
Selon Alexis Brézet dans Le Figaro l’étiquette LFI a eu sur les électeurs l’effet d’un repoussoir : les Français qui refusent la violence politique, la jalousie sociale et la haine antisémite ont fait « barrage » aux amis de Jean-Luc Mélenchon.
Dans ces vingt-six villes où les candidats de la gauche, contre toute morale et contre tous leurs engagements, avaient choisi de pactiser avec les Insoumis de Jean-Luc Mélenchon, les résultats sont tombés comme autant de bulletins de défaite. Poitiers et Besançon, villes vertes, passent à droite. Brest et Clermont-Ferrand, villes roses, aussi. Limoges ne sera pas conquise. Avignon non plus. À Tulle, le maire sortant socialiste, à qui François Hollande, sans la moindre vergogne, avait conseillé « l’union, l’union, l’union » avec LFI, mord la poussière. Et Toulouse, ce symbole de tous les symboles, que Jean-Luc Mélenchon rêvait d’accrocher à son totem, lui a échappé. Il n’y a qu’à Grenoble, à Nantes et peut-être à Lyon que « l’alliance de la honte » a fonctionné, au profit des sortants.
- Emmanuel Grégoire garde la capitale dans le giron du PS, grâce à une large victoire face à Rachida Dati, malgré la présence au second tour de l’Insoumise Sophia Chikirou, à qui l’ancien premier adjoint d’Anne Hidalgo avait refusé la fusion.
- Le Marseillais Benoît Payan conserve son siège face au RN Franck Allisio, sans fusion avec LFI, Sébastien Delogu ayant finalement décidé de se retirer avant le second tour pour battre l’extrême droite.
- A Rennes, la sortante Nathalie Appéré est réélue, sans accord avec LFI.
- Le Lillois Arnaud Deslandes s’impose face aux Insoumis mais avec les écologistes.
- Idem à Montpellier, avec Michaël Delafosse, ou à Rouen avec Nicolas Mayer-Rossignol, deux maires PS opposés aux rapprochements avec les Insoumis.
- Les candidats socialistes à Amiens et Saint-Etienne qui prennent des villes à la droite, se sont passés d’accord avec LFI.
A l’inverse, les maires socialistes qui se sont alliés avec les Insoumis ont souvent perdu leur pari :
- à Clermont-Ferrand, où le PS, qui contrôlait la ville, perd son bastion. Le maire sortant, Olivier Bianchi, avait fait cause commune avec LFI, et est battu par la droite.
- Idem à Avignon, où le socialiste David Fournier perd.
- A Brest, François Cuillandre, qui s’était allié aux Insoumis est balayé.
- Bernard Combes a perdu à Tulle.
- A Toulouse, le député LFI François Piquemal, rejoint par les socialistes, perd son duel face à la droite du sortant Jean-Luc Moudenc
- A Limoges, le député LFI Damien Maudet, allié au PS, rate face au candidat LR.
En revanche la socialiste Johanna Rolland est réélue à Nantes après avoir fusionné avec les Insoumis, mais la droite réalise un gros score.
Après leur victoire à Saint-Denis au premier tour, les Insoumis s’imposent à Roubaix, à La Courneuve, à Vénissieux, à Creil (Oise) et au Tampon, à la Réunion.
Côté Ecologistes, la déroute est presque totale. A Poitiers, Besançon, et surtout Strasbourg, les Verts, alliés aux Insoumis, perdent des fiefs gagnés en 2020.
A Bordeaux, Pierre Hurmic, qui avait refusé les fusions, est lui aussi battu.
Seuls Grégory Doucet et Emmanuel Denis, qui avaient fusionné avec les listes insoumises, conservent leur poste à Lyon et Tours.
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