Ce monarque républicain est prêt à brader la dissuasion nucléaire sachant que la décision ultime d’engagement de l’arme atomique reste la responsabilité exclusive et solitaire du président français. La fantasmatique « petite valise avec le bouton rouge ». C’est encore une des « beautés » de cette 5eme république agonisante qui va enterrer la perte de l’exception française voulue par le général de Gaulle… Par ailleurs, son copain délinquant Sarkozy pendant sa présidence, est intervenu pour une révision constitutionnelle d’ampleur, conduisant notamment à la suppression de la qualification de « haute trahison » applicable au chef de l’État, notion jugée imprécise et désuète. Elle fut remplacée par une formulation nouvelle, selon laquelle le président de la République ne peut désormais être destitué qu’en cas de « manquement à ses devoirs manifestement incompatibles avec l’exercice de son mandat ». Ce qui avouons-le pour Macron est un fait probant depuis ces huit dernières années. Cependant, avec une telle « opposition » de connivence à l’assemblée, il pourra squatter l’Élysée comme il le souhaite, en lançant bravache : « Jusqu’à la dernière minute de mon mandat », et donc, saborder le paquebot France jusqu’à la quille !
Le discours de l’île Longue. Avec son sens de la mise en scène, certainement appris au lycée par sa professeure de français ? Lundi 2 mars 2026, campé devant un sous-marin nucléaire lanceur d’engin à l’Île Longue de Crozon, notre « chef guerrier » a tancé que « l’Europe, reprend sa destinée en main ». Sonnez buccins et trompettes, hissez les pavois, souquez-les Artimuses ! Il a pendant 45 minutes monologué à son habitude sur l’augmentation d’armes nucléaires, sur une « dissuasion avancée »[i] en lien avec des pays européens. Il a entonné martialement « Pour être craints, il faut être puissants », pour justifier son augmentation du nombre de têtes nucléaires dans notre arsenal, en s’asseyant royalement sur les traités de non-prolifération.[ii] « Nous allons lancer cette année le programme de missiles stratégies hypersoniques et manœuvrant qui équipera nos avions de combat et le futur porte-avions. Notre réarmement porte donc ses fruits »,[iii] se félicite-t-il. Il associe principalement l’Allemagne à ces plans en oubliant un énorme détail : le Traité de Moscou, plus connu sous le nom de « 2 + 4 », signé le 12 septembre 1990, qui interdit d’une manière ou d’une autre pour l’Allemagne de posséder l’arme atomique.[iv] Quant aux Anglais, eux, ils ont été invités par Macron sur les sites de la dissuasion atomique française où ils ont tout vu, sans bien sûr rendre la pareille. De par ces actions, le président Macron devrait tomber sous le coup du : « Manquement à ses devoirs manifestement incompatibles avec l’exercice de son mandat », à se demander ce que font les leaders de l’opposition ? Excepté François Asselineau qui depuis des années demande à ce que les députés engagent une action de destitution contre lui ; il est certain qu’il pourra continuer de dormir sur ses deux oreilles décollées à l’Élysée. Afin de faire bonne mesure, lui qui a fait plonger la France dans un surendettement de +2 000 milliards, il y a passé commande d’un nouvel porte avion et d’un autre sous-marin nucléaire. En quittant Crozon, Manu aurait dû balancer : « Chers Contribuables, tout ça me fait une belle jambe et au diable les varices ! »
Qu’est-ce que la dissuasion nucléaire française ? « Protéger la France de toute agression d’origine étatique visant ses intérêts vitaux, d’où qu’elle vienne et quelle qu’en soit la forme, nucléaire ou pas […] ; peser en amont sur les calculs et les décisions d’un adversaire étatique en faisant redouter à l’agresseur potentiel des dommages absolument inacceptables ». C’est ainsi que la Revue nationale stratégique[v] résume la dissuasion nucléaire. Pour faire simple, « Ne m’attaque pas, ou sinon, ma réplique te sera fatale. » Cette dissuasion repose sur deux composantes complémentaires. Celle océanique s’appuyant sur 4 unités armées de missiles balistiques et sa capacité à maintenir en continu au moins un sous-marin en patrouille, afin de garantir une riposte possible en toutes circonstances. La composante aéroportée repose sur les forces aériennes stratégiques, avec des avions capables d’emporter un missile nucléaire. L’ensemble vise à rendre toute agression contre les intérêts vitaux de la France trop coûteuse, en combinant invulnérabilité, crédibilité et diversité des moyens. En 1958, dans le contexte de la Guerre froide, le général de Gaulle officialisa le programme nucléaire militaire français, avant que le programme d’essais nucléaires ne débute en février 1960. Ainsi, tous les gouvernements de la Ve République assumeront ensuite la possession d’une dissuasion nucléaire « indépendante et souveraine ». Enfin, depuis la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne en 2020, la France est désormais le seul État de l’UE à posséder une telle force dissuasive.
