De la guerre froide au multilatéralisme, Washington veut toujours contrôler l’Europe.

L’avis de Jean-François Touzé
Le 12 mars 1947, le président américain, Harry S. Truman, présentait devant le Congrès des États-Unis, sa « doctrine » visant officiellement à l’endiguement du communisme.
Louable projet en apparence que celui de contenir l’abominable menace de la dictature rouge et la montée en puissance, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, des partis communistes au ordres de Moscou.
Mais le véritable objectif de ce vaste plan de soutien économique, militaire et « moral » aux démocraties avait un autre objectif : le contrôle absolu de l’Europe par les Etats-Unis et son asservissement par Washington dans la continuité de la politique wilsonnienne menée depuis 1918, et de la vision iréno-hégémonique de Roosevelt.
En s’abandonnant ainsi au bon-vouloir de l’Amérique, l’Europe occidentale échangeait un internationalisme pour un autre et se condamnait à n’être qu’un appendice continental d’une puissance étrangère, dépendance politique et sociétale au même titre – en plus riante – qu’elle l’aurait été sous main-mise du bloc soviétique.
Au moment où Joe Biden et sa nouvelle administration rompent avec l’isolationnisme – au demeurant très relatif – de Donald Trump et renouent, sous couvert de multilatéralisme, avec une politique interventionniste de relance internationale de la puissance américaine, il n’est pas inutile de se souvenir de ce que furent les vrais ressorts de la Guerre froide.

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