« On pond donc l’enfant et on le confie à l’Etat… On se croirait dans l’URSS »

Le député ex-LREM Agnès Thill est interrogée dans Valeurs Actuelles. Elle ne mâche pas ses mots sur les délires du gouvernement :

Vous quittez tout juste l’hémicycle en pleine discussion du projet de loi de lutte contre la souffrance animale, est-ce qu’au vu de la crise sanitaire, le débat à l’ordre du jour à l’Assemblée nationale n’est pas en décalage complet avec les priorités des Français ?

Cette majorité est parfaitement indécente et ridicule ! On parle dauphins et cétacés alors même que les Français sont plongés dans une grande détresse psychologique et misère sociale à force de subir confinements et couvre-feux successifs. 

J’étais avec des étudiants hier qui me faisaient part de leur grande détresse, du manque d’envie de se battre qui les étreint progressivement. Ils ne vivent que pour travailler derrière leurs ordinateurs, privés de toute vie sociale, et de l’élan propre à leur jeunesse. « Le gouvernement, avec toutes leurs restrictions, éteignent toute vie en nous », m’ont-ils confié. C’est effroyable !

Vos petits camarades de LREM ne semblent pas vraiment vous manquer…

Absolument pas ! Quand je vois la tournure que prend cet idéal démocratique auquel j’ai tant cru insufflé par Macron en 2017. J’ai été tellement déçue. Lorsque je faisais campagne aux législatives pour En Marche, on rêvait à un mode de gouvernement laissant la part belle à la société civile, et aujourd’hui on a une multitude de comités Théodule qui remplacent les élus : conseil scientifique, Français tirés au sort pour se prononcer sur la stratégie vaccinale du gouvernement, la convention citoyenne pour le climat… On nous demande de nous asseoir sur des libertés fondamentales ! Le gouvernement ne consulte plus le Parlement, les élus sont sommés de lui donner un blanc-seing. On est dans un véritable déni de démocratie ! Ils ne me manquent pas du tout.

Vous accusez Macron de dérives totalitaires ?

Il retire peu à peu nos libertés fondamentales. Sans l’intervention des évêques qui ont déposé un recours au Conseil d’Etat, la liberté de culte était en danger. Le monde catholique est docile, se disent-ils. Demain, c’est la liberté d’enseigner qui est mise à mal avec la loi contre le séparatisme à l’étude la semaine prochaine. 1,6 % des enfants suivent une instruction à domicile. Cela ne mettra pas grand monde dans la rue, imaginent-ils ! L’instruction en famille n’a rien à voir avec le séparatisme. Ce qui est dramatique, c’est que la seule éducation possible est celle imposée par l’Etat, dès trois ans. On dessaisit les parents de leurs responsabilités à cet égard. On pond donc l’enfant et on le confie à l’Etat… On se croirait dans l’URSS des années 60 ! Ce qui est saisissant c’est que dans les dérogations qui encadreront bientôt cette liberté fondamentale, il y a le handicap. Allons bon, l’Etat est donc incompétent à inclure des enfants porteurs de handicap ? […]

https://www.lesalonbeige.fr/on-pond-donc-lenfant-et-on-le-confie-a-letat-on-se-croirait-dans-lurss/

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