Avant de parler de cet article du mIdi-Libre qui revient sur les difficultés bien réelles de nos jeunes, de nos enfants pour trouver du travail, je voulais rappeler à tous cette petite blague et histoire du socialisme (toujours une très belle idée, pleine de beaux sentiements) sur l’expérience du Professeur d’Économie !
Dans une université américaine, un professeur d’économie a déclaré qu’il n’avait jamais recalé un seul étudiant, mais qu’il venait d’en recaler une classe entière.
Cette classe avait affirmé que le socialisme fonctionnait réellement : selon eux, avec un système de redistribution, personne ne serait pauvre et personne ne serait riche, créant ainsi une égalité parfaite.
Le professeur a donc proposé de réaliser une expérience en classe avec les règles suivantes :
Toutes les notes seraient basées sur la moyenne de la classe.
Chacun recevrait donc la même note, permettant à tous de réussir ensemble.
Le premier examen
Après le premier examen, la moyenne fut de 15/20. Ceux qui avaient étudié dur étaient un peu déçus. Ceux qui n’avaient presque rien fait étaient ravis.
Le deuxième examen
Au deuxième examen, les étudiants qui avaient peu travaillé au premier firent encore moins d’efforts. Quant à ceux qui avaient étudié dur, ils se dirent qu’ils n’avaient aucune raison de se donner du mal pour « porter » les autres. La moyenne tomba à 10/20. Personne n’était content.
Le troisième examen
Lors du troisième examen, la moyenne chuta à 5/20. Le ressentiment s’installa. Les étudiants commencèrent à se critiquer et à s’insulter. Personne ne voulait plus étudier pour le bénéfice des autres.
La conclusion
À la fin du semestre, tous les élèves échouèrent. Le professeur leur expliqua alors que le socialisme finit toujours par échouer car, bien que l’idée de départ soit généreuse, le sacrifice personnel nécessaire à sa réussite finit par disparaître :
On ne peut pas favoriser la prospérité en décourageant l’effort.
On ne peut pas aider le salarié en abattant l’employeur.
On ne peut pas promouvoir la fraternité humaine en encourageant la haine de classe.
Ce qu’un membre reçoit sans avoir travaillé pour l’obtenir, un autre membre a dû travailler pour le produire sans en recevoir la récompense.
C’est exactement la raison pour laquelle les Bac+5 d’aujourd’hui ne valent plus rien.
Personne ne veut comprendre une chose d’une simplicité enfantine que cette blague plus toute jeune raconte parfaitement.
Si vous donnez à tout le monde un diplôme, alors ce diplôme ne vaut tout simplement plus rien. La désillusion est terrible, car les gens préfèrent croire le mensonge qui rassure plutôt que la vérité qui dérange, celle de l’effort, du travail et que l’effort est individuel (même si cela peut se faire aussi collectivement mais avec la participation de tous).
Ce sur quoi revient le Midi-Libre est inquiétant.
« Avec un Bac + 5, huit jeunes diplômés sur dix jugent que leur recherche d’emploi est difficile. Un sur deux a dû renoncer à son statut de cadre dans un contexte ou un jeune de moins de 25 ans sur cinq est au chômage.
Il cherche un travail temporaire, en attendant le retour d’une demande d’admission à un Master 2, les places sont chères. En cas de refus, il tentera peut-être un concours et là, « les places sont très chères ». Sinon il envisage de « rentrer dans l’armée », et même de « faire complètement autre chose ». « Le bac + 5, aujourd’hui, c’est l’équivalent du bac + 3 d’il y a quelques années, et tout le monde arrive sur le marché du travail avec pas mal d’expérience », rappelle le jeune homme, au profil prometteur, enrichi d’études à l’étranger. Des amis « ont repris leurs études pour faire une licence professionnelle »… Il prendra sa décision à l’automne.
« Jeunes diplômés Bac + 5 : une insertion plus difficile au prix de concessions importantes », constate l’Apec (Association pour l’emploi des cadres), dans un document publié fin 2025. Les chiffres font frémir : le recrutement de cadres débutants a chuté des – 16 % en 2025, annonce l’Apec, après une année 2024 noire, à – 19 %. »
Ne vous trompez pas sur l’orientation de vos enfants. Les formations vides de sens et de débouchés, les vrais faux bac+5 sont désormais devenus légion et avec l’arrivée de l’IA ces formations vaudront encore moins.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
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