
« Le succès de l’enseignement privé est insupportable à la gauche »
Son colistier David Belliard a été plus explicite encore, accusant l’établissement « de laisser les enfants dans un environnement sexiste et homophobe » et en concluant qu’il fallait lui couper toute subvention de la ville. De la guerre en silence, la gauche est passée à la guerre à visage découvert. Le masque est tombé, et ce qu’il révèle n’a pas changé d’un millimètre depuis 1984 : l’école libre dérange, il faut donc l’asphyxier. Oui, le succès de l’enseignement privé est insupportable à la gauche, parce qu’il lui renvoie, de manière brutale et incontestable, le spectacle de tous ses échecs. Entre 2020 et 2024, la part des élèves entrant en sixième dans le privé est passée de 35 % à 38,5 %. Ce n’est pas un caprice de bourgeois. C’est un vote avec les pieds, celui de parents qui ne font plus confiance à l’école publique que la gauche a laissée sombrer. Plutôt que de se remettre en question, elle préfère s’en prendre à ceux qui réussissent là où elle échoue. C’est toute la logique du socialisme : quand le thermomètre affiche une température embarrassante, on casse le thermomètre. Et j’ose poser une autre question : parmi les élus qui attaquent Stanislas aujourd’hui, combien ont scolarisé leurs propres enfants dans le privé ? Car comme tous les autres parents, chacun cherche le meilleur pour ses enfants.
Et dans son opposition à l’école privée, la mairie de Paris ne s’en est pas tenue aux mots. Elle bloque les subventions, elle empêche des projets d’extension des établissements privés en imposant la règle absurde du « pastillage » qui oblige même des écoles à inclure des logements sociaux dans leurs projets de réhabilitation ou d’agrandissement. Elle refuse de leur vendre des locaux municipaux vacants pour empêcher toute croissance. Elle discrimine leurs élèves dans l’accès aux gymnases et aux piscines de la ville. L’arsenal est complet. La méthode est implacable. Et personne, dans cette mairie, n’en éprouve le moindre scrupule.
« Une mère qui choisit l’école de son enfant n’a pas de comptes à rendre à Anne Hidalgo »
La liberté d’instruction est une liberté fondamentale. Une mère qui choisit l’école de son enfant n’a pas de comptes à rendre à Anne Hidalgo. Ces quarante ans de guerre idéologique contre les familles parisiennes doivent cesser, et c’est exactement ce que je ferai. Voici mon plan.
Premièrement, je remplirai sans délai toutes les obligations légales de la ville envers les établissements privés sous contrat. Le forfait d’externat sera versé intégralement, dans les temps, à chaque établissement qui y a droit. La loi Debré de 1959 est claire : c’est une obligation, pas une faveur. Chaque élève scolarisé dans le privé sous contrat coûte deux fois moins cher à la collectivité qu’un élève dans le public. La guerre contre l’école privée est aussi une guerre contre le bon sens budgétaire, et j’y mettrai fin.
Deuxièmement, je supprimerai le système du « pastillage » et toutes les entraves administratives qui empêchent les établissements privés de s’agrandir ou de se rénover. L’école libre a le droit de grandir quand les familles le demandent. On nous parle de mixité sociale, mais la mixité ne se décrète pas en punissant les écoles qui fonctionnent.
Troisièmement, je permettrai l’ouverture de nouvelles antennes d’établissements privés dans tous les arrondissements, y compris en vendant des locaux municipaux vacants. La ville possède plus de deux millions de mètres carrés de bâtiments publics : je préfère les voir accueillir des élèves plutôt que des fonctionnaires supplémentaires. Paris ne pourrait de toute façon pas fonctionner sans ses écoles privées. Rien que dans l’enseignement catholique primaire, près de 30.000 enfants sont scolarisés dans des établissements que la ville serait incapable d’absorber.
Quatrièmement, j’assurerai une stricte équité dans l’accès aux équipements sportifs municipaux. Un enfant est un enfant, qu’il soit scolarisé à Stanislas ou dans un collège du XIXe arrondissement. Les gymnases, les piscines, les stades de la ville sont financés par tous les contribuables parisiens. Leurs enfants doivent y avoir accès, sans exception. Leurs familles paient les mêmes impôts que tout le monde, sans bénéficier ni de la cantine publique ni du périscolaire public. La mairie prend leur argent et leur tourne le dos.
Monsieur Brossat parle d’assistanat. Moi, je parle de justice pour les familles parisiennes. C’est ça, une ville heureuse.
Sarah Knafo, candidate à la mairie de Paris – www.unevilleheureuse.fr
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