Quand on regarde le résultat des élections du premier tour à Toulouse, les choses paraissent pliées. Moudenc, maire Macron-LR, fait 37 %, le LFI Piquemal 27 %, le socialo Briançon 25 %. Les gauchos font 2 %. Autrement dit, c’est foutu, mais…
En 2001, Douste-Blazy devait succéder à Baudis. Au premier tour, l’ensemble de la gauche fait 50 %, et Douste fait 41 %. Les socialistes, derrière un mec plutôt effacé, François Simon, font 27 %, et le groupe Zebda, en vogue à l’époque, fait 12 %. Les écolos font 6 %. Tout ce beau monde fusionne, et au 2e tour, on ne voit que Zebda dans les rues. Résultat, dans un réflexe de défense identitaire, les Toulousains comprennent qu’avec la gauche, Toulouse appartiendra aux Arabes. Et le 2e tour, cela se termine par 54 pour Douste et 46 pour la gauche. Bien sûr, les racailles cassent un peu dès l’annonce du résultat, mais ils perdent.
Je ne sais pas pourquoi, mais je sens qu’un phénomène identique peut se dérouler ce dimanche soir. Je ne suis pas certain que nombre de Toulousains de gauche ne préfèrent pas Moudenc à Piquemal, et que la perspective de voir Airbus se barrer et les racailles du Mirail faire la loi à Toulouse ne provoque pas un basculement spectaculaire à Toulouse, comme il y a 25 ans.
D’autant que 350 personnalités toulousaines, dont de nombreuses vieilles gloire de rugby, mais aussi des chefs d’entreprise et des médecins, ont appelé à voter Moudenc, pour conserver l’identité de la Ville.
On verra dimanche… En attendant, mauvais plan pour Piquemal. Cet idiot de lèche-babouches a cru bon d’aller rendre hommage aux victimes de Mohamed Merah. Chose étonnante, alors que d’habitude, ces moments sont respectés, cette fois, devant l’indécence de sa présence, ce fut une véritable bronca spontanée qui a jailli du public.
Et Piquemal, minable, a regagné sa place en montrant ce qu’il était : un gringalet sans prestance, indigne d’occuper le poste de maire de la cinquième ville de France. Comme en plus les Toulousains ne sont pas idiots et connaissent les positions hostiles à l’aviation des LFI, il serait étonnant qu’ils donnent la mairie à un fou furieux capable de mettre en danger 85.000 emplois générés par la Ville.
Et comme ils se sont renseignés aussi, ils savent que ce professeur d’histoire géographie qui, comme son copain Présumey, a passé sa vie en vacation syndicale, a longtemps milité au Mrap et réclamé la réquisition des logements inoccupés, même quand ce sont des appartements appartenant à des personnes modestes qui le gardent pour compléter leur retraite et leurs revenus.
Et comme pour complaire aux musulmans du Mirail, il a commencé par monter sur la flottille de Gaza, puis brandi un drapeau palestinien devant le Capitole, et fini par demander la fin du jumelage avec Tel Aviv, cela fait vraiment beaucoup, pour un prétendant à la mairie. Rien d’étonnant, même s’il gémit au coup monté des amis de Moudenc, qu’il se soit pris une belle bronca ce jeudi matin.
Avec Piquemal, les Arabes du Mirail vont faire la loi, les emplois d’Airbus vont partir, les appartements des particuliers vont être confisqués et les Juifs se trouver en danger, il est donc fort possible que les Toulousains de gauche qui réfléchissent se disent que, finalement, ce bon vieux Moudenc est moins inquiétant que le commissaire politique lécheur de babouches LFI, et qu’ils voteront pour lui comme ils avaient voté Douste en 2001.
Joël Locin
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