Variant brésilien du Covid-19 : voici pourquoi la situation va s’aggraver en métropole.

Cette courbe extraite du site Covid Tracker illustre la montée du nombre de cas dépistés positifs au Covid-19 depuis mars 

C’est très simple. Parce que, aujourd’hui, la pandémie au Covid-19 explose au Brésil et, en particulier, du fait d’un variant apparu dans ce pays et dont les caractéristiques infectieuses sont particulièrement inquiétantes : plus contagieux, plus agressif que le virus initial et frappant tout particulièrement les plus jeunes avec une probable résistance à certains de nos vaccins. Or, du Brésil au département français de la Guyane, il n’y a qu’un pas seulement entravé par une frontière quasiment virtuelle et, surtout, réduite depuis longtemps déjà à l’état de… passoire !

Cette situation ne datant pas d’hier, il aurait été prudent de veiller davantage à l’imperméabilité de cette frontière. De sorte qu’aujourd’hui des regards inquiets se tournent désormais vers la Guyane où plus de 80% des contaminations sont désormais dues au variant brésilien (dit P.1) du Covid 19

Le constat est acté depuis début avril. « La circulation du virus responsable de la Covid-19 est en augmentation depuis quatre semaines » en Guyane, écrivait le 8 avril l’agence Santé publique France dans son bulletin épidémiologique. hebdomadaire. « Cette hausse concerne majoritairement l’Ile de Cayenne et le secteur des Savanes. La situation est calme dans les autres secteurs. Cette nouvelle hausse est à relier avec la hausse de la circulation des variants, qui se poursuit également. Le variant (P.1, identifié au Brésil) est majoritaire parmi les souches circulant en Guyane ». 

« Aujourd’hui, la très grande majorité des contaminations sont dues au variant brésilien, qui a jusqu’alors peu circulé en Guyane », constatait également mardi l’Agence régionale de Santé. D’où la mise en garde de sa directrice, Clara de Bort, sur Twitter : « La troisième vague qui démarre risque d’être bien plus forte que la deuxième, vigilance ! » Mercredi, 77 cas positifs avaient été dépistés sur 952 tests, et 28 hospitalisations étaient en cours, selon l’ARS de Guyane, pour une population de 300 000 habitants.

Toujours selon le site Covid Tracker, le taux de reproduction (nombre de personnes infectées en moyenne par une autre personne, sur une période de sept jours) est relativement élevé, à 1,56. Enfin, le taux d’incidence est de 141 cas pour 100 000 habitants sur les sept derniers jours. Un chiffre qui reste en deçà du taux d’incidence en métropole, mais qui est en très forte hausse (il a doublé en une semaine).

Interrogé le mercredi 14 avril, le préfet de Guyane, Thierry Queffelec, a récapitulé les mesures prises pour freiner l’épidémie dans le territoire ultramarin. « Depuis une dizaine de jours, explique-t-il, nous avons mis en place un couvre-feu à 19 heures. Aujourd’hui même on déclenche un plan blanc à Cayenne. Les autres hôpitaux à Kourou et Saint-Laurent-du-Maroni passent dans le niveau hôpital en tension ». Un cautère sur une jambe de bois !

« On se prépare pour une vague qui devrait arriver dans une dizaine à une quinzaine de jours. Cela fait près de trois semaines que l’on parle d’une troisième vague à l’opinion publique. »Thierry Queffelec, préfet de Guyane. Mais pourquoi tant de temps ? Simplement à cause de l’indiscipline de la population et de la crainte de violence sur le territoire…

Il a également annoncé que la Guyane travaillait à « la planification d’un deuxième vaccinodrome »« On n’a que du vaccin Pfizer, a-t-il précisé. Nous avons 6% de la population qui a été piquée au moins une fois, 3% est totalement vaccinée ». Il souligne aussi que 17 000 cas ont été recensés depuis le début de l’épidémie, « ce qui veut dire que 12% de la population a une séroprévalence ».

Alors que va-t-il se passer ? Là aussi c’est très simple. Le gouvernement se refusant obstinément à interdire les voyages depuis la Guyane vers la métropole (pour de stupides raisons d’égalité entre les territoires de la République, nous dit-on), le variant brésilien du Covid-19, déjà présent, ne va pas tarder à se répandre en France métropolitaine, en provenance de Guyane et transporté par les voyageurs. Et ce ne sont pas les tests antigéniques qui sont proposés aux arrivées à l’aéroport Charles-de-Gaulle, à Paris, qui y changeront quoi que ce soit.

Attendez-vous donc à apprendre que ce variant brésilien fait de plus en plus de victimes et que, par voie de conséquence, le retour à la liberté va s’en trouver retardé…

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2021/04/16/variant-bresilien-du-covid-19-voici-pourquoi-la-situation-va-saggraver-en-metropole/

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