Les temps modernes de la pègre :

Fini les Corso-Marseillais. Autres temps, autres moeurs. En pire.

Il y avait Marcel Nacer Bennacer dit « Nénesse », Foued Allia alias Michel le Libanais, Abbes dit « le Petit Abbes « ou « Abbes le Nomade », « le parrain de la Goutte-d’Or » jusqu’à la fin des années 1970, et bien d’autres encore. Tous flanqués de patronymes dont se régaleraient les auteurs de polars ou les scénaristes des films noirs des années 1950-1960. Ils ont commencé dans la carrière en faisant les julots dans les hôtels borgnes – les « maisons d’abattage » comme on les appelait jusqu’au début des années 1980 – autour de Barbès, dans le 18arrondissement de Paris.

Puis ils se sont aventurés boulevard Rochechouart, le long du métro aérien vers Pigalle, pour investir dans un proxénétisme de catégorie supérieure et, parvenus à la hauteur du métro Anvers, ils ont poussé vers l’avenue Trudaine pour contrôler les parties de cartes clandestines qui duraient toute la nuit et parfois plus.

Ils ? Ce sont les malfrats originaires de Tunisie ou d’Algérie, natifs du bled ou enfants d’immigrés. Ils forment ce que Brendan Kemmet et Stéphane Sellami appellent la Maghreb connection. Au fil des années, ils ont marqué le paysage criminel français en commençant par chasser les Corso-Marseillais de Barbès et de Pigalle, puis ils ont pris part aux guerres de clans contre les Zemour et Francis le Belge.

Longtemps journalistes au service « Infos géné » du Parisien, les deux auteurs racontent la saga de ces personnages, dont ils connaissent le parcours à la perfection. Dans une sorte d’encyclopédie consacrée à la place des Maghrébins dans l’histoire contemporaine du grand banditisme.

Au sortir de la Libération, ces voyous venus du sud de la Méditérranée ont peu à peu gagné leur place dans le milieu. D’abord timidement, en jouant des coudes face aux Corses, qui occupaient la place depuis l’entre-deux-guerres, puis, la maturité acquise, en jouant du flingue pour s’imposer dans ce monde interlope.

Les années ont passé et d’autres – les Bekkouche alias Nono, Otmane dit « le Ninja », Nordine Mansouri dit « la Gelée », Mohamed Amimer qu’on appelait « le Grand Momo », ou encore Nordine Nasri surnommé « Nono le Barge »  – leur ont succédé dans les années 1990 et au début des années 2000. Eux sont « montés au braquo » contre les « tirelires à roulettes » (les fourgons transporteurs de fonds), ou à l’assaut contre les centres-forts (les entrepôts de cash).

Puis ils ont été doublés par la nouvelle génération. Celle-là fait dans le trafic de drogue qui garantit des fortunes rapides. Elle dilapide l’argent et sa jeunesse du côté de Marbella, sur la Costa del Sol, dans le sud de l’Espagne, en flambant au volant de 4 x 4 rutilants *. A la différence de ses aînés, cette génération a grandi dans les cités de l’Est parisien, du « 9-3 », des quartiers nord de Marseille ou de Nanterre comme le fameux Nono le Barge « amateur de belles sapes », criblé de balles dans la nuit du 15 décembre 2003, boulevard Haussmann, à Paris. Et il y a bien sûr les petites mains et même les enfants de leurs enfants (car la racaille, c’est comme la mauvaise herbe, ça prolifère) avec leurs armes blanches, armes de guerre du pauvre (avant de pouvoir s’équiper en armes lourdes), comme l’égrène chaque matin le ministère de l’intérieur !…

Mais, après tout et comme nous le répétons souvent, « VOUS LES AVEZ VOULUS, VOUS LES AVEZ EUS » !**

Le 24 mai 2021.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

(*) Vous souvenez-vous que nous réclamons, depuis la fondation du CER, que les forces d’l’ordre contrôlent systématiquement les grosses cylindrées qui circulent dans notre pays (précisément lorsqu’elles sont conduites par des Maghrébins ou autres bronzés) et puissent exiger la preuve fiscales qu’elles ont été acquises par le fruit d’un travail honnête et légalement déclaré (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2020/01/21/macron-et-castaner-le-cachent-aux-francais/). Contrairement aux apparences, ce n’est pas si difficile… à condition de le vouloir.

(**) En continuant inlassablement de voter pour ceux qui sont à l’origine de cette terrible situation. Alors, si vous n’en voulez plus, vous savez ce qu’il vous reste à faire. Il y a quatre élections en vue : les départementales et les régionales dans quelques semaines, la présidentielle en mai 2022 et les législatives en juin de la même année. Tout peut changer… à condition de le vouloir, mais rien ne changera (et même pire) si vous ne le voulez pas. Nous aurons fait tout ce qui est possible, et même au-delà, pour vous en convaincre. Désormais, l’avenir vous appartient.

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/

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