Décidément, le livre de Robert Ménard, « Lettre à Clara » fait beaucoup causer dans notre journal. Après un article de Gérard Brazon, très commenté, et parfois critiqué, c’est Pierre Cassen qui a consacré sa vidéo du jour à la question épineuse : que doit faire un patriote quand un de ses enfants vote LFI, voire milite pour le parti de Jean-Luc Mélenchon ?
C’est la question que se pose Robert Ménard, en choisissant d’écrire un livre à sa fille, que celle-ci a relu et amendé. On croit savoir que Pascal Praud est confronté à la même situation, avec sa fille Morgane.
Les gauchistes exultent, et bien sûr, nous livrent une analyse marxiste de la situation, voyant chez les deux jeunes filles une prise de conscience anticapitaliste et écologiste salutaire. Bof…
Nous savons, dans la rédaction de Riposte Laïque, où on se parle librement, que quelques amis sont confrontés à cette question et que les réponses sont fort différentes selon les cas. Mais sans trahir les confidences des uns et des autres, nous pouvons témoigner que certains contributeurs sont contraints, pour continuer à voir leurs enfants ou petits-enfants, à ne pas parler politique en famille. D’autres, plus chanceux, ou peut-être meilleurs pédagogues, n’ont aucun problème et leur descendance est sur les mêmes positions qu’eux.
Mais reste le cas de ces deux demoiselles, Clara Ménard et Morgane Praud, les filles de deux célébrités classées à droite, et qui par ailleurs bénéficient d’un niveau social qui les protègent probablement des conséquences de leurs discours. Ce ne sont pas des caissières de supermarché, dans des zones que les Insoumis appellent des quartiers populaires et que nous nommons zones islamisées. Elles n’ont pas encore d’enfants qui se retrouveraient parmi les rares blancs dans leur école, à supposer que, fidèles à leurs opinions, elles les mettent dans le public. Elles ne sont pas confrontées au quotidien de ces femmes françaises qui sont harcelées dans la rue, et presque toujours par des Arabo-musulmans. Elles n’ont jamais eu leur voiture brûlée. Elles n’ont pas subi le sort de Claire Geronimi. Contrairement aux familles de Lola, Philippine, Thomas et de tant d’autres victimes, elles n’ont jamais perdu un proche, victime d’une agression mortelle, presque toujours de la part de personnes qui ont le profil de la Nouvelle France chère à Mélenchon.
Pour ces deux petites bourgeoises, la vie est belle, Papa a un nom, elles auront une situation, sans doute grâce à leur talent mais aussi peut-être grâce un peu aux relations paternelles. Mais en plus, comme dans leur milieu les positions de leur père sont stigmatisées, lâchement, elles se rendent complices de la diabolisation et des insultes qu’ils subissent en se rangeant dans le camp de ceux qui les nazifient toute la journée. Ce qui ne les empêche pas, bien sûr, d’aimer sincèrement leur père, apparemment, ce qui est juste une petite contradiction, car si on écoute la rhétorique de Mélenchon et de ses complices, Ménard et Praud sont deux nazis. Donc, on ne peut pas, quand on se dit de gauche extrême, aimer des nazis, même son père ! Il y a contradiction, mesdemoiselles…
Donc, comme des milliers de petits bourgeois qui votent LFI pour avoir l’impression de lutter contre le racisme et bien sûr le fascisme, ces deux demoiselles ne sont que de petites collabos qui, pour acheter la paix avec leur milieu social, trahissent leur père mais surtout la France. Elles se rendent complices de l’abandon de notre pays et livrent leurs enfants, si elles décident d’en avoir, à une autre civilisation où le droit des femmes n’aura plus rien à voir avec ce qu’elles auront connu grâce à leurs parents et à la culture française.
Espérons que pour montrer qu’elles sont antiracistes, antifascistes et bien sûr antisionistes, elles ne se sentiront pas obligées, comme nombre de petites Blanches gauchos radicalisées, de se mettre en couple avec un musulman pro-Hamas…
Mais soyons positifs, peut-être ouvriront-elles les yeux un jour, et se diront-elles que leur « facho » de père avait peut-être raison. Le plus tôt serait le mieux, et on attendrait un livre de Clara intitulé « Pardon mon père, pardon ma mère »…
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