
Les citoyens qui réfléchissent – ils sont de plus en plus nombreux – savent que l’euro est un outrage à l’intelligence et une escroquerie au service de l’européanisation. Cette perspective n’est qu’une simple étape vers la mondialisation bancaire. Une monnaie, c’est élémentaire, doit refléter une économie. Dans un État souverain, elle est une réserve de valeur qui dépend d’une concertation entre le gouvernement, le Trésor public et la Banque centrale.
Elle est fixée à un taux permettant de stimuler les productions, juguler l’inflation, ou encore éviter cette cohabitation entre un ralentissement de la croissance et une forte inflation que d’aucuns nomment surchauffe économique. Bref, pour piloter une économie finement il faut quelques outils dont le principal demeure la monnaie. Elle est émise par la seule banque centrale dont les banques commerciales sont, en quelques sortes, les clientes. Dans les organisations gouvernementales anglo-saxonnes ces banques privées sont les actionnaires de la banque centrale indépendante de l’État ce qui fait que les banquiers pèsent lourdement sur la politique de ces pays. En effet, la banque centrale et ses actionnaires, détiennent plusieurs instruments qui leur permettent de faire varier la masse monétaire en circulation et le coût des crédits accordés aux particuliers et aux entreprises. C’est un pouvoir considérable.
Les gouvernants français, éduqués par Bilderberg, la Trilatérale, la French american foundation, et fidèles de Davos, sont parmi les serviteurs de l’État profond. Il sont convaincus de la pertinence d’une planète dirigée par les banquiers. Ils ont ainsi, par l’euro, concédé à l’étranger ce formidable moyen de gérer le développement et la prospérité de notre nation, d’autant que, pas plus que le dollar, l’euro ne s’appuie sur l’or.
Désormais nous subissons cette monnaie unique – et non pas commune – dont le taux fixé à Francfurt-am-Main, où siège la BCE, stimule surtout la prospérité allemande, mais handicape, peu ou prou, les autres économies, dont singulièrement la nôtre. J’ajoute, et ce n’est surtout pas neutre, que la langue parlée depuis sa création dans cette banque est l’anglais, celle qui est pratiquée à Wall-street, à la Fed et à la City, à l’exclusion de toute autre. En substance la langue des banquiers anglo-saxons. Interrogeons-nous: pour quelle raison ce ne serait pas le français, langue initiale du Marché Commun, ou, comme dans d’autres instances, des langues nationales avec des traducteurs? Soumission, là aussi, à la ploutocratie anglo-saxonne? incapacité politique et manque de dignité surtout !
Il n’y a pas d’économie unique, pas plus d’ailleurs qu’il n’y a de peuple européen. Dieu l’a voulu ainsi. Ce constat fondamental rend d’emblée absurde une monnaie unique. L’Union européenne est devenue, sur ce plan là également, un fléau pour la France. Dans l’UE elle se ruine et perd son âme.
Non seulement l’UE nous pénalise structurellement mais, brochant sur ce préjudice nous la rétribuons pour qu’elle nous pénalise. C’est, convenons-en, du masochisme. En effet s’ajoute la participation financière française au fonctionnement du système. Des faux-culs ou des innocents diront mais l’UE nous aide! « elle nous subventionne. Il suffit de regarder tous les panneaux publicitaires rappelant la participation de l’Europe à telle ou telle action ». Aveuglement à la tromperie des médias ou alignement délibéré sur l’étranger ?j’avoue ne pas avoir la réponse… Alors si nous parlions chiffres ?`
Au delà des aspects politiques, géopolitiques et de la volonté totalitaire de la commission européenne, il semble intéressant de regarder le coût de l’UE pour la France. À ce coût nous pourrons ajouter ceux que la politique de défense de cette organisation nous impose au travers de l’OTAN et de la guerre menée par cet ensemble international qui cherche à se constituer en un État fédéral à l’instar des États-Unis d’Amérique. Le budget de la France dédié à l’UE va augmenter de 5,7 milliards d’euros pour l’année 2026, pour atteindre un total de 28,8 milliards d’euros, soit une progression substantielle de 24,6 % par rapport à la prévision d’exécution à date pour 2025. Les commentateurs proches du pouvoir font remarquer que la contribution de la France pour l’Europe est revue à la baisse dans ce budget de 2026. Une baisse de 1,6 milliard d’euros est prévue. Une fois encore je ne peux que constater une malhonnêteté. En effet, très concrètement, notre pays devait initialement verser à l’Europe 30,4 milliards d’euros en 2026. Il en versera 1,6 milliard de moins. Il n’empêche que cela fera 5,7 milliards d’euros de plus qu’en 2025…
Cette contribution nette de la France au budget de l’Union, donc versements moins les subventions, ne cesse de s’accroître dans le cadre financier pluriannuel: elle a plus que triplé, depuis les années 2000, passant de 2,6 milliards d’euros annuels en moyenne, entre 2000 et 2006, à 7,6 milliards d’euros annuels en moyenne, entre 2014 et 2020, pour atteindre 9,8 milliards d’euros annuels en moyenne, au titre des quatre premières années du Cadre Financier Pluriannuel (CFP) 2021–2027. Entre ce que la France verse et ce qu’elle reçoit, essentiellement à travers la politique agricole commune et la politique de cohésion, la différence se monte donc à près de 10 milliards d’euros. Le reste ressort de la communication enthousiaste pro-européenne et d’une démarche d’endoctrinement.
