le contrôle « avisé » de l’ONU. Associations, Etats, avocats commencent à frapper aux portes des pays occidentaux pour obtenir des dédommagements.

En mai dernier, l’Allemagne a ouvert la voie en s’engageant à verser plus d’un milliard d’euros au profit de descendants de tribus namibiennes. Cette somme serait allouée directement, ou par le biais d’aides au développement, aux descendants des colonisés de Namibie par l’Allemagne (période 1884-1915).

Cette décision démagogique et inédite (faire payer aux arrière-arrière-petits-enfants les supposés préjudices de cette colonisation-là), a immédiatement suscité des vocations. Très logiquement, chaque pays de l’ex-tiers-monde tente de tirer parti de ce précédent, de plumer les pays « progressistes » prêts à mettre le doigt dans cet engrenage.

Ces revendications ont reçu un appui de poids, celui du haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Michelle Bachelet. L’ancienne présidente socialiste du Chili vient en effet de se prononcer, ce 12 juillet, en faveur d’une « justice réparatrice ». Le but est de réparer les conséquences de l’esclavage et du colonialisme. Mme Bachelet entend donc mettre à contribution les Etats ayant participé ou profité de l’esclavage, « ainsi que ceux qui continuent à profiter de cet héritage », a-t-elle ajouté.

Le commerce triangulaire pratiqué par des Français a concerné une période allant du milieu du XVIIe siècle au milieu du XIXe siècle. Il s’agirait donc de sanctionner financièrement les Français pour des événements survenus grosso modo il y a deux à quatre siècles.

Faut-il sanctionner tous les Français ? Ceci pose un problème de fond : 10 % au moins des Français sont issus d’une immigration récente, ou vivent dans les DOM-TOM. Certains d’entre eux sont donc éventuellement descendants d’esclaves. Peut-on taxer les héritiers de victimes supposées, pour le motif qu’il y a deux, trois ou quatre siècles des Français de souche se seraient enrichis grâce au commerce triangulaire ? Mais, qui plus est, en quoi un Berrichon, un Auvergnat, ou un Provençal, lui-même victime de raids barbares sur la côte méditerranéenne, et dont les ancêtres ont peut-être été réduits en esclavage à Tanger, à Alger ou en Turquie, devraient-ils payer pour l’enrichissement supposé des Nantais, et accessoirement des Bordelais et des Rochelais ?

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