
Un rapport récent du Cerema remet en doute l’efficacité des radars automatiques modernisés en France en matière de contribution à la baisse de la mortalité routière, surtout sur les routes départementales. On sait depuis un bail que déjà, l’arrivée des radars automatiques ne s’est traduite par aucune inflexion spéciale dans la baisse de la courbe des morts sur la route. Une mortalité parmi les plus faibles puisque dorénavant elle est noyée dans les statistiques, avec les morts au domicile et les accidents en général. Le chiffre n’étant plus suffisamment significatif pour justifier la répression routière outrancière, qui a surtout pour objectif de rapporter de l’argent.
Entre 2017 et 2023, les radars automatiques auraient contribué à une baisse moyenne annuelle de seulement 1 à 2 % de la mortalité routière. On en reste dubitatif par rapport au coût des installations et de la gestion des factures. Alors de 60 % des décès en France ont lieu sur les routes départementales, où ces radars sont très présents. L’affaire rapporte tout de même 300 millions d’Euros par an, on comprend donc mieux la profusion de voitures radars privées et les multiples systèmes de facturation par vidéo en ville, qui profitent à l’État, mais aussi et surtout à des entreprises privées avec des actionnaires, lesquels empochent chaque année, de juteux bénéfices.
On sait depuis les années 1970 que les facteurs principaux de réduction de la mortalité routière, sont le bon état du réseau, en baisse, la qualité des véhicules, les actions de prévention et quand même, la répression des comportements les plus dangereux par l’interception. Or les radars facturent essentiellement de petits, voire très petits excès de vitesse. Cela va bien dans le sens de ce que préconise le RPF en la matière : Retour à un contrôle technique centré sur les seuls éléments de sécurité mécaniques, fin des concessions privées pour les autoroutes, les ouvrages d’art, la gestion des PV, ferroutage obligatoire des camions qui ne font que traverser la France, en direction de l’Italie et de l’Espagne, moratoire sur les installations de radars, retour au 90 km/h, possibilité de fabrication de voitures traditionnelles simples, de petites séries, par des constructeurs nationaux. La voiture, expression d’une forme d’indépendance et de loisirs pour les foyers, doit redevenir la base du déplacement et plus, comme c’est le cas actuellement, un objet de luxe assorti de taxes et de normes sans fin.
https://rassemblementdupeuplefrancaiscom.wordpress.com/2026/03/05/en-finir-avec-les-radars-routiers/
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