En termes de retour par habitant, la France se situe en moyenne comme la 22ème bénéficiaire sur 27 des dépenses de l’UE.
En outre ce qui est particulièrement choquant, voire scandaleux, réside dans certains aspects de la répartition budgétaire de l’UE. Ainsi par simple exemple parmi une multitude possible, les programmes Erasmus confiés à l’université islamique de Skopje en Macédoine, financent des organismes faisant la promotion du voile et de l’antisémitisme…d’autres parties aident des mouvements d’obédience ouvertement engagée politiquement. Ils s’affichent hostiles aux nations et à la civilisation chrétienne. D’autres encore apportent une aide à l’émigration sans que personne ne dise rien. Certaines sommes sont même destinées à alimenter la perspective totalitaire de l’UE . Elles visent à encadrer idéologiquement les pays membres.
Ainsi la commission, sous l’impulsion de Ursula Von der Leyen a lancé le principe d’un « bouclier européen de la démocratie » dont le but véritable est attentatoire à la liberté des peuples. Il prévoit un régime de censure contre les partis et les plateformes qui contesteraient l’UE. Il devrait permettre d’agir contre tout ce qui pourrait être considéré comme de la manipulation et « préparera la société » à l’exercice de ce type de démocratie. Ce bouclier prévoit aussi des « filtres automatisés » et un réseau de censure financé à hauteur de 5,68 millions d’euros et un fond annuel de 80 millions d’euros pour financer les médias voulus soumis. Autant dire qu’il s’agit d’une outil d’endoctrinement et de renforcement de la dictature européenne. Déjà le contrôle des réseaux sociaux et des messageries instantanées est un fait. L’Union européenne procède, paraît-il, d’une vision démocratique…
Dois-je rappeler l’accord commercial et tarifaire inique engageant l’Union européenne à acheter du GNL, du pétrole et des produits d’énergie nucléaire étatsuniens, pour une valeur estimée à 750 milliards de dollars étatsuniens (environ 700 milliards d’euros) sur les trois prochaines années, soit 250 milliards de dollars par an ? Il faut savoir qu’en 2024, l’UE a importé pour 77 milliards d’euros (83 milliards de dollars) de produits énergétiques des États-Unis, et pour 86 milliards d’euros (93 milliards de dollars) en 2023. Cet accord implique donc que l’UE triple ses importations d’énergie des États-Unis sur la période 2026-2028. Madame Von der Leyen sert bien des intérêts qui ne sont pas les intérêts des pays membres de l’UE et surtout pas les nôtres. Souvenons nous que la moitié de sa famille est étasunienne et que son mari œuvre comme un des principaux acteurs du système pharmaceutique contributeur de cet État profond aux racines étatsuniennes.
Je n’oublie évidemment pas l’absence de protection aux limites géographiques de la zone européenne, ni surtout pas les accords douaniers de cette organisation favorables aux pays du nord. Ils se répercutent directement sur la rentabilité de notre production agricole (MERCOSUR) ou industrielle. Je n’oublie pas non plus l’accord sur la production électrique. Il fait que l’électricité française d’origine nucléaire, la moins chère d’Europe, voit son prix considérablement augmenter dans le cadre d’un aberrant accord collectif, destiné à compenser les mauvais choix énergétiques de l’Allemagne. L’UE coûte vraiment très cher au peuple français.
