
Eh oui, c’est comme ça, c’est très triste : les prix de l’essence et du chocolat ainsi que la nécessité de me déplacer m’imposent de prendre quelques jours de repos. Le couperet tombe, la nouvelle est rude, le sevrage temporaire sera cruel, mais c’est ainsi.
J’en suis navré, mais ma réserve d’optimisme de commande est à sec, et le stock de chatons communistes nécessaires à mes prochaines grillades exige un réapprovisionnement urgent qu’il va me falloir étaler sur plusieurs jours.
Pendant que certains noieront le manque de ces chroniques désabusées dans l’alcool, de la survitesse en agglomération avec un Doblo, dans des tweets excités sur X ou avec des débats fébriles dans ces colonnes, je sais pertinemment que les politiciens français ne prendront, eux, aucun repos. Sentant la tension baisser d’un cran chez les honnêtes citoyens occupés à chercher des œufs en chocolat dans le jardin, la brochette de clowns semi-débiles qui nous gouverne redoublera d’inventivité réglementaire (j’ai noté que dès que j’ai le dos tourné, ils n’hésitent pas à passer à la vitesse supérieure pour trouver de nouvelles idioties à pousser). Résigné mais serein, je le note, je m’y prépare, et je sais d’ores et déjà que cela me fournira un inépuisable vivier de sujets consternants pour mon retour prochain dans ces colonnes.
Cette pause est d’ailleurs l’occasion rêvée de faire un rapide bilan de ce début d’année 2026. Conformément à ce qui avait été anticipé ici même, les choses s’accélèrent et laissent croire à un chaos désorganisé d’autant plus que les médias, à la ramasse comme jamais, n’y comprennent plus rien. Est-il vraiment utile de s’appesantir sur la situation économique de notre cher pays, cornaqué par cette bande de pignoufs dépensiers et incompétents ? Je ne pense pas. On le sait, ce n’est plus un rabot qu’il va falloir pour tailler dans les dépenses publiques, mais une flotte entière de tronçonneuses thermiques (non homologuées par les Khmers verts, cela va de soi). Pourtant, tout ce que nos andouilles dirigistes ont en magasin, c’est l’habituel sécateur à bonsaï pour le train de vie de l’État, et la massue fiscale pour le contribuable essoré.
Mais justement : je vous incite vivement à profiter de cette trêve pascale pour déconnecter de cette actualité délirante, mais aussi pour vous constituer un solide coussin de gras. Rien que la perspective des futures taxes pour éponger les dizaines de milliards allègrement gâchés dans les chimères des énergies renouvelables devrait vous convaincre de reprendre deux fois du chocolat, tant qu’il y en a (et c’est plus facile à trouver que le chaton rôti, croyez-moi).
Vous aurez bien évidemment soin, autour du traditionnel gigot d’agneau (plat aussi œcuménique que musical et au bilan carbone abominaffreux) de ne pas froisser la doxa hygiéniste de l’État-nounou et vous veillerez donc scrupuleusement à ne pas le manger trop gras, trop salé ou trop sucré, à bouger pour votre santé entre deux œufs pralinés, à bien boucler votre ceinture et à vous hydrater en mettant votre petit pull anti-Poutine.
Et si ce paragraphe vous paraît contradictoire avec le précédent qui vous enjoint de reprendre deux fois du chocolat, c’est que vous n’avez encore rien compris au principe du En Même Temps qui rythme les agapes républicaines actuelles.
Avant de vous abandonner temporairement à ces joies familiales et gustatives, je tiens à remercier chaleureusement tous les lecteurs réguliers, les intervenants habituels et les commentateurs de passage.
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Profitez également de mon absence pour noter les prochains sujets de discussion (ou de discorde, c’est selon) pour patienter. Ils ne manqueront pas.
Joyeuses Pâques.
https://h16free.com/2026/04/05/83915-essence-chocolat-et-recul-quelques-jours-de-pause
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