Sommes-nous condamnés à subir cette violence au quotidien ?

Jean Chichizola

Tags injurieux, véhicules brûlés, menaces, agressions physiques… Le tout sur fond de pressions communautaires, criminelles, racistes ou de mécontentements plus quotidiens… Jeudi, avant de faire un point sur l’islam radical, Gérald Darmanin a tenu à rencontrer des élus de Seine-Saint-Denis confrontés à la montée des violences dans l’exercice de leurs fonctions.

Le 16 février, Alain Ramadier, député LR du département, a posé une question au gouvernement sur la succession d’actes perpétrés contre la municipalité LR de Bondy (pneus crevés, projectiles dans les vitres, harcèlement, cyberharcèlement, menaces, voitures brûlées, intimi- dations, injures publiques…). Le 9 février, Rachid Younsi, adjoint au maire chargé des finances, était attaqué dans l’hôtel de ville par deux individus qui l’ont étranglé et bourré de coups de poing. Il s’est vu prescrire huit jours d’ITT et a porté plainte.

Jeudi, le dialogue républicain fonctionnait pleinement avec la présence de représentants de La République en marche, des Républicains, de La France insoumise, de l’UDI, du PS et du PCF. Tous notaient une aggravation de la situation et soulignaient le fait que ces exactions visaient tous les élus quelles que soient leurs étiquettes politiques.

« Le climat à changé »

Le préfet de Seine-Saint-Denis, Georges-François Leclerc, insistait sur «la nécessité de porter plainte et de ne pas se désister » pour permettre aux enquêteurs et à la justice d’agir. Le maire de Bondy, Stephen Hervé, a remarqué que certains des agresseurs présumés auraient déjà été mis en cause dans d’autres agressions mais cette fois contre un conseiller municipal de Bobigny, élu sur la liste du nouveau maire PCF. Députée LFI, Sabine Rubin, a rappelé d’autres menaces ou agressions comme celle ayant visé le maire divers gauche de L’Ile-Saint-Denis, Mohamed Gna- baly, qui a porté plainte après avoir découvert son portail maculé de croix gammées et de l’inscription « A MORT». Ou celle du maire PCF de Noisy-le-Sec visé par des tirs de mortiers tirés visiblement par des trafiquants de drogue dérangés dans leur trafic. ancien maire des Pavillons-sous-Bois, le sénateur LR, Philippe Dallier, qui fut élu pour la première fois conseiller municipal en 1983, explique que «le climat a changé. Des bandes violentes cher- chent à mettre la main sur les élus, pour occuper des emplois, obtenir de l’argent. Cela n’existait pas dans les années 1980 ou 1990. La solution, c’est la rapidité de la riposte, l’interpellation des auteurs et des condamnations sévères ». Le ministre de l’Intérieur évoque lui aussi un « changement de climat » en soulignant que « ces attaques contre des élus, urbains comme en Seine-Saint- Denis, à Rillieux-la-Pape ou à Valence, ou en milieu rural, comme à Signes en 2019, s’accompagnent d’une hausse générale des agressions contre les personnes dépositaires de l’autorité, policiers et gendarmes, pompiers, enseignants… Il faut être intransigeant sans chercher d’excuses aux agresseurs et réaffirmer l’autorité ». Au- delà des mots, les bases de la police et de la gendarmerie nationales ont intégré les numéros de téléphone des maires de France pour que leurs appels soient traités prioritairement et les procureurs de la République ont reçu pour consignes de traiter en urgence toute plainte ou signalement portés à leur connaissance.

Source : Le Figaro 19/02/2021

http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2021/02/19/sommes-nous-condamnes-a-subir-cette-violence-au-quotidien-6298564.html

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