Évidemment le système veut une politique extérieure commune. C’est logique pour une structure qui se pense en État. La France a été ainsi entraînée dans le soutien à l’Ukraine pour lequel de nouveaux instruments ont été instaurés. Cette implication exprime la complicité souhaitée entre les deux rives de l’Atlantique, au profit d’un pays corrompu, manipulé par Washington, la CIA et leMI6,. Dans cette affaire se trouvent à la manoeuvre, la finance anglo-saxonne et les fonds de pension, ou en résumé l’État profond qui impulse la monstruosité européenne. Cette implication s’avère en totale contradiction, évidemment, avec nos intérêts géopolitiques et notre amitié traditionnelle et utile avec la Russie. C’est aussi après les tromperies sur les origines du conflit la poursuite insistante d’un mensonge éhonté. Nous pouvons nous interroger sur le coût de cette affaire pour notre pays.
Sur ce sujet je constate que les chiffres sont très difficiles à obtenir, sans doute parce que leur montant pourrait fort légitimement prêter à polémique. Il faut s’appuyer sur les donnée du Kiel Institut, organisme d’étude allemand réputé pour son sérieux. Ainsi, jusqu’en 2025, si l’on regarde les dépenses françaises promises en faveur de l’Ukraine, ajoutées aux dépenses destinées à aider les réfugiés, nous trouvons un total de 26,04 milliards d’euros, dont 7,04 milliards d’euros d’aides directes et 15,31 milliards d’euros de quote-part dans les aides européennes au travers de la Facilité Européenne pour la Paix (FEP). Il s’agit d’un instrument extrabudgétaire européen, une astuce politico-juridique, qui permet notamment d’acheter des armes létales pour l’Ukraine, ce que les règles de fonctionnement de l’UE ne permettent pas. Le coût de la formation de 10 000 soldats ukrainiens n’est pas comptabilisé.
Cet appui est appelé à se poursuivre. Pour la France dont la situation économique se montre délicate et où l’État refuse d’aider des entreprises en difficulté, des agriculteurs au bord de la faillite ou des marins-pêcheurs ne pouvant plus sortir en mer, ou même les citoyens les plus modestes au bord de l’asphyxie, il est légitime de s’interroger sur la motivation de ce choix d’aide à un pays, déjà acheté par la finance anglo-saxonne. Nous n’en retirerons aucun bénéfice. Ceux qui avanceraient l’idée d’humanisme, feraient mieux de diriger leur philosophie vers les Français en difficulté et d’enlever leurs œillères pour voir la corruption de la classe dirigeante de ce pays et les mensonges du pseudo-Occident.
L’autre organisation qui mérite l’attention est l’OTAN. Elle n’aurait pas dû survivre à la fin du Pacte de Varsovie et à l’effondrement du mur de Berlin. Elle est fondamentalement illégitime et n’est rien d’autre qu’un instrument de domination des États-Unis sur les pays européens. Elle a servi pour établir une fausse justification aux aventures guerrières de Washington. Les États membres sont obligés d’acheter du matériel étatsunien qui répond aux normes imposées par la direction de ce système. La France, sous Nicolas Sarkozy, a réintégré l’OTAN, alors qu’elle n’en avait aucunement besoin. Elle s’y maintient alors que ses productions militaires ne s’y vendent pas. Les pays membres préférant les matériels du protecteur étatsunien, même s’ils ne disposent pas d’une liberté d’utilisation des principaux armements.
L’OTAN est bien devenu, en fait, la structure de défense commune des membres de l’UE; mais sous le contrôle des États-Unis. Elle coûte de l’argent au peuple français.
Avec la hausse du budget de l’OTAN décidée au sommet de Madrid en 2022, la contribution française va forcément peser sur l’exécution des budgets du ministère des Armées dans les années prochaines. La France se situe au quatrième rang (10,49%) des contributeurs de l’OTAN derrière les États-Unis, qui ont beaucoup baissé leurs apports, aujourd’hui identiques à ceux de l’Allemagne (16,34 % chacun) et le Royaume-Uni (11,28 %).
Pour la France, le financement des budgets militaires et d’investissement pour le programme concernant la préparation des forces, pourrait atteindre 770 millions d’euros en 2030 et celui du budget civil, par le programme budgétaire relatif à l’action extérieure de l’État du ministère des Affaires étrangères, pourrait s’établir à 63 millions d’euros en 2030. Ces chiffres ne prennent pas en compte l’inflation à venir. Une hausse enregistrée de plus de 300% en huit ans va inévitablement avoir un impact notable sur le budget du ministère des Armées dans les prochaines années, et peser forcément un peu plus chaque année sur la mise en œuvre de la loi de programmation militaire (2024-2030).
