L’épidémie est entrée dans une phase de décélération

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 Malgré les annonces alarmistes sur le nombre de cas (qui n’a rien à voir avec la situation épidémique et clinique), nous pouvons observer pour la première fois depuis deux mois une décélération de l’épidémie. Je vous donne les éléments pour juger. C’est une photographie de la situation amenée être confirmée, plus ou moins, sans exclure une infirmation. Les restrictions politiques annoncées ne sont pas justifiées par la situation sanitaire. Vous pouvez diffuser cette analyse, y compris à vos élus, si vous pensez qu’elle peut éclairer et si vous voulez respirer et reprendre une vie normale.

 Sapere aude ! Aies l’audace de savoir ! (Kant)

 § 1) Bien comprendre les chiffres (ce §1 n’est qu’indicatif, l’essentiel est à lire dans le §2)

 Le suivi de l’épidémie de Covid-19 utilise principalement neuf à dix chiffres, les cinq premiers sont obtenus avec les tests RT-PCR, les cinq autres sont d’origine clinique, avec les remontées transmises par les hôpitaux vers Santé publique France. C’est la première fois qu’une épidémie est suivie en « traquant » le virus avec des tests. Cet outil s’est révélé à double tranchant. Il a faussé la vision de la réalité au lieu de permettre une maîtrise plus efficace. Parce qu’il n’a pas été utilisé à « bon escience »

 Les cas de coronavirus. Les gens se font tester, qu’ils soient malades ou pas. On parle alors de cas sans savoir ce que signifie ce chiffre. Ce ne sont pas des malades puisque la plupart sont asymptomatiques ou peu ou alors cas contact. Les médias lancent au tout venant que ce sont des cas de contamination. Là aussi, c’est faux. Les contaminations peuvent dater de plusieurs jours, voire semaines et de plus, les tests ne permettant pas d’évaluer la réalité de la circulation virale. On en est sans doute à plus de 100 000 contaminations par jour. Les cas ne veulent rien dire.

 Le taux d’incidence. Je ne vais pas revenir dessus. L’augmentation du taux d’incidence repose à la fois sur la variation de positivité de la population testée et du nombre de tests effectués. Par exemple vers le 30 juillet la positivité était de 2% et le nombre de cas entre 1000 et 1500. Vers le 25, le nombre de cas dépassait les 15 000, autrement dit, multiplié par 10 à 15, alors que la positivité frôlait les 8 %, soit un décalage par un facteur 4. Le taux d’incidence est faussé. Le nombre de contaminations par jour est plus près de 100 000 voire plus.

 Le taux de positivité. Il représente le pourcentage de tests positifs à la PCR sur les sujets testés. Il indique la prévalence du virus avec deux biais, l’un statistique, car les gens testés ne représentent pas un panel de la population, l’autre lié à la présence tardive du virus qui parfois, n’est plus opérationnel. Ce taux néanmoins est utile et c’est le seul chiffre virologique que je retiendrai.

 Clusters. Lorsque au moins trois personnes sont testées positives voire suspectes, appartenant à une même communauté ou ayant participé à un rassemblement. Le cluster est un concept nouveau appartenant à la novlangue de la nouvelle épidémiologie inventée pour le Covid. L’épidémiologie conventionnelle utilise plutôt le concept de cas groupés, autrement dit des malades issues d’un regroupement. Les quelque dix malades gravement atteint début janvier présent sur le marché de Wuhan étaient un exemple de cas groupé.

 R0. En épidémiologie classique, le R0 désigne le nombre moyen de personnes contaminées par un patient porteur d’une maladie virale. C’est un indice controversé, surtout dans la nouvelle version Covid où ce chiffre est calculé avec les malades et les cas testés. On ne sait plus si c’est de la science exacte ou de la géomancie.

 Les entrées journalières en hospitalisation. Ce chiffre n’est pas significatif. Il mesure les enregistrements des patients conduits aux urgences par les pompiers ou le SAMU. Une majorité ressort la journée ou le lendemain, après avoir été testé.

 Les entrées journalières en réanimation. Ce chiffre mesure le nombre d’hospitalisés transférés en service de réanimation. Comme pour le chiffre des hospitalisations, une fluctuation se produit pour des raisons d’enregistrement si bien qu’il n’y a aucun sens à diffuser ces chiffres comme le font les médias qui visiblement, ne veulent rien apprendre (ils ignorent le Sapere aude de Kant). En revanche, le nombre d’admissions en réanimation est un indicateur fiable de la prévalence des formes critiques du Covid-19, sous réserve d’un lissage, autrement dit un décompte hebdomadaire, comme cela figure dans les bulletins de Santé publique France établis chaque semaine.

