Désarroi !

Le billet de Patrick Parment

Depuis la fin du XIXe siècle, la science n’a cessé de démontrer sa capacité à déchiffrer les mystères de la nature et de donner à l’homme les moyens d’agir sur elle, afin, bien souvent, d’en corriger les excès. On pense à Pasteur et son vaccin contre la rage, la découverte de la pénicilline en passant par le nucléaire et la conquête de l’espace. La science est cette nouvelle religion qui, à l’image des dieux antiques, nous livre une autre explication du monde.

Cependant la science a aussi permis à l’homme une meilleure compréhension et une meilleure maîtrise de son corps en soignant de nombreuses maladies et en éradiquant de nombreux fléaux comme la variole, la tuberculose, etc. On en est même arrivé à parler d’anthropocène, c’est-à-dire à ce point où l’homme dicte sa propre loi à la nature. Il n’en reste pas moins, malgré tous ces beaux « progrès » que la nature nous réserve ses zones d’ombre et se montre, au final, toujours la plus forte. Notamment face à ces diables de virus qu’il s’agisse, en l’espèce, du sida, de la grippe et aujourd’hui du covid-19 et ses variants.

A cela une raison simple, la nature réagit toujours aux défis que lui lance l’homme à chaque fois qu’il modifie son environnement. Or, la bonne écologie n’est rien d’autre que d’établir un juste équilibre entre l’homme et son environnement. A partir du moment où celui-ci modifie, sans en mesurer les conséquences, ses écosystèmes « naturels » dirons-nous, la nature apporte une réponse qui n’a que peu à voir avec la morale. Une analyse des grandes pandémies auxquelles a dû faire face l’humanité en apporte la preuve. La peste par exemple, liée en grande partie aux conditions d’hygiène dans lesquelles vivaient nos concitoyens et transmise par les rats. On pense également à Céline et à sa thèse de médecine sur le médecin autrichien Ignace Semmelweis. Les exemples sont nombreux.

Et aujourd’hui, nous voici confrontés à une nouvelle pandémie, baptisée covid-19, qui a la particularité de toucher la terre entière à l’image de cette mondialisation qui régit désormais les rapports des hommes entre eux, tout à la fois économiques mais aussi touristiques. Et à l’image du transport aérien, les virus voyagent eux aussi. N’a-t-on pas soupçonné, à tort ou à raison, les Chinois d’être à l’origine de cette pandémie ? Et pour cause, la Chine d’aujourd’hui est certainement le pays qui a le plus modifié, transformé, maltraité son environnement au point qu’une pollution sévère règne sur nombre de ses grandes métropoles, Pékin en tête. On ne connaît pas encore les effets produits par la destruction des grandes forêts primaires comme l’Amazonie et tant d’autres en Afrique comme en Asie, où l’on voit des espèces animales, voire végétales, disparaître.

Toujours est-il que face à cette pandémie du covid, on paraît bien démuni. En peu de temps, on a vu surgir des vaccins dont au final on ne connaît pas vraiment l’efficacité. C’est peu dire que l’on « pédale dans la semoule ». Mais surtout, l’homme a fait preuve de son incapacité à mettre en œuvre une stratégie commune susceptible d’endiguer la progression du virus. En France, par exemple, nos gouvernants ont dit tout et le contraire de tout. De confinement en couvre-feu, nous sommes désorientés et cela ne sera pas sans conséquence quand nous sortirons la tête de l’eau. Entre réchauffement climatique et une mondialisation dont nous ne cessons de mesurer les effets pervers, l’homme de ce XXIe siècle est incontestablement confronté à des processus qui mettent en jeu sa propre survie. La première des nuisances, ne serait-elle pas cette mondialisation qui non contente d’épuiser la terre, nie profondément ce que l’homme a mis des siècles à ériger : son identité et sa culture.

Article de Synthèse nationale libre de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine.

http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2021/03/16/desarroi-6303835.html

Un commentaire sur “Désarroi !

  1. La découverte du vaccin contre la rage n’est pas le fait de Pasteur,
    mais d’Henry Toussaint dont il s’adjugea les travaux ! Antoine Béchamp
    et d’autres médecins et chercheurs de l’époque furent donc condamnés
    à rester dans l’ombre de l’histoire médicale.
    Cela dit, Pasteur, chimiste et physicien, a su tirer le meilleur parti de ces
    découvertes et la notoriété vint avec, sans oublier les fondations
    Carnégie et Rockefeller qui permirent, entre autres, de créer l’Institut…
    Bien évidemment, cela ne remet pas en cause les découvertes, et donc
    progrès, mais si l’on n’ajoute pas les multiples contraintes auxquelles le
    corps est aujourd’hui exposé, alors le bénéfice de cette partie de la science
    sera fort atténué, voire détourné de son véritable objectif… !

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