Le Système est l’héritier du Terrorisme révolutionnaire, négationniste/révisionniste et matrice des Totalitarismes modernes (11)

Aujourd’hui (11) : Père de Lénine et de « tous les autres », Robespierre incarne, d’une façon presque « chimiquement » pure, l’idée moderne de la révolution et de la table rase…

(documents tirés de notre Album : Totalitarisme ou Résistance ? Vendée, « Guerre de géants… »)

Aujourd’hui, Robespierre porte costume et cravate, il affiche une apparence distinguée, et loge sans vergogne dans les appartements de la Royauté, tâchant de ressembler à ces autres Rois ou Présidents du monde.

Mais il ne s’agit que d’un masque, d’une leurre, d’une Tartuferie institutionnalisée : c’est « le chaos figé des conservateurs du désordre » qui est en place, sous des apparences « normales » et policées; et ce chaos n’est rien d’autre que l’héritier assumé du « chaos explosif des révolutionnaires ».

Voici quelques exemples de ce que fut ce « chaos explosif » des révolutionnaires de 1789/1793, si fanatiques qu’ils ont eux-mêmes baptisé leur méthode de gouvernement (?) « la Terreur »; de ses aspects monstrueusement inhumains, d’une atroce barbarie, qui préfiguraient les épouvantables horreurs du marxisme-léninisme et du nazisme…

Et voilà pourquoi, chaque année, nous signalons cette date du 21 janvier à nos compatriotes comme celle du début de notre décadence, comme l’origine de tous nos maux, comme la matrice et le ventre – hélas fécond – d’où sont sortis les abominations qui ensanglantent le monde depuis lors…

Voici quelques aspects de ce que fut la Terreur révolutionnaire en Vendée, et ce qu’en ont dit quelques uns de ceux qui ont oeuvré à sa mise en œuvre « systématique », au sens premier du terme…

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Aujourd’hui (11) : Père de Lénine et de « tous les autres », Robespierre incarne, d’une façon presque « chimiquement » pure, l’idée moderne de la révolution et de la table rase…

(documents tirés de notre Album : Totalitarisme ou Résistance ? Vendée, « Guerre de géants… »)

(source : Patrice Gueniffey, interrogé par Pascal Perrot)
– Quelle place Robespierre occupe-t-il dans la mémoire républicaine ?
Le consensus républicain sur la Révolution française, au début de la IIIe République, s’est fondé sur l’exclusion de Robespierre du Panthéon des grands hommes de la décennie 1789-1799. Cette interprétation, forgée par les Thermidoriens dès le lendemain de la chute de Robespierre, a été popularisée par les manuels scolaires canoniques (Lavisse, Malet et Isaac) de la Belle Epoque. La IIIe République acceptait tout de 1789 à la chute des Girondins (juin 1793), et triait dans la période qui commence en juin 1793. Elle acceptait Danton et Carnot, qui représentaient la défense nationale, et refusait Robespierre, qui incarnait la guerre civile et la Terreur. Par ailleurs, le culte de l’Etre suprême cher à l’Incorruptible était suspect aux yeux de ces anticléricaux. C’est à l’occasion du centenaire de la Révolution, en 1889, qu’est érigée la statue de Danton place de l’Odéon à Paris. Le représentant de cette sensibilité parmi les historiens de l’époque, c’est Alphonse Aulard.
– Pourtant, Clemenceau et Jaurès revendiquaient « l’Incorruptible » ?
Oui, mais l’un était radical et l’autre socialiste, donc beaucoup plus à gauche que les « pères fondateurs » de la IIIe République (Jules Ferry, Jules Grévy, Jules Simon, etc.). Après eux, le PCF va batailler pour réintégrer Robespierre dans la mémoire glorieuse de la Révolution. L’historien Albert Mathiez est l’interprète de cette thèse à l’université. Il célèbre l’Incorruptible en raison même de la Terreur, instrument, à ses yeux, de l’égalité sociale projetée par Robespierre. Et il est vrai que celui-ci préconisait un impôt progressif sur le revenu, idée qui révulsait jusqu’aux Montagnards respectueux de la propriété privée.
– Les pétitionnaires qui demandent une rue Robespierre à Paris reprennent donc une revendication classique des communistes ?
En effet, mais sans l’assumer. Le PCF, du temps de sa puissance, réclamait une rue Robespierre à Paris (il y en a, et même une station de métro, dans les anciens bastions communistes) en se fondant sur son action, laquelle incluait la Terreur. Aujourd’hui, leurs épigones demandent une rue Robespierre en alléguant qu’il n’était pour rien dans la Terreur. C’est le paradoxe: ces pétitionnaires rabaissent le rôle historique de l’Incorruptible afin de le défendre. Ils le rapetissent pour le rendre plus présentable. En somme, c’est une réhabilitation de la Terreur qui n’ose pas se revendiquer comme telle, avec des arguments sommaires. Une sorte de Nuit Debout appliquée à l’interprétation de la Révolution.
– Sur le fond, Robespierre était-il responsable de la Terreur ?
Robespierre est l’un des responsables, parmi d’autres, de la Terreur qui a débuté en 1793. A l’époque, d’autres (Fouché, Tallien, Barras), envoyés en mission en province, sont beaucoup plus directement responsables de massacres. En revanche, Robespierre est le principal responsable de la Terreur pendant la période qui va de l’exécution de Danton en avril 1794 à sa propre chute en juillet. La loi du 22 Prairial (10 juin 1794), la plus terroriste de la Révolution, est son œuvre et inaugure la Grande Terreur. Elle supprime les rares garanties procédurales encore accordées aux accusés. Et le tribunal révolutionnaire n’a qu’une alternative: l’acquittement ou la mort. Dès lors, la guillotine fonctionne à une cadence exponentielle. Jusqu’alors, les partisans de la Terreur l’avaient justifiée par les circonstances exceptionnelles (la nécessité de punir les ennemis intérieurs et extérieurs). A partir de Prairial, et par la volonté directe de Robespierre, la Terreur devient consubstantielle à la Révolution. La Terreur n’a plus d’objectif précis ni de fin assignée. Son objectif est de paralyser toute opposition, mais elle multiplie aussi les adversaires de Robespierre, qui ont peur pour leur tête. C’est une période où il n’y a plus ni lois ni règles. Le seul enjeu, pour les conventionnels, c’était de rester en vie.
– Diriez-vous que la Grande Terreur a été une expérience proto-totalitaire ?
Oui, cette période a vu l’invention du phénomène idéologique tel qu’on le verra ensuite dans d’autres révolutions. Du reste, Lénine s’en est inspiré pour élaborer sa théorie de la conquête du pouvoir et de la terreur comme instrument au service de la révolution. Pour que l’hécatombe se transforme en un massacre sans exemple dans l’histoire, il ne manquait rien: il y avait une idéologie, une rhétorique du bouc émissaire, la paranoïa révolutionnaire, le culte du chef (l’Incorruptible), des comités, des tribunaux d’exception, un système de surveillance et de délation généralisé. Il ne manquait qu’une chose: le parti. Les jacobins, malgré leurs efforts, n’ont jamais réussi à former un parti homogène et centralisé. Heureusement. Ce qui fait le grand intérêt de Robespierre, c’est précisément la responsabilité, en grande partie, de la Terreur. Il incarne, d’une façon presque «chimiquement» pure, l’idée moderne de la révolution et de la table rase.

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2021/01/11/le-systeme-est-l-heritier-du-terrorisme-revolutionnaire-nega-6289499.html

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