Rennes. Des antifas interpellés après des chants visant la mémoire d’Arnaud Beltrame

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Une manifestation organisée à Rennes le 7 mars contre la démolition d’un bâtiment associatif a dégénéré, donnant lieu à plusieurs interpellations parmi des militants se réclamant de la mouvance « antifasciste ». Quatre individus ont été arrêtés, notamment pour apologie du terrorisme, après des dégradations et des chants visant la mémoire du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, mort lors de l’attentat islamiste de Trèbes en 2018.

Selon le JDD, le rassemblement se voulait au départ « bon enfant » et de nombreuses familles étaient présentes. Mais la situation s’est rapidement tendue. Du mobilier urbain a été tagué et un supermarché a été pillé au cours de la manifestation.

Un chant visant la mémoire d’Arnaud Beltrame

D’après le JDD, citant Valeurs actuelles et des sources policières, plusieurs militants antifas ont entonné : « On n’entend plus chanter Arnaud Beltrame ».

Le lieutenant-colonel de gendarmerie avait été tué le 24 mars 2018 à Trèbes, dans l’Aude, après avoir volontairement pris la place d’une otage lors d’une attaque djihadiste contre un supermarché. Son geste avait suscité une vive émotion nationale et lui avait valu d’être salué comme un héros par les autorités françaises.

Ce slogan visant la mémoire de l’officier figure parmi les éléments ayant conduit à des poursuites. La même source indique que quatre militants ont été interpellés pour des faits de « vol en réunion, port d’arme, apologie du terrorisme et outrage ».

Quatre gardes à vue après les violences

Selon le journaliste de Valeurs actuelles Amaury Brelet, les personnes placées en garde à vue sont Basile G. (22 ans), Lucas L. (28 ans), Antoine L. (23 ans) et Henri R. (21 ans). L’un d’eux a été interpellé dans son véhicule, où les forces de l’ordre ont découvert un couteau.

Au-delà des dégradations et du pillage signalés lors de cette manifestation, l’affaire illustre la radicalité d’une partie de la mouvance antifa, dont certaines actions donnent désormais lieu à des poursuites pour des infractions graves, dont l’apologie du terrorisme.

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