 Hospitalisation en cours. Ce chiffre indique le nombre de patients présents dans les hôpitaux et testés positifs au coronavirus. S’y ajoutent semble-t-il quelques cas suspects de Covid. Il reflète l’épidémie en indiquant la prévalence des formes avancées devenues aggravées.

 Réanimation en cours. C’est le chiffre sensible, dont la remontée produit une montée encore plus importante des craintes et inquiétudes. Il donne une photographie assez fidèle de l’épidémie qui galopa en mars mais pour l’instant ressemble à une marée montante à faible coefficient

 Les décès. Ils fluctuent et ne devraient pas être annoncés chaque jour. Ils résultent de l’addition des patients décédés à l’hôpital, ce qui ne signifie pas qu’ils sont morts du Covid mais mort en ayant le Covid ; et des décès enregistrés dans les maisons de retraites, sur la base de suspicion de Covid.

 § 2) Analyse des derniers chiffres

 Les chiffres nationaux et régionaux constituent un véritable labyrinthe. Je vais essayer de trouver un fil d’Ariane et le tisser. Ce n’est pas simple, sauf si l’on part du bon endroit.

 a) Premier constat, la corrélation entre le taux de positivité et les chiffres cliniques. En regardant au bon endroit, on s’aperçoit d’une corrélation entre la montée du taux de positivité, la croissance des hospitalisations en cours et celle des réanimations. Ces deux chiffres offrent une image lissée de l’épidémie. De plus, cette corrélation apparaît à travers un petit détail. Du premier au 10 septembre, la positivité a interrompu sa course et a affiché une sorte de palier, autour de 5.5 %. Observez maintenant la courbe des hospitalisations et des réanimations, on repère la trace de cet infléchissement avec un décalage de deux semaines. Plus généralement, les courbes de positivité et de lits occupés se suivent depuis trois mois. A la mi-août, la positivité s’accélère, franchissant les 4% le 19. Trois semaines plus tard on observe une accélération des réanimations sans que la croissance ne soit exponentielle, tout au plus une légère accélération. Il devrait être possible d’établir une correspondance moyennement éclairante entre le taux de positivité et les chiffres cliniques, plus précisément les réanimations (les « entrées », les « en cours ») ainsi que les décès.

 b) Le tableau suivant indique pour chaque semaine le taux de positivité établi le lundi, le nombre de réanimations en cours en date du jeudi et le nombre de décès sur la semaine.

Sx  positivité réa notées le jeudi décès

S 31 – 27 juil ; 1.5  ;  350

S32 – 3 août ; 2.2  ;  360

S33 – 10 août ; 3.1  ; 350  ;  < 100

S34 – 17 août ; 3.8  ; 370  ;  100

S35 – 24 août ; 4.4  ; 380  ;  100

S36 – 31 août ; 5.4  ; 458  ; 130 

S37 – 6 sept ; 5.6  ;  593  ; 175 

S38 – 13 sept ; 6.4  ;  796  ;  250

S39 – 21 sept ; 7.7  ; 1041  ;  340

S40 – 28 sept ; 9.1  ; 1259  ;  400

S41 – 5 oct ;  10  ; 1418

 c) Les chiffres donnent un peu le tournis car il n’y a pas de formules mathématiques reliant toutes les données. On note que dans les départements sensibles comme les Bouches-du-Rhône, le Rhône, la Gironde, une augmentation sensible des réanimations a suivi la croissance de la positivité, plus importante qu’à l’échelle nationale où l’on note aussi ce décalage de 2 à 4 semaines, de S36 à S40. A partir de S40, on ne peut plus voir clairement la situation puisque la gestion des tests a été modifiée. Les stands de test n’accueillent plus que les gens munis d’une ordonnance dans certains départements. Cela a le mérite de limiter l’augmentation du taux d’incidence tout en faisant croître la positivité. On note ainsi une montée en flèche de la positivité fin septembre mais de faible amplitude, quelque 2 points. Pour info, le nombre de personnes testées et enregistrées est passé de 1 070 000 en S38, à 925 000 en S39, puis 860 000 en S38.

 On ne peut pas établir une proportionnalité entre le taux de positivité et les autres chiffres. Juste un décalage temporel et une augmentation des réanimations qui n’explose pas et semble suivre la positivité avec une règle approximative. Un calcul sommaire permettrait de prévoir un seuil rapidement atteint (un à deux mois) dans les réanimations en cours. Disons 2500 avec une répartition sur les régions plus importante que pendant la vague de mars. On est loin du pic de 7000 enregistré début avril et concentré sur quelques régions.

 d) Il reste maintenant le « plat de résistance », autrement dit l’analyse des données enregistrées en hospitalisation puis les décès. Le chiffre des lits occupés est déterminant pour la gestion de crise. Après une très légère accélération pendant tout le mois de septembre, une très légère décélération est notée. Du 01/10 au 08/10 on note 153 réanimations de plus. Voici l’augmentation des réanimations relevée d’un jeudi à l’autre :

