
Quel qu’en soit le vainqueur, le scrutin de dimanche à Marseille aura valeur de test national, pour les patriotes de France et de Navarre. D’abord parce que Marseille est la deuxième ville de France – ce n’est pas rien. Mais aussi parce qu’elle est le laboratoire des promoteurs de l’immigration dans notre pays. Aucune ville de France n’a été à ce point confrontée à la vague submersive de l’immigration. Aucune n’a été à ce point victime de cette rupture inédite dans l’histoire du pays. Aucune n’en a à ce point subi les effets délétères, dans l’insécurité ou le trafic de drogue, au point que les règlements de comptes liés au narcotrafic ont frôlé les 50 morts, en 2023. Ce n’est pas tout.
Gifle
Marseille aura avant tout valeur de test national parce que la ville a été prise en grande pompe comme témoin éprouvette par le Président Emmanuel Macron. Macron s’est rendu à de multiple reprise à Marseille, à chaque fois accompagné des flonflons de la campagne ou des attributs du pouvoir. À chaque fois, surtout, il a dressé, au-dessus des débats sur l’insécurité folle et la ruine de sa politique migratoire, le chéquier de la nation. Il a voulu faire de Marseille une démonstration anti-RN. Dans ce contexte, les résultats du premier tour retentissent comme une gifle magistrale.
Il faut revenir sur les efforts présidentiels… Le 16 décembre 2025, Macron était encore une fois dans la ville pour juger de l’avancement du plan « Marseille en grand », présenté en grande pompe en 2021. À quelques jours de Noël 2025, le communiqué de l’Élysée était très clair : « Le chef de l’État a voulu faire de Marseille un laboratoire de nouvelles politiques publiques menées sur sept priorités : sécurité, social, sanitaire, éducation, emploi, culture et transports, pour changer la vie des Marseillais. » En 2021, le Président n’était pas venu les mains vides. Le plan Marseille en grand s’accompagnait de cinq milliards d’euros de concours financiers apportés par l’État. Cinq milliards appelés à drainer quinze milliards d’investissements induits sur Marseille et sa métropole. L’état macroniste impécunieux et endetté comme jamais dans l’Histoire de la Ve République arrosait Marseille d’argent public sans compter. Ce n’est pas tout. Le père Noël Macron a aussi arrosé les quartiers, bien sûr. Et les écoles, dans « la seule ville de France où l’État construit des écoles », dixit l’Élysée. Marseille « a bénéficié des résultats du plan écoles, qui a déjà permis d’engager un travail pour réhabiliter et reconstruire 40 % du parc scolaire de la ville, pour offrir à chaque enfant les mêmes chances de réussite », plastronnait l’Élysée, fin 2025. Sans parler des renforts de police, évoqués dans le débat Payan-Allisio. Une pluie d’argent.
Résultat : le candidat RN talonne Payan avec des chances de l’emporter dimanche. Ce qui semblait impensable voilà dix ans – la bascule de Marseille vers une liste patriote – n’est pas impossible. Comme quoi, l’argent de l’Etat ne fait pas tout. Le macronisme n’a rien de magique. Le bon sens n’est jamais mort. Et la France n’est pas appelée à devenir un Roubaix géant. Dimanche soir, l’espoir élira domicile à Marseille ! Et à Nice, à Toulon et ailleurs.
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