En 2026, les contributions de la France à l’OTAN s’élèveront à 330 millions d’euros, selon les chiffres du ministère des Armées auxquels il faut ajouter environ 60 millions en provenance des Affaires Étrangères. Il faut, bien entendu, ajouter à cette ponction les soldes et primes des 750 militaires mis à la disposition de l’Alliance. Ces contributions s’élevaient à 203 millions en 2022 sur un budget OTAN de 2,6 milliards.
Insistons fortement sur cette réalité: la France ne vend pas la production de sa BITD aux pays membres de l’OTAN qui préfèrent s’assujettir aux États-Unis. Ajoutons qu’elle est le seul pays de cette Union à disposer, outre de l’arme nucléaire, d’une complète panoplie militaire capable d’intervenir rapidement sur tous les continents. Elle n’a nul besoin de cette alliance qui l’oblige militairement et politiquement. Cet argent est donc perdu pour nos armées.
Cette organisation s’avère pénalisante à l’extrême pour la France, ainsi Mark Rutte, le secrétaire général de l’OTAN, vient de proposer d’acheter des armes étatsuniennes avec des fonds européens au profit de l’Ukraine. La France a décliné la proposition au nom de l’imaginaire « souveraineté européenne », mais bien évidemment elle n’a pas été suivie par Berlin, Amsterdam ou encore les capitales scandinaves qui ont récemment rejoint cette organisation. Ce piège militaire complète bien le piège européen. Il n’est pas seulement financier, il est structurel. Ainsi, à juste titre, les industriels de notre BITD, expriment leur très forte inquiétude après le choix du procédé étatsunien Palantir d’analyse et de confrontation des données, de la sélection du logiciel, toujours étatsunien, Maven Smart System pour la fusion des données militaires de l’Alliance. Non seulement la France ne vend rien de sa production et subit les injonctions collectives, mais elle paie pour ne rien vendre!
Cette affaire lui coûte d’autant plus qu’elle n’a pas besoin d’une intégration militaire pour que ses forces puissent défendre ses intérêts propres dans son immense empire maritime et ailleurs.
J’ajoute pour conclure sur ce thème que cet argent que nous donnons à ces organisations et à des actions qui nous échappent, alourdit notre dette et bien sûr les impôts du peuple français. La dette étant du vol, nous engraissons les voleurs! Ils sont ces mêmes financiers, dans leur immense majorité anglo-saxons, qui encouragent la perpétuation de ces vecteurs de leur puissance. À cet argent versé en pure perte dans des structures, non seulement inutiles pour la France, mais préjudiciables à sa souveraineté et à sa dimension, nous pourrions ajouter, évidemment, les aberrations budgétaires, particulièrement nombreuses. Elles ponctionnent, in fine, les citoyens français. Sans aller au bout de la liste de ces détournements et égarements, nous pouvons simplement évoquer, les financements d’ONG hostiles au pays et d’associations diverses, ou des coopérations stupides, ou encore la nomination d’ambassadeurs à thème, ou encore des postes ministériels ayant des missions de simples chefs de service de ministères régaliens, ou la création d’absurdes comités, ou encore le copinage, ou encore la vente à perte de nos fleurons industriels, ou encore…
Je termine cette présentation synthétique de quelques principaux détournements de l’argent du peuple en affirmant qu’une vraie politique au service de la France devrait mettre un terme à toutes ces dépenses sans contrepartie, sans utilité pour sa dimension dans le monde.
Gouvernants, politiciens volubiles et pantouflards issus de la fonction publique, parlementaires qui votent à l’unanimité leurs propres avantages et indemnités, depuis longtemps vous avez oublié que l’argent que vous dépensez n’est pas le vôtre. Je doute d’ailleurs qu’à un seul moment de votre carrière vous en ayez eu conscience. Vous n’en êtes pourtant que les gestionnaires et comptables. Il appartient au peuple français. Le simple citoyen que je suis, parmi des millions de citoyens dépités devant vos gabegies, vous dit son inquiétude. Votre politique détournée du bien du peuple, soutenant nos ennemis ou adversaires, aveugle à l’invasion du pays et parfois insultante à l’égard de ceux qui pleurent les souffrances de la Patrie, ne peut durer. Ressaisissez-vous ! Souvenez-vous, messieurs (et mesdames) qu’on nomme grands, que vous êtes au service de la France et exclusivement de la France. Les Français pourraient vous le rappeler de manière moins retenue.
Henri ROURE
Illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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