Des économistes soutiennent le programme de Marine Le Pen

Un groupe appelé “Les Financiers éveillés”, composé d’économistes et de dirigeants dans le domaine de la banque et de la gestion d’actifs, publie une tribune dans Valeurs Actuelles pour soutenir le programme économique de Marine Le Pen, estimant que “le vote pour Marine Le Pen comme le seul authentiquement raisonnable d’un point de vue économique“. Extrait :

[…] Prenons alors l’actif ciblé, une entreprise, un immeuble ou une infrastructure, et attachons-nous à étudier le cadre dans lequel il s’insère : est-il déjà « sécurisé » ? Autrement dit, si l’investisseur achète une action, qui est un titre de propriété, a-t-il l’assurance que ce droit sera respecté, c’est-à-dire qu’il ne risque pas de se le faire ôter par la force, le vol ou la prévarication, ce qui advient souvent en cas de guerre, fussent-elles des guerres civiles larvées. Cette seule question en amène une autre : qui garantit ce droit ? Est-ce l’État régalien, qui sait concentrer sa capacité d’intervention sur ce pour quoi il est conçu, c’est-à-dire le monopole de la violence légitime ? Ou bien est-ce le voisin mieux armé ? Ce doit bien être une priorité d’un candidat à la présidentielle.

Faisons le tour de l’immeuble ou des bureaux en question, et interrogeons-nous sur la qualité des relations que l’ensemble de ce que l’on appelle les parties prenantes (salariés, sous-traitants, riverains) entretiennent. Quel degré de confiance mutuelle peuvent-ils s’accorder et de quoi cette confiance procède-t-elle ? De relations de confiance, de voisinage, de respect enfin d’un nécessaire récit commun qui pourrait être, par exemple, la France ? Assurément, c’est une priorité car sans ce projet, ce substrat commun, qui ne peut se bricoler artificiellement, tous les entrepreneurs vous le diront, la société ne tient pas. Les travaux de Robert D. Putnam sur la confiance constituent à cet égard une preuve irréfutable : plus la diversité au sein d’une société est grande, moins règne la confiance.

Enfin, attachons-nous au modèle économique de l’entreprise, qui doit nécessairement être rentable, c’est-à-dire capable de générer des profits en vendant un produit ou un service à un vrai prix de marché. Autant que possible, l’investisseur souhaitera comprendre la réalité de ce modèle économique, sa vigueur, son originalité, et se méfiera des prix artificiels et/ou des fausses réglementations. Ces mêmes réglementations souvent peu respectueuses des spécificités locales, car plus inspirées par une volonté aveugle d’uniformisation, par exemple à l’échelle européenne, que par le souci de préserver un tissu économique qui doit pouvoir se régénérer naturellement par le jeu de la libre entreprise.

Finalement, l’on trouve, dans ce rapide raisonnement de l’investisseur consciencieux, les piliers du discours de Marine Le Pen qui s’articule autour de trois idées simples, à savoir que l’État doit exercer son autorité, que la communauté nationale doit être préservée de sa possible dissolution et que l’Europe uniformisée est une aberration. Car il en va tout simplement de la capacité à générer de la richesse économique dans un pays. Le reste n’est que de l’enfumage. […]

Le débat est rouvert. D’autant plus que la facture économique de la crise sanitaire s’élèverait à 424 milliards d’euros, selon le ministre des Comptes publics. C’est l’équivalent de 20 % du Produit intérieur brut (PIB) de 2020.

https://www.lesalonbeige.fr/des-economistes-soutiennent-le-programme-de-marine-le-pen/

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