Après l’attentat de Rambouillet, émotion, compassion… À quand, l’action ?

Nouvelle attaque terroriste. Une policière égorgée à Rambouillet… Que fait le pouvoir ? Il s’émeut, présente ses condoléances, affiche sa compassion, affirme qu’il va agir, que rien ne pourra l’arrêter. Mais au-delà des mots, des postures, quelles décisions ? Quelles actions ?

Ces drames à répétition nécessitent des actions politiques concrètes. Or, la vie reprendra comme si de rien n’était, jusqu’au prochain . Rien ne changera, nos gouvernants vont continuer… puisque rien ne doit les arrêter ! Nous débattons, nous palabrons, nous nous gargarisons de notre grandeur d’âme républicaine, de nos principes dont nous confions la garde à des juges étrangers.

Pendant ce temps, l’ennemi frappe et progresse.

N’y a-t-il pas une usure démocratique dans cette marche forcée à la délibération permanente ? Un peuple peut-il passer son temps à être consulté ? Et le pouvoir à organiser des débats en forme de symposium jamais suivis d’effets ?

Le peuple ne s’use-t-il pas à force de donner son avis et de voter dans le vide – démocratie républicaine, démocratie participative, démocratie verte ,- d’exercer ce pouvoir qu’on lui reconnaît sur le papier mais dont on le prive dans les faits ? Comédie républicaine qui ferait sourire si la situation n’était aussi préoccupante.

Nos dirigeants brassent des principes dont ils se gargarisent. Ils passent leur temps à informer la population, à la plaindre, à la soigner, à la séduire, à la nourrir de subventions afin qu’elle n’ait pas le ventre vide, sans diriger. Or, toute organisation collective a besoin d’être dirigée, même s’il ne faut pas que ce soit de manière dictatoriale… Tout est dans l’organisation de l’État en fonction du principe de subsidiarité qui consiste à laisser à chacun la  et la plénitude de la décision qui lui incombe et lui revient à son niveau de responsabilité.

Le pouvoir  doit agir et arrêter de se battre la coulpe en invoquant des principes vides de toute valeur civilisatrice, cesser de débattre, de délibérer dans le cadre aseptisé des valeurs républicaines ! Un pouvoir ne pleure pas avec les victimes : il les soutient, les protège et donne à son peuple le courage de faire face à l’adversité.

Agir ! Être ! Convaincre ! Décider ! Terroriser les terroristes, comme disait Charles Pasqua. Redonner aux Français leur fierté nationale.

Ça suffit ! Il faut sévir. Il faut arrêter de baisser pavillon devant les thèses inclusionnistes, racialistes ou indigénistes. Tout ce qui nous affaiblit est à proscrire. Il faut rétablir l’ordre dans la rue et dans les têtes ! Il ne s’agit pas, comme le Président, de dire « Arrêtez-moi ou je fais un malheur » pour ne rien faire, si ce n’est d’aller faire des discours aux Invalides, mais d’assurer la  du territoire, pour de bon, tout de suite, sur tous les plans, en cessant d’avoir  de l’ nationale qui n’est pas un gros mot.

Assez de débats, de commissions, de délibérations, de sondages, de visites, de célébrations. Tout cela n’est que du « bla-bla ». Fini le baratin !

De l’action ! Une  respectée et soutenue. Une Justice qu’on cesse de mettre en accusation. Des ministres qui ne soient pas hantés par leur responsabilité ! Un État qui se fasse respecter ! Des fonctionnaires au service de l’État et de rien d’autre !

C’est d’un sursaut que nous avons besoin grâce à un État incarné, qui agisse et décide !

Ce n’est pas le virus qui nous fait la guerre, mais « on » nous fait la guerre et nous savons qui est « on » ; alors, arrêtons les palabres, par pitié !

Au boulot !

Le blog de Bernard Hawadier

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