 145 ; 203 ; 245 ; 218 ; 153

 Après une phase de légère accélération nous entrons dans une légère décélération qui reste à confirmer. Les chiffres des dix derniers jours n’indiquent pas une aggravation mais une tendance à la stabilisation. D’ailleurs le dernier bulletin émis par Santé publique France confirme cette tendance. Les entrées en hospitalisations sont pratiquement au même niveau en S39 et S40 avec une décélération observée dès la S38. Pour les entrées en réanimation, on note une augmentation de presque 200 entre S38 et S39, la semaine suivante, cette augmentation dépasse de peu les 100. Quant à la mortalité, la décélération se confirme avec 400 nouveaux décès dans les hôpitaux en S40. Pour info, une grippe dure trois à quatre mois et le chiffre de 1000 décès par semaine est souvent atteint.

 e) Il ne reste plus qu’à conclure. Les chiffres indiquent une décélération de l’épidémie. Pourtant, il y a un décalage entre le nombre de test positifs et les données cliniques. C’est tout simplement parce que les deux paramètres ne mesurent pas la même chose. La clinique mesure l’épidémie réelle, celle qui cause des pathologies sévères, alors que les tests mesurent la prévalence d’un virus qui s’est considérablement atténué et produit essentiellement un rhume. Pourtant, la confusion est entretenue par la « secte scientifique » conseillant Macron et affolant les Français. Cette « secte » ne peut-elle ou ne veut-elle entendre ? La réponse ne sera pas explicitée dans ce papier.

 Le dernier chiffre dont je dispose en date du 9 octobre indique 21 réanimations de plus, ce qui est consistant avec un rythme de 150 par semaine. En IdF, il y a 3 réa en plus, soit moins d’un pour cent ; à Paris une de plus et l’on nous fait croire à une marée de grande intensité. En Gironde, placée en écarlate, seulement 26 lits sont occupés en réanimation pour le Covid (- 3), 26 c’est le chiffre pour le 11 septembre. En Gironde, les réanimations sont pratiquement stabilisées depuis un mois. La marée girondine a atteint un seuil de 35 le 22 septembre. La décélération laisse espérer un plateau d’ici quelques semaines, sans vague. Si cette tendance est durable, elle sera confirmée dans une à deux semaines. Les plateaux ne seront pas d’une grande ampleur et seront atteints avec quelques décalages selon les départements. Rien ne justifie un accroissement des mesures de restriction. Le décalage entre la situation réelle et les restrictions politiques incline à développer une explication. Je ne le ferai pas ici.

 f) L’explication de la situation épidémique tient au fait que le virus circule de plus en plus mais que la réaction des infectés prend l’ascendant et donc, que le virus s’atténue en agressivité. C’est ce qui explique la faible intensité de l’épidémie depuis deux mois alors que la circulation du virus n’a cessé d’augmenter. La virologie transversale a les possibilités d’expliquer ce phénomène (voir lien plus bas). L’immunité collective devient possible et plausible. Il n’y aura pas besoin de vaccin.

Les chiffres de l’épidémie en temps réel ici

https://www.cascoronavirus.fr/

Pour suivre l’épidémie avec des courbes

https://www.linternaute.com/actualite/guide-vie-quotidienne/2489651-covid-19-en-france-derniers-chiffres-courbes-cartes-toute-l-evolution-du-coronavirus/

Santé publique France

https://www.santepubliquefrance.fr/dossiers/coronavirus-covid-19

La thèse du Covirhume et du Covid qui explique une fin prochaine de l’épidémie

https://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/covid-19-et-covirhume-la-virologie-227456

https://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/l-epidemie-est-entree-dans-une-227674

Un commentaire sur “L’épidémie est entrée dans une phase de décélération

  1. Simple précision :
    peu ou prou, 610 000 décès annuels recensés en France, et en augmentation,
    soit une moyenne de 49 000 PAR MOIS, donc, environ, et en moyenne, 1500 PAR JOUR.
    Sur 8 mois de l’année, il y aurait eu 392 000 décès moins les 32 500 dus, en principe et
    sans aucune certitude, à la Covid19.
    Ce sont donc, approximativement, 360 000 décès dont il faudra expliquer dans quelle case
    ils aurons été classés… ! Le propos, sans morbidité, cela va se soi, n’est en fait qu’un rappel
    de faits connus et référencés. Voir INSEE.
    Par ailleurs, ces chiffres sont sans aucun doute sous-évalués.
    Enfin, un chiffre qui concerne les Etats-Unis :
    2 900 000, environ, décès annuels recensés, 242 000 par mois, 8100 par jour.
    Des questions à se poser par rapport aux chiffres officiels et la sévérité de cette Covid19 ?

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