Les saboteurs de la France doivent partir !

(Chronique à lire dans Causeur d’avril)

Les prétentieux incompétents, qui ont bousillé la France depuis cinquante ans, doivent partir. Et rendre des comptes. Le 10 mars, au Sommet de l’énergie nucléaire, à Paris, Ursula von der Leyen a déclaré sans plus d’excuse : « La réduction de la part du nucléaire était un choix. Je crois que ce fut une erreur stratégique pour l’Europe de tourner le dos à une source d’énergie fiable, abordable et à faibles émissions. » L’aveu de la présidente de la Commission européenne est certes à saluer. Reste cette légèreté du beau monde. Car la faute était identifiable à sa première expression.

La sottise a rendu la France dépendante des chantages énergétiques iraniens et russes. Je rappelle, dans La Révolution des oubliés, cette confidence d’Arnaud Montebourg en 2023 : le choix de François Hollande, de fermer la centrale de Fessenheim et de réduire le parc nucléaire, s’est fait en 2011 « sur un coin de table » avec Europe Ecologie-Les Verts (EELV) ; et sans étude d’impact, de l’aveu de Manuel Valls. Emmanuel Macron a avalisé ce sabotage avant de se raviser, trop tard, en 2022.

La morgue accompagne l’irresponsabilité des puissants. Répliquant à l’émotion de Giorgia Meloni après le meurtre à Lyon de Quentin Deranque par un commando d’extrême gauche – la présidente du Conseil italien y avait vu « une blessure pour l’Europe entière » – Macron a lâché, le 19 février à New Delhi, pays des vaches sacrées : « Que chacun reste chez soi et les moutons seront bien gardés ». Or le troupeau est indocile. Les plaintes des victimes du mondialisme et de son immigration de substitution s’accumulent. Le chef de l’Etat préfère répéter : « La Russie est la première menace pour la France », sans rien voir du djihad qui menace la France. Au lendemain de la mort de l’adjudant-chef Arnaud Frion, tué au Kurdistan irakien le 12 mars par une milice pro-iranienne, le chef de l’Etat a précisé : « Nous ne sommes pas engagés et en guerre contre qui que ce soit ». « L’escalatoire » n’est plus son jeu. Pour avoir dénoncé l’offensive lancée le 29 février par les Etats-Unis et Israël contre la tyrannie des mollahs, Macron a renoncé à résister au totalitarisme islamique.

L’audace de Donald Trump (1) et de Benyamin Netanyahou, applaudis comme des libérateurs par les Iraniens oppressés, révèle ce que la plupart des dirigeants européens sont devenus dans leur prudente lâcheté. Au prétexte de garder leur « sang-froid » (Macron), la majorité d’entre eux redoute les réactions incendiaires de l’islamisme infiltré. Le mépris porté aux deux parias est tel, en France, que des commentateurs mondains, anciens généraux ou anciens diplomates à pochettes, se pressent derrière Dominique de Villepin sur les chaînes d’info pour prédire avec gourmandise un « Vietnam global » mené par des Américains « qui sèment le désordre et le malheur » (Villepin, BFMTV, 8 mars). La haine de l’Etat hébreux exacerbe, partout, un antisionisme pavlovien qui en vient à souhaiter la victoire des ayatollahs apocalyptiques, détenteurs de 440 kg d’uranium enrichi, soit l’équivalent d’une dizaine de bombes nucléaires.

L’histoire qui s’écrit, dans son affrontement civilisationnel, réclame des élites courageuses. C’est Boualem Sansal, le Soljenitsyne de l’islamiste, qu’il faut suivre dans ses dénonciations des capitulards. Le 16 mars il a choisi de quitter Gallimard, éditeur timoré, pour le groupe Hachette (Grasset) de Vincent Bolloré. L’urgence force à dégager, par les urnes, les couards et les complices.

(1) Après un mois de guerre, Trump a déclaré mardi 31 mars qu’il pensait pouvoir mettre fin au conflit « dans deux ou trois semaine ».

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