
La commission d’enquête sur la neutralité du service audiovisuel public rend de plus en plus fébrile la nébuleuse idéologique de gauche de cette institution aussi opaque que Cosa Nostra.
Cette commission, « créée le 28 octobre 2025, sur le fondement de l’article 141, alinéa 2, du Règlement de l’Assemblée nationale, à l’initiative du groupe Union des droites pour la République (UDR) exerçant son “droit de tirageˮ » semble en effet rendre trop publiques, côté neutralité, des méthodes pour le moins discutables de la part d’une entreprise payée avec les impôts des Français tout en les méprisant au fil de programmes politiquement orientés, pour en pas dire abjects, notamment ceux d’Élise Lucet.
Mais ce n’est pas tout, il y a aussi le volet financement, avec des dépenses somptuaires exhumées çà et là, toujours avec l’argent de ces mêmes Français moqués et injurié à longueur d’antenne. Et c’est précisément à quoi le très incisif rapporteur de ladite commission, député de la 9e circonscription de l’Hérault, Charles Alloncle, vient de s’attaquer à travers la personne du présentateur Nagui, lequel s’est bien gavé, comme on dit dans le jargon de la bourse.
Ainsi, ce mercredi 1er avril, après avoir auditionné la veille Patrick Sébastien, Jacques Cardoze et Michel Drucker – les deux premiers très critiques à l’égard de France Télévisions, surtout Patrick Sébastien, qui s’est payé l’odieuse Delphine Ernotte, et Drucker toujours aussi consensuel et un peu lâche, il faut le dire ! –, ce fut le tour du gros poisson Nagui, le bobo gaucho bon teint qui, tel le défunt Jean-Luc Delarue, s’est abondamment abreuvé à la fontaine généreuse de l’argent public, ce que le rapporteur de la commission lui a fait vivement remarquer. Ce qui n’a pas du tout plus à l’intéressé.
Face aux légitimes questionnements de Charles Alloncle au regard des revenus exorbitants de Nagui – ce qu’il a reconnu à sa façon –, ce dernier a pratiqué ce que savent le mieux faire les progressistes aux mains pas toujours blanches immaculées : l’inversion accusatoire, reprochant vigoureusement au rapporteur de le « jeter en pâture » et de mettre en danger sa famille… !
Mais Charles Alloncle – qui a rappelé à Nagui que ses propos contre le rapporteur sur les réseaux sociaux lui avaient aussi valu des menaces de mort – ne s’est pas démonté pour autant, réitérant que l’animateur était la personne s’étant « le plus enrichie sur l’argent public » ces dix dernières années et que : « Ça se compte en centaines de millions. » Au lieu de faire profil bas de, pourquoi pas, présenter des excuses, Nagui a préféré porter plainte en février, suite aux affirmations de Charles Alloncle, à savoir qu’il s’en mettait plein les fouilles avec de l’argent public, parce que cela lui valait des attaques virulentes sur Internet. Cela dit, il y a de quoi être virulent, surtout quand on est un « sans-dents » et que l’on découvre que des millions d’euros d’argent public sont ainsi dilapidés au seul profit d’une minorité, donneuse de leçons qui plus est.
L’échange très tendu s’est ainsi poursuivi, Charles Alloncle insistant sur l’indécence des revenus de Nagui en ces termes : « Vous percevez 2.500 euros par émission (de “N’oubliez pas les parolesˮ), ce qui est plus que le salaire médian des Français. Donc, vous gagnez en 30 minutes d’émission plus que le salaire médian mensuel des Français. » Une remarque qui n’a pas ému Nagui puisqu’il déteste ces Français sur le dos desquels il s’est enrichi.
Cependant, Nagui n’est pas le seul à voguer sur le navire du service public audiovisuel pourri moralement jusqu’à la cale et dont les tauliers, Delphine Ernotte en tête, n’ont que du mépris insupportable à offrir pour toute justification. La même Ernotte dont Patrick Sébastien a expliqué à la commission qu’elle l’avait dégagé parce qu’il était un homme blanc de plus de cinquante ans et ce, malgré des audiences record avec ses émissions. Quant à la diversité promise par Ernotte, Patrick Sébastien a balancé qu’il n’avait « pas vu beaucoup de gens de couleur à la tête d’un prime time ou d’un journal ». Ce qui est vrai. Il semble que CNews, accusée de tous les maux par la horde gauchiste du service public, pratique nettement mieux la diversité en question.
Et, cerise sur le gâteau, ce jeudi, il y avait le clan des ultra-riches de gauche à la commission d’enquête, dont le fébrile milliardaire Xavier Neil et l’insupportable Matthieu Pigasse, lequel, avec son regard de gangster forçant un peu trop sur le bourbon, a balancé à Charles Alloncle l’interrogeant sur son irrespect de la trêve électorale qui oblige les médias à ne pas influencer les votes, du vendredi à minuit jusqu’aux résultats le dimanche soir : « Je pense que vous ne me ferez pas taire, Monsieur Alloncle, ni aujourd’hui, ni demain, je continuerai à le faire. » Des propos qui lui auraient valu de la prison ferme s’il s’était comporté de la sorte devant le Congrès américain.
Avec le Pigasse, il y avait aussi Xavier Niel, le patron de Free qui n’a lui non plus pas tout compris des institutions de la République. Le Niel en question était d’ailleurs très fébrile, faisant même l’article pour le service public audiovisuel qu’il rachèterait volontiers s’il était à vendre, a-t-il promis : « Les chaînes de France Télévisions sont incroyables. Les radios de Radio France sont incroyables. On a des médias publics incroyables […] et je pense que c’est incroyablement important qu’on ait ce type de choses en France. »
En même temps, lui et son complice n’allaient pas insulter la poule aux œufs d’or qui leur rapportes de dizaines de millions d’euros, via leur boîte de production Mediawan.
De son côté, la député RN Anne Sicard a accusé Mathieu Pigasse de profiter des financements publics pour mener son « combat idéologique ». « Considérez-vous comme morale, honnête, éthique, que l’argent des Français que vous combattez finance votre bataille idéologique ? », a-t-elle fort justement demandé, évoquant même un « racket idéologique » quand celui-ci a, toute honte bue, déclaré : « Je veux mettre les médias que je contrôle dans le combat contre la droite radicale. »
« Ah çà, madame, ne ferons-nous pas rendre gorge à ces gens-là ? » dit un jour, furieux, le jeune Louis XIV à sa mère Anne d’Autriche en quittant précipitamment Vaux-le-Vicomte et la fête un peu trop somptueuse donnée en son honneur par Nicolas Fouquet, qui rendit effectivement gorge. Dont acte car il est plus que temps d’en finir avec cette mafia du service public audiovisuel qui ne représente qu’une caste détestable n’ayant que faire de la France et des Français…
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