Cette France déprimée qui ne va plus voter…

Il y a une analyse plus psychologique ou sociologique, que politique, à l’issue de ces dernières élections municipales. A savoir que certains maires sortant ayant notoirement transformé leurs villes, dans le mauvais sens, soient réélus. Le dauphin de Hidalgo à Paris, ou Johanna Rolland à Nantes, Nathalie Appéré, à Rennes, ou Grégory Doucet à Lyon, ont tous été vilipendés pendant leurs mandats, pour avoir laissé augmenter la délinquance, ou avoir accueilli de nombreux migrants dont ils n’ont su que faire, ou encore, failli sur l’économie, ont tous été réélus, certes pas largement, mais réélus.

Ils l’ont été souvent, lors du second tour, moyennant des alliances, plus ou moins contre nature, qui aboutissent à ce que leur victoire ne corresponde qu’à une bonne vingtaine de pour cent des électeurs, comme pour Macron en 2022. Cela rejoint notre assemblée nationale, avec un ensemble de députés mécontents, représentants d’un peuple mécontent, qui a le pouvoir de destituer le président et qui ne le fait pas. A l’Europe également, presque tout le monde trouvant que Von-der-Leyen gère de manière autoritaire, qu’elle a pondu trop de normes, trop de taxes, qu’elle nous roule, pour le Covid, pour les énergies vertes, qu’elle détruit nos industries avec l’abandon du moteur thermique, ou la fin de l’énergie russe et pourtant, elle reste, alors que les députés peuvent la débarquer quand ils le veulent.

Et par là-dessus, on note des taux d’abstention records, là où traditionnellement, le maire, cet élu de proximité plébiscité par les Français, suscitait des élans de participation. On peut aussi y voir un certain nombre de raisons déjà entendues : « Par qui le remplacer ? », « Lui ou un autre, ce sera pareil », « On sait ce qu’on perd mais pas ce qu’on retrouve » et ainsi de suite… Propos teintés de fatalisme et de lassitude, et carrément de déprime collective, non pas sans raison, puisque depuis plus de trois décennies, l’action politique s’est résumée à inventer des motifs de faire accepter aux Français leur propre ruine à petit feu. Non seulement leur ruine, mais leur insécurité, la perte de leurs services publics, avec toujours les mêmes mots : « moderniser » signifiant supprimer, « enrichissement culturel », signifiant violence et insécurité, « Carbone et pollution », signifiant taxer et priver. Il en résulte en genre de syndrome du poulet de batterie, celui à qui on ouvre la porte de son enfer et qui pour autant ne sort pas, qui préfère la « connaissance » de son enfer à l’ignorance de l’ailleurs. Qui se demande, à force de gratter, s’il sait toujours voler.

Et les médias sont rompus à vous faire avoir peur de l’ailleurs, le vote de droite et particulièrement d’extrême droite, avec qui ce sera forcément « pire », même si à l’usage, dans les villes gérées par ce que la presse appelle l’extrême droite, il ne se passe rien de spécial, si ce n’est une bonne gestion, qui fait que les maires RN sont plutôt bien réélus. A Vierzon, fief ouvrier communiste historique, ou à la Flèche, où des candidats RN ont été élus, la presse jette déjà les anathèmes, avant même que ces maires aient commencé à gérer. Cette presse qui programme depuis des décennies les gens à détester le RN, alors qu’il représente la première force politique du pays avec qui « il ne faut pas discuter ». On n’en vient à « ne pas discuter », avec un tiers du pays. Comme si les gens du RN étaient fondamentalement différents des autres. C’est aussi ce matraquage idéologique qui contribue à l’atonie des électeurs, à leur désintérêt de la chose politique au premier sens du terme : gérer la cité. Il ne se passe rien de fondamentalement différent entre une cité gérée par le PC et une autre par le RN, les poubelles sont ramassées et les trottoirs refaits. L’action se situe à la marge, avec des « gratuités » à gauche, qui consistent à faire payer un peu plus ceux qui le peuvent pour que ceux qui ne payent déjà pas grand-chose, payent encore moins. Ou, encore à gauche, faire accepter par le verbiage une forme de tolérance à la délinquance. Est-ce bien sain ? Egalement, la droite nationale subventionne moins, ou pas du tout, cette pseudo-culture qui n’intéresse personne. A Nice, Ciotti n’a encore rien décidé mais déjà cette pseudo-culture se précipitait devant la mairie pour protester. On ne voit pas en quoi les gens qui s’intéressent à la culture s’y intéresseraient moins sous prétexte que la ville est passée à droite ? Elle va proposer une « culture de droite » ? Parce que la gauche ne proposerait pas une culture de gauche ?

Non, la vraie haine a été visible et elle ne vient pas du RN. Elle vient des villes communautaires, où il a fallu faire escorter un maire sortant, où les insultes et les menaces ont volé bas, où une posture communautaire haineuse s’est clairement faite entendre, attisée par un Mélenchon qui parle de « blancs moches » en toute impunité, agitant son vote purement communautaire comme une arme pour faire et défaire des élections et signant ce qui semble devenu l’unique combat des LFIstes : la promotion de l’islam politique.

Tout cela pour dire que ces municipales se sont largement jouées en dehors des citoyens, désormais plus préoccupés de leur survie financière, mais aussi physique, pour eux et leurs enfants, dans ces grandes villes où la délinquance et la paupérisation sont devenues plus ou moins hors de contrôle. Cette désaffection n’est pas spécialement surprenante, dans une société en déprime et insécurité collective, même si de temps en temps, un candidat vraiment en phase avec sa population a su susciter de l’espoir.

https://rassemblementdupeuplefrancaiscom.wordpress.com/2026/03/24/cette-france-deprimee-qui-ne-va-plus-voter/

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