Bien sûr qu’il faut enlever le drapeau européen…

Un vent d’indignation feutrée se lève soudain chez les européistes, ces consciences assoupies qui se réveillent uniquement lorsqu’un maire RN ose retirer un drapeau bleu étoilé d’un fronton municipal. Crime de lèse‑majesté, disent‑ils. Sacrilège contre un “bienfaiteur” qui, paraît‑il, distribue ses largesses sans regarder la couleur politique de ceux qu’il “arrose”. Et les commentaires s’enchaînent, moralisateurs, condescendants, accusant ces élus d’ingratitude tout en oubliant soigneusement une vérité simple ce prétendu bienfaiteur est financé… par nous. 

Car enfin, de quoi parle‑t‑on ? La France verse près de 27 milliards d’euros au budget européen, et en récupère 16. On voudrait nous faire croire que l’UE “subventionne” nos infrastructures ? C’est une fable. La France finance seule ses projets, et pire encore : elle les finance plus cher. Non seulement nous perdons 11 milliards par an, mais les projets “aidés” ne le sont jamais totalement. Le “donateur” nous rend une fraction de notre propre argent, puis il nous faut compléter l’addition.

Et comme si cela ne suffisait pas, l’argent rendu ne peut être utilisé qu’à condition de respecter les priorités de Bruxelles, pas celles du pays. Autrement dit on nous rend une partie de notre contribution, mais sous tutelle, avec un mode d’emploi obligatoire. Et il faudrait dire merci ?

Non : il n’y a aucune raison de se flageller. L’UE ne finance rien : elle recycle notre argent, en garde une part, et s’attribue le mérite du reste.

Les maires RN n’ont donc pas à rougir d’enlever le drapeau d’un faux mécène, mais plutôt à dévoiler ce qu’il est réellement : un convive qui mange à notre table et nous facture le repas.

Et si ce geste symbolique cachait autre chose ? Un message discret, presque subliminal : l’appartenance à l’UE n’a plus rien d’évident, ni de nécessaire.

Ce serait une rupture bienvenue avec le discours officiel du RN, qui refuse d’ouvrir le débat. Peut‑être que la base, elle, commence à envoyer un signal : le FREXIT mérite au moins d’être discuté. Et comment ne pas l’envisager, quand on regarde les faits ?

Car si l’on ajoute aux 27 milliards les 3,5 milliards de droits de douane que la France reverse chaque année à Bruxelles, la facture grimpe à 30 milliards. Et l’on voudrait encore que nous nous inclinions devant cette “générosité” ?

Non. Au RPF, nous disons : ça suffit. Il est temps d’arrêter de croire que sans l’UE nous serions des êtres fragiles et démunis. Avec 30 milliards, la France peut faire infiniment mieux et surtout librement, sans le regard inquisiteur d’une institution qui n’existe que grâce à notre sacrifice.

Car oui : verser une telle somme quand on porte plus de 3 500 milliards de dettes, c’est un luxe que nous ne pouvons plus supporter. C’est comme un ménage surendetté qui continue de payer des abonnements superflus tout en sombrant dans le découvert.

Qu’on ne vienne plus nous dire que l’UE nous protège de quoi que ce soit. Les crises récentes ont montré la fragilité de ce “machin”. Et quand une institution prétend nous aider… avec notre propre argent, cela porte un nom : une mystification. Les faits, eux, ne mentent pas. Il est donc temps de lancer le débat avec toutes les données et pas seulement sous couvert d’une gratitude qui nous vaudrait une soumission permanente et une obligation, celle de ne jamais prétendre à s’émanciper d’une structure qui nous coûte sans rien ne nous apporter que normes et règlements toujours plus coercitifs.

https://rassemblementdupeuplefrancaiscom.wordpress.com/2026/04/05/bien-sur-quil-faut-enlever-le-drapeau-europeen/

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