Une dissolution stupide et scandaleuse

Dès le 26 janvier le Darmanin avait fait savoir, par le canal désormais habituel de son compte Twitter, qu’il avait demandé à ses services, de réunir les éléments qui permettraient de proposer la dissolution du mouvement Génération Identitaire.

Le 12 février, on apprenait que 4 [quatre] fonctionnaires du Ministère de l’Intérieur s’étaient rendus au domicile du président de GI. Ils ont officiellement notifié l’intention du gouvernement d’engager la dissolution de son association.

Gilles-William Goldnadel, a immédiatement accepté d’être l’avocat de Génération identitaire dans cette affaire.

Le 14 février, dans un entretien donné à Valeurs actuelles, il dénonce une atteinte à la démocratie et ce qu’il appelle la schizophrénie française sur la question de l’immigration.[1]

Le 15 février, Franck Deletraz consacrait à ce scandale l’éditorial de Présent[2]. Il soulignait à son tour combien elle « ne repose sur aucun fait sérieux », et surtout « qu’elle témoigne d’une grave dérive totalitaire de la Macronie. »

Cette dérive vient certes de loin. Dès 2019 au moment de la dissolution non moins scandaleuse et stupide du Bastion social de Strasbourg nous pouvions prévoir que celle de Génération Identitaire suivrait.[3]

On ne doute pas que les fins limiers du Darmanin ont du réunir d’intéressantes informations sur ce groupe. Il sera intéressant d’en connaître la teneur exacte et exhaustive.

Officiellement créé en 2012 il remonte en réalité au début des années 2000. En près de 20 ans Génération Identitaire a prouvé qu’elle se tenait, à l’instar [techniquement] d’un mouvement comme Greenpeace, toujours dans les limites de la légalité.

N’ayant commis, par doctrine et méthode, aucune violence, aucun acte illégal, on ne lui reproche que ses démonstrations spectaculaires. Les petites hyènes gauchistes qui polluent les sites contributifs comme Wikipédia sont bien obligées de déplorer, comme l’effet sans doute de sa perversité supplémentaire, qu’en dernière instance, la magistrature syndiquée a toujours été amenée à constater la licéité de leurs actes.

Remontant à 1936, la loi inique et bancale sur laquelle se fonde la faculté discrétionnaire, pour les gouvernements qui se disent républicains, de dissoudre telle association qui leur déplaît vise les milices privées, dès lors qu’elles se fixent pour but de porter atteinte à la forme républicaine du gouvernement. Il est n’est que trop évident que Génération identitaire n’appartient pas à cette catégorie. Au contraire bon nombre de groupements islamo-gauchistes s’y rattachent impunément.

Ainsi le Darmanin, transfuge de la fausse droite devenu fourrier de la vraie gauche s’apprête à réprimer des jeunes gens qui agissent en défenseurs du pays et en application de la loi, ceci au moment même où le CCIF se reconstitue impunément en Belgique.

Il montre en même temps son incompétence.

En effet dans un tel contexte la démarche oblique du Darmanin prétend se fonder sur l’alinéa 6 de l’article L.212-1 du Code de la sécurité intérieure, qui vise les organisations provoquant « à la discrimination, à la haine, ou à la violence envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, soit propagent des idées ou théories tendant à justifier ou encourager cette discrimination, cette haine ou cette violence ».

Or, Génération identitaire n’entre en rien dans cette définition.

Le décret arbitraire de dissolution s’expose à être cassé en dernière instance par la justice.

En attendant les défenseurs de la liberté, toutes tendances confondues, ont le pouvoir et par conséquent le devoir de se mobiliser. En 2015, ils se voulaient tous « Charlie » : ils nous conduisent en 2021 à nous dire tous « GI »…

GI dispose maintenant de 10 jours pour répondre à l’annonce du ministère de l’Intérieur. Et, faute d’éléments nouveaux, Beauvau précise que la dissolution sera « très probable sous 15 jours ».

Cela veut dire que le gouvernement hésite encore. Il est donc encore temps de le faire reculer.

Une pétition est en ligne.[4]Et surtout, le 20 février à Paris, tous les amis de Génération Identitaire qui le pourront ont prévu de défiler, pacifiquement comme toujours, de Denfert-Rochereau à Saint-Michel. Cette manifestation légale et déclarée risque donc seulement, en principe, de voir son itinéraire déplacé par la Préfecture de Police.

Il semble d’ailleurs que le pouvoir se sent lui-même dans l’impossibilité de la faire encadrer par les CRS, supposés conscients du bien-fondé de l’action de Génération Identitaire. On préférera sans doute en haut lieu requérir les gendarmes mobiles…

L’ordre ne règne pas dans les banlieues, dans les zones de non-droit et autres territoires de France, perdus par la république.

Le Darmanin prétend l’imposer dans la Capitale.

JG Malliarakis  

Apostilles

[1] cf. VA N° 1865 daté du 15 février 2021

[2] cf. Dissolution de Génération identitaire

[3] cf. L’Insolent du 29 avril 2019 « De la dissolution comme un des Beaux-Arts »

[4] Sur le site pro-diffusion.com. On peut aussi pétitionner, contribuer financièrement ou adhérer sur le site de Génération identitaire.

https://www.insolent.fr/2021/02/une-dissolution-stupide-et-scandaleuse.html

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