« Vers le krach ? Si les bourses ne corrigent pas progressivement, alors elles s’effondrent brutalement ! » L’édito de Charles SANNAT

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Si les bourses ne corrigent pas progressivement, alors elles s’effondrent brutalement.

C’est logique.

Ce qui n’est justement pas logique c’est la très faible correction des marchés boursiers depuis 39 jours. 5 semaines de guerre et rien.

Pourtant le monde est confronté à l’un des pires scénarios économiques et géopolitiques possibles.

La fermeture du détroit d’Ormuz et les destructions subies par les différents pays du Golfe entraînent des perturbations majeures aussi bien dans l’approvisionnement énergétique qu’industriel car beaucoup d’industries primaires profitent de l’énergie abondante et bon marché du Moyen-Orient qui s’est considérablement industrialisé ces 20 dernières années, profitant de la mondialisation.

Alors que va-t-il se passer ?

J’écris ces quelques réflexions il n’est pas encore deux heures du matin et l’ultimatum de Trump n’a pas encore été atteint, mais déjà on annonce une cessez-le feu de 15 jours sur lequel l’Iran, les Etats-Unis et Israël semblent d’accord. C’est une excellente et ne boudons pas notre plaisir, mais ce n’est pas la paix. Ce n’est pas encore la sortie de crise.

Avec ce cessez le feu, les marchés ont eu raison de « tenir » car le pire n’est pas arrivé de leur point de vue, mais les prochains jours seront très compliqués et très instables.

Votre ennemi ? Le biais de normalité.

Le biais de normalité est un biais cognitif qui conduit les individus à sous-estimer, minimiser voire nier la probabilité, la gravité ou la réalité d’un événement inhabituel, extrême ou catastrophique, en supposant que les choses continueront à se dérouler comme d’habitude. Il repose sur l’idée implicite que le futur ressemblera toujours au passé, que les perturbations majeures sont peu probables ou transitoires, ou qu’elles n’arrivent qu’aux autres. Ce biais affecte la perception des risques naturels, technologiques ou financiers, ainsi que la prise de décision en situation d’urgence ou la préparation face à des menaces telles que les catastrophes naturelles, les pandémies, les conflits ou les crises climatiques. Il peut conduire des personnes informées à ignorer des avertissements relatifs à un danger.

Souvenez-vous de ces jeunes à Crans-Montana en Suisse qui continuent à boire et faire la fête alors que le plafond est en train de brûler. Biais de normalité. Ils ne sont pas morts par bêtise, ils ne sont pas morts parce qu’ils filmaient la scène. Ils ne sont pas morts parce qu’ils faisaient la fête. Ils sont morts parce qu’ils étaient atteints du biais de normalité. Il faut beaucoup d’entraînement, beaucoup de culture, beaucoup de connaissance et d’expérience pour se désensibiliser au biais de normalité.

Sur les marchés c’est la même chose.

Les marchés pensent que cela ne sera pas durable. Que tout rentrera vite dans l’ordre.

La dernière fois qu’ils se sont trompés c’était en janvier, février et mars 2020 pour le Covid.

Nous savions dès fin décembre 2019 qu’il se passait des choses en Chine. Dès début janvier on se demandait pourquoi on rapatriait les gens de Wuhan qui était confinée.

Les marchés, eux, montaient.

Tout semblait si normal, le pire n’est jamais sûr.

Ils n’ont pas corrigé.

Résultat, ils ont perdu entre 30 et 40 % lorsqu’ils ont pris conscience que rien n’était normal, que c’était grave et que ce n’était pas passager.

Résultat suivant ? Une belle opportunité d’achat.

Si avez des actions que faut-il faire ?

Si vous êtes un lecteur de ma lettre de bourse de la Forteresse Financière, vous savez que vous pouvez accumuler et garder qu’il neige, pleuve ou vente, les actions de la sélection car elles passeront les crises et les krachs. Vous savez aussi qu’il y a des moments où l’on peut tenter de sortir des marchés pour mieux y revenir. Vous savez aussi que je vous avais dit quand il faudrait sortir si nécessaire. Je vous avais dit que je vous dirai ce que l’on peut garder et les titres desquels on peut prendre le risque de sortir. Il faudra le faire si… un accord de paix n’est pas trouvé dans les dernières minutes et si nous partons dans l’escalade militaire.

Pour le moment, nous semblons avoir un répit de 15 jours. Cette fenêtre de 15 jours est cohérente avec ma modélisation boursière et la période à risque qui va du 12 au 26 avril. Si la guerre devait reprendre le krach deviendrait inévitable.

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Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur http://www.insolentiae.com. »

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