Fêtes celtiques

♦ Recension : Françoise Le Roux & Christian J. Guyon Varc’h, Les fêtes celtiques, éd. Ouest-France-Université, 1995, 215 p.

De l’immense corpus que ces deux grands savants ont ac­cumulé au long de leur existence et dont nous pouvons es­pérer qu’un jour il sera réuni in extenso en une seule collection, cet ouvrage, qui n’est sans doute pas le plus volumi­neux en apparence, nous paraît le plus éblouissant, irradiant d’une lumière qui sera pour beaucoup une révélation, plon­geant ses racines, non seulement dans l’antiquité la plus profonde et crépusculaire des anciens Irlandais et des an­ciens Celtes, mais par-delà notre propre monde, dans cet au-delà dont nos ancêtres n’ont jamais été séparés.

Car cet­te étude nous restitue outre la structure et la description des grandes fêtes de l’Irlande d’autrefois, qui reste le cadre de ce que nous savons de la civilisation de nos aïeux immortels et lointains, à partir de traces manuscrites souvent presque entièrement effacées ou déformées et après une longue quête héroïque à travers la forêt luxuriante et perfide des er­reurs et des fantaisies accumulées par les siècles, entrepri­se rendue possible par l’horizon qu’apporte à l’esprit une ex­ceptionnelle érudition, une rectitude de pensée, mais en outre cette intuition qui est un don de Dieu, qui leur a permis de s’aventurer dans ce clair-obscur, à la charnière des deux u­nivers, visible et invisible d’où sont issus les Celtes, comme si par un privilège particulier, les auteurs avaient pu un ins­tant s’abstraire du temps pour pénétrer dans l’éternité, re­trouvant par ailleurs les liens qui peuvent exister avec la civi­lisation de l’Inde primitive (les extrêmes du domaine indo-eu­ropéen se touchent parfois !) et l’origine polaire de la plus authentique structure de la pensée des anciens Celtes ;- au temps où ils parlaient encore une langue sacrée.

Ceci faisant de cet ouvrage — et c’est pour nous l’essentiel­ — un ensemble de réflexions d’une profondeur rarement attein­te et qui présente un apport fondamental à celles de l’huma­nité à la recherche de son identité, redécouvrant le principe du mythe éternel qui n’est pas soumis aux aléas du destin.

► Yann Bouëssel du Bourg, Nouvelles de Synergies Européennes n°13, 1995.

(recension extraite du journal nationaliste breton et fédéraliste européen Gwenn ha Du n°110, 1995)

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♦ Autre recension : F. Le Roux et Ch.-J. Guyonvarc’h, sans doute les deux plus grands spécialistes bretons (et européens) de la civilisation celtique signent un ouvrage fondamental sur les fêtes celtiques : Samain (1er novembre) et Belteine (1er mai), fêtes solsticiales ; lmbolc (1er février) et Lugnasad (1er août), fêtes équinoxiales. Ces quatre fêtes sont étudiées à partir de la littérature irlandaise médiévale dont les auteurs sont de parfaits connaisseurs. En outre, avec le grand courage qu’on leur connaît, le professeur Guyonvarc’h et son épouse, qui fut l’élève de Dumézil, n’hésitent pas à citer des auteurs aussi peu “académiques” que Tilak ou Guénon pour souligner l’origine polaire de la tradition celtique. Ils étudient en outre le temps et l’éternité dans la vision celtique du monde. Voilà un ouvrage à lire en parallèle avec La razzia des vaches de Cooley magnifiquement traduite en français par le même Guyonvarc’h (coll. “Aube des peuples” chez Gallimard), pour mieux découvrir le mental celtique, part importante de notre héritage ancestral.

► Patrick Canavan, Nouvelles de Synergies Européennes n°11, 1995.

http://www.archiveseroe.eu/tradition-c18393793/34

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