Nous devons encore à Sarkozy le retour de la France au sein de l’Otan en avril 2009.[vi] En 2026, son successeur Macron, a confirmé l’allégeance de notre pays à l’organisation Atlantic à propos de cette « dissuasion avancée » qui concernerait actuellement huit pays qui ont déjà accepté de se joindre : l’Allemagne, la Pologne, les Pays-Bas, la Belgique, la Grèce, la Suède et le Danemark, il faut y ajouter le Royaume-Uni, non-membre de l’Union. Macron a tenu à préciser que cet effort était complémentaire de celui de l’Otan : « Le travail avec les partenaires européens s’est fait en pleine transparence avec les États-Unis et en coordination étroite avec le Royaume-Uni », ce qui de facto livre tout le système de dissuasion français pieds et poings liés à ces deux puissances, qui ont pour doctrine le contrôle total de leurs « alliés » … Pour preuve ? Voir, ces jours derniers et l’envoi du porte-avions Charles de Gaulle en méditerranée… Pour résumer ce qu’il se passe, citons Henry Kissinger, l’ancien secrétaire d’État américain : « Être un ennemi de l’Amérique peut être dangereux, mais être son allié est fatal. »
Macron « l’homme du « En Même Temps » ». En France,[vii] chaque ouverture vers une « défense européenne » ou une concertation accrue avec l’Allemagne sur les questions de sécurité est dénonciable. Ses propositions récentes (mars 2026) visant à impliquer les Européens dans la réflexion stratégique sur la dissuasion nucléaire françaises, sont interprétées pour beaucoup comme un prélude à un partage du veto à l’ONU, bien qu’il l’ait explicitement nié. À l’international, la position de Macron est jugée par certains experts et diplomates comme étant paradoxale : le « Veto du Veto ».[viii] Le président propose d’encadrer l’usage du veto en cas d’atrocités de masse, mais refuse de toucher au statut de membre permanent.[ix] C’est donc une manière de préserver les privilèges tout en se donnant une image de grand réformateur. Il défend aussi une réforme jugée irréaliste : en soutenant l’entrée de nouveaux membres permanents comme l’Allemagne, l’Inde, le Brésil, le Japon et l’Afrique, Macron est critiqué pour porter un projet qui n’a quasiment aucune chance d’aboutir sans l’accord de la Chine, de la Russie ou des États-Unis, ce qui rend sa position purement symbolique et superfétatoire. Enfin, tandis que Macron prône une Europe plus forte, il refuse catégoriquement l’idée d’un siège unique européen réclamé par les fédéralistes, créant ainsi des tensions entre ses belles promesses européennes et ses intérêts nationaux.[x] Pour être clair, les critiques envers Emmanuel Macron sur ces sujets se concentrent sur deux axes opposés : l’accusation de braderie de la souveraineté en France et celle d’hypocrisie diplomatique à l’international…
Cet homme-là est dans la logique du funambule. Accrochez-vous ! Ce qui est vu comme de l’indécision est, pour lui, un exercice d’équilibriste permanent. Il ne choisit pas entre A et B, mais essaie de créer un « C » qui neutralisera les deux. Pour celui qui veut trancher, c’est de la folie ; mais pour lui, c’est de l’agilité, bonne pour son image.
Comment conclure afin de situer cet « esprit complexe » ? Nous pouvons affirmer que Macron a dévoyé « l’en même temps » pour en faire un « Mais… Permanent » qui finit par annuler… La proposition initiale.
Georges ZETER/ mars 2026
Vidéo : Ridicule Macron « Et En Même Temps »
Merci au site « Toute l’Europe », qui a fourni des informations pour cet article : « Dissuasion nucléaire : quelle doctrine française ? »
[i]https://www.youtube.com/watch?v=YHwpfSAgaio# : :text=En%20quoi%20consiste%20la%20%22dissuasion,national%20de%20la%20d%C3%A9cision%20nucl%C3%A9aire.
[iii] https://www.tf1info.fr/international/direct-video-dissuasion-nucleaire-de-la-france-suivez-le-discours-d-emmanuel-macron-sur-lci-2427777.html
[vi]https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9int%C3%A9gration_de_la_France_dans_le_commandement_int%C3%A9gr%C3%A9_de_l%27OTAN
[vii] https://information.tv5monde.com/france/macron-presente-une-evolution-majeure-de-la-dissuasion-nucleaire-ouverte-sur-leurope-2811876
[viii]https://www.franceinfo.fr/monde/onu/nations-unies-emmanuel-macron-appelle-a-limiter-le-droit-de-veto-au-conseil-de-securite-en-cas-de-crimes-de-masse_6